132e GRAND PRIX DE PAU-BIRABEN FOIE GRAS-PRIX ANDRÉ LABARRÈRE (GR3) - Forthing II, roi de Pau

Courses / 20.01.2019

132e GRAND PRIX DE PAU-BIRABEN FOIE GRAS-PRIX ANDRÉ LABARRÈRE (GR3) - Forthing II, roi de Pau

PAU, DIMANCHE. Le Grand Prix de Pau (Gr3), 132e édition du nom, a été un condensé de toutes les émotions que peut procurer la discipline de l’obstacle. D’abord, la joie de voir du beau sport et un beau vainqueur : le champion palois Forthing (Barastraight). Le cheval de Magalen Bryant a repris son sceptre, lui qui s’était imposé dans ce Grand Steeple d’hiver en 2017, avant de dérober en 2018, à cause d’une gêne. Puis la stupeur lorsque Poly Grandchamp (Poliglote), qui allait très facilement en tête, a glissé dans l’avant-dernier tournant, sur le plat, roulant au sol. Dès lors, le rouleau compresseur Forthing a fait parler sa science de la piste et n’a plus jamais été inquiété. Depuis ses débuts chez Guy Cherel, à son arrivée chez David Cottin, en passant par les mains d’Isabelle Pacault, Forthing n’a quasiment jamais déçu à Pau. Désormais double gagnant du Grand Prix, vainqueur de la Grande Course de Haies (L), triple lauréat du Prix Renaud du Vivier (L) et gagnant du Prix Antoine de Palaminy (L), il aura encore l’occasion d’étoffer son palmarès palois dans quinze jours. Il devrait en effet courir la Grande Course de Haies.

Un premier Groupe pour David Cottin comme entraîneur. Un an et demi après son installation comme entraîneur, avec deux bases, l’une à Andigné dans l’Ouest et l’autre à Chantilly, David Cottin a décroché son premier succès de Groupe. En 2017, il n’était pas passé loin d’une telle performance grâce à D’Vina ** (Smadoun), troisième du Prix Renaud du Vivier (Gr1). Quelques semaines auparavant, Ajas (No Risk at All) avait terminé troisième du Prix Georges de Talhouët-Roy (Gr2). Cette première victoire de Groupe comme entraîneur a fait dire à David Cottin : « Comme je l’ai dit avant la course à David Powell, il vaut mieux avoir Jonathan Plouganou avec soi que contre soi. C’est vrai que Poly Grandchamp me faisait peur. C'est un cheval de qualité et j’avais l’impression qu’il contrôlait la course. Nous ne sommes jamais sereins lorsque c’est ainsi. Aujourd’hui, nous avons eu beaucoup de chance car nous aurions pu nous écraser nous aussi. Dans les courses, il faut avoir beaucoup de chance et tout s’est bien déroulé. Il a tenu bon. C’est une course où il ne faut pas traîner derrière, ni prendre de coups. Lorsque l’on a un bon sauteur, il faut faire subir la course aux autres. Pourquoi ne pas courir la Grande Course de Haies ? » Dans quinze jours, David Cottin, qui est déjà assuré de devenir tête de liste des entraîneurs palois au terme d’un meeting exceptionnel, pourrait terminer son hiver en apothéose. En plus de Forthing, il pourra compter sur Uroquois (Passing Sale) dans le Grand Cross de Pau (L), Laterana ** (Saint des Saints) dans le Prix Camille Duboscq (L), ou encore Mon Prestige (Kapgarde) dans le Prix Gaston Phoebus…

