SPÉCIAL JEUNES ENTRAÎNEURS - Artus de Boisbrunet : « Ces pistes ont révélé de grands gagnants »

Courses / 15.12.2018

SPÉCIAL JEUNES ENTRAÎNEURS - Artus de Boisbrunet : « Ces pistes ont révélé de grands gagnants »

SPÉCIAL JEUNES ENTRAÎNEURS

Artus de Boisbrunet : « Ces pistes ont révélé de grands gagnants »

Artus de Boisbrunet, petit frère d’Augustin de Boisbrunet a obtenu sa licence d’entraîneur public et est installé dans l’Ouest depuis le mois de mars 2018. Ancien gentleman-rider et assistant chez Guillaume Macaire, il marche dans les pas de son frère et nous explique son parcours.

Jour de Galop. - Quel a été votre parcours avant de vous être installé ?

Artus de Boisbrunet. - J’ai toujours baigné dans le milieu des courses grâce à ma famille. Mon père est propriétaire et éleveur et mon frère entraîneur. J’ai suivi le même cursus que lui. J’ai arrêté l’école à 18 ans. J’ai monté à cheval en tant que gentleman-rider pendant quatre ans. Suite à cela, j’ai travaillé chez Mickaël Seror et chez mon frère [Augustin de Boisbrunet, ndlr]. J’ai aussi été assistant chez Guillaume Macaire où je montais en course en parallèle. Je suis passé professionnel chez Guillaume Macaire, car je n’avais plus le droit de monter en tant que gentleman. Après cette expérience, j’ai aussi collaboré avec Donatien de Beauregard. Les courses, c’est vraiment une passion. J’ai eu la chance d’être jockey pendant un temps, cela a été un passage avant de devenir entraîneur.

Où êtes-vous installé ?

Je suis installé depuis le 1er mars et jusqu’à il y a dix jours, j’étais dans les écuries de Marc Montfort à La Flèche. Aujourd’hui, je suis à L’Arsangerie. Dans les anciennes écuries d’Étienne Leenders, jouxtant l’hippodrome de Durtal. J’ai cinq chevaux, mais j’ai réduit l’effectif pour l’hiver. Évidemment, j’aimerais beaucoup que l’écurie s’agrandisse dès l’année prochaine. Je ne dirais pas non à de nouvelles propositions pour entraîner des chevaux de nouveaux propriétaires.

Pourquoi avoir choisi de vous installer à l’Arsangerie plutôt qu’ailleurs ?

Simplement parce que ses pistes ont révélé de grands gagnants. Étienne Leenders en est la preuve, puisqu’il y était installé. Les pistes ici sont bonnes. De plus, j’ai un plus grand cap de développement ici qu’ailleurs.

Selon vous, quel est l’aspect le plus difficile de votre métier ?

Ce que j’aime le moins c’est l’aspect chef d’entreprise. Il faut savoir gérer les inconvénients, le côté social et administratif. C’est vraiment quelque chose que j’apprécie moyennement, mais il le faut.

Et l’aspect le plus plaisant ?

Sans hésiter, la relation avec l’animal, mais aussi la relation humaine avec le propriétaire. Je préfère avoir cinq propriétaires et leur faire découvrir l’entraînement, qu’ils soient intéressés par leurs chevaux, qu’ils les aiment et viennent les voir à l’écurie et sur les pistes.

Comment imaginez-vous les courses dans dix ans ?

C’est très flou pour moi. Je pense que l’avenir des courses est complètement lié à l’avenir de la société au sens large. L’un ne va pas sans l’autre. Aujourd’hui, j’ai la tête dans le guidon, j’essaye de gérer mon écurie avant tout et comme pour beaucoup, l’avenir de la filière hippique vient ensuite. Je pense que ceux qui ne seraient rien sans les courses devraient y réfléchir. Pour moi, la voie à suivre est celle d’Equistratis.