EN RÉGION - Saumur-Verrie, un hippodrome atypique et indépendant

Courses / 23.01.2019

EN RÉGION - Saumur-Verrie, un hippodrome atypique et indépendant

Présidente de la Société des courses de Saumur depuis vingt ans, Martine de Beauregard vient de passer la main à Stéphanie Daburon. Elle a dressé un bilan de ses années consacrées à l’hippodrome.

La fin d’une ère. Martine de Beauregard est une figure bien connue dans le milieu des courses. Pharmacienne de profession, elle a été la première femme à monter en obstacle. Son fils, Donatien Sourdeau de Beauregard, est un entraîneur de sauteurs reconnu. Martine de Beauregard était encore la présidente de l’hippodrome de Saumur jusqu’à jeudi dernier. Elle nous a expliqué : « J’ai quitté ma fonction