De la qualité, mais de la chance aussi. Dans les courses d’obstacle, il faut non seulement être bon, mais aussi avoir de la chance au bon moment. Assurément, Forthing en a eu. Il a constamment galopé derrière l’animateur, Poly Grandchamp. Lorsque ce dernier a glissé dans le tournant après les tribunes, il se trouvait juste derrière lui. Il a réussi à l’éviter et à continuer sa course. Au dernier passage en face, il a pris seul les commandes et son jockey, Geoffrey Ré, a eu le temps de saluer le public sur le plat. Sept longueurs et demie ont sanctionné la supériorité de Forthing. Fidèle jockey du champion palois, Geoffrey Ré a déclaré au micro d’Equidia : « J’avais hâte d’arriver en face car je sais qu’à ce moment, Forthing gagne beaucoup de temps. Malheureusement pour Jonathan [Plouganou, ndlr] et François Nicolle, Poly Grandchamp a glissé dans le tournant. Nous avons sauté par-dessus le cheval et tout le monde va bien. Je ne sais pas si je remonterai des chevaux comme Forthing, à Pau du moins. »

Beau dernier kilomètre de Sainte Turgeon. Emmenée en main au départ, Sainte Turgeon (Turgeon) s’est montrée appliquée dans le parcours. Elle a galopé en quatrième position, se faisant oublier durant une bonne partie de la course. Elle s’est annoncée à l’amorce du tournant final et à la sortie de celui-ci, elle a cherché à revenir sur Forthing. Mais ce dernier était trop fort. Elle a pris une bonne deuxième place devant Arlequin d’Allier (Voix du Nord), qui montait de catégorie après avoir couru des réclamers et handicaps. Mais le représentant d’Yves Maupoil venait de finir deuxième d’un bon steeple palois sur 4.600m. Il était en forme, ce qui est important en meeting. Son entourage a donc tenté le coup et il a eu raison. Après avoir longuement évolué à six ou sept longueurs du peloton, il a rejoint le groupe de tête dans le dernier virage et a fait bonne contenance jusqu’au bout. Amirande (Astarabad) a payé sa faute à la douve, terminant quatrième devant Monsamou (Bienamado). Le tenant du titre n’avait pas le terrain lourd qu’il adore. Il a eu un bon comportement, mais n’a pu inquiéter les premiers.

Que ce serait-il passé si Poly Grandchamp était resté debout ? C’est la question que tout le monde se pose. Ce placé de Groupe à Auteuil portait les œillères pour la première fois. Rapidement aux commandes, il s’était montré très appliqué dans le parcours. Et au moment de sa chute, il était bien évidemment loin d’être battu. Aurait-il pu mettre en doute la supériorité de Forthing ? Personne ne le sait. Mais le sport aurait été encore plus grandi avec un Poly Grandchamp finissant le parcours.

Si vous voulez vous replonger dans l’histoire de Forthing et de son éleveur, Ingrid Desagnat, cliquez ici : http://www.jourdegalop.com/2017/01/forthing-premier-chef-doeuvre-dingrid-desagnat?q=desagnat

Lien pedigree : http://www.jourdegalop.com/Media/Jdg/Documents/Forthing.pdf

[cadre Hêtraie]

Le meilleur élément de sa famille. Élevé par Ingrid Desagnat dans le Maine-et-Loire, Forthing est un fils de Barastraight, étalon au haras des Sablonnets, et de Something Fine (Baby Turk), qui n’a jamais couru et ne compte pour le moment qu’un gagnant dans sa production. Epione (Gairloch), la deuxième mère du poulain, était une bonne jument de plat, gagnante de dix-huit courses. C’est une sœur de Pharyas (Hellios), qui a gagné une Listed au Lion-d’Angers au début des années 90.

[cadre Hêtraie]

 

 

 

Sadler’s Wells

 

 

Barathea

 

 

 

 

Brocade

 

Barastraight

 

 

 

 

 

Machiavellian

 

 

Straight Lass

 

 

 

 

Gay Hellene

FORTHING (H8)

 

 

 

 

 

 

Northern Baby

 

 

Baby Turk

 

 

 

 

Vieille Villa

 

Something Fine

 

 

 

 

 

Gairloch

 

 

Epione

 

 

 

 

Panacée