SPÉCIAL JEUNES ENTRAÎNEURS - Étienne d’Andigné : « J’aime le sentiment de satisfaction du travail accompli »

Courses / 15.12.2018

SPÉCIAL JEUNES ENTRAÎNEURS - Étienne d’Andigné : « J’aime le sentiment de satisfaction du travail accompli »

SPÉCIAL JEUNES ENTRAÎNEURS

Étienne d’Andigné : « J’aime le sentiment de satisfaction du travail accompli »

Étienne d’Andigné est le frère d’Olivier d’Andigné, jeune jockey chez Arnaud Chaillé-Chaillé. Âgé de 24 ans, il a décroché sa licence d’entraîneur public au début de l’année 2018. Installé depuis le mois de mai près de Durtal, il a été gentleman-rider pendant ses études. Sparkie (King’s Best) est son premier partant. Il a d’ailleurs conclu troisième sur le cross de Saumur fin octobre.

Jour de Galop. - Quel a été votre parcours avant de vous être installé ?

Étienne d’Andigné. - J’ai fait un bac S puis un BTS en comptabilité et gestion agricole. Une fois mon BTS en poche, je suis allé chez Donatien de Beauregard pendant un peu plus d’un an. J’ai participé à la vie de son écurie. Ensuite je suis allé travailler une saison chez Willie Mullins en Irlande. C’était une expérience vraiment très enrichissante. De retour en France, j’ai travaillé chez Adrien Lacombe et puis plusieurs mois dans l’écurie de Guillaume Macaire, pour voir comment s’organise l’une des meilleures écuries d’obstacle en France.

Où êtes-vous installé ?

Je suis basé dans les installations d’Isabelle Monnier, à Montigné-lès-Rairies, c’est-à-dire à quelques kilomètres de Durtal. J’ai huit chevaux à l’entraînement, aussi bien en obstacle qu’en plat. Des 3ans qui vont vers 4ans et quelques vieux chevaux. J’aimerais à terme en avoir une quinzaine. Les propriétaires qui me soutiennent dans cette nouvelle aventure, je les connais par expérience et d’autres me font simplement confiance.

Pourquoi avoir choisi de vous installer à Durtal plutôt qu’ailleurs ?

Je suis installé ici, car je ne voulais pas d’un centre d’entraînement public. Ici, je travaille comme j’en ai envie. Je suis seul. Enfin, je partage l’endroit avec une dizaine d’autres entraîneurs, mais la plupart du temps je me retrouve seul avec mes chevaux sur les pistes. Le sol est naturel, c’était aussi un élément qui a pesé dans mon choix.

Selon vous, quel est l’aspect le plus difficile de votre métier ?

Je n’aime pas tellement tout ce qui est de l’ordre de l’administratif et pourtant j’ai fait des études de gestion, mais j’ai dû me rendre à l’évidence, ce n’est pas fait pour moi. Et puis, notre métier dans son ensemble n’est pas facile tous les jours, mais on le sait dès le début. Seulement, on s’en rend vraiment compte une fois lancé.

Et l’aspect le plus plaisant ?

J’adore me lever le matin pour entraîner mes chevaux. J’aime voir la progression de chacun, c’est le sentiment de satisfaction du travail accompli. J’apprécie aussi particulièrement de former et de dresser les jeunes chevaux.

Comment imaginez-vous les courses dans dix ans ?

Je reste positif. Je pense que si tous les socio-professionnels font des concessions, alors on peut continuer à espérer un bon avenir pour les courses. Dans tous les cas, cela nous permettrait de nous réveiller avant d’être vraiment au pied du mur. J’écoutais une intervention d’Equistratis justement, et je pense que les dirigeants de notre filière devraient s’inspirer de leurs idées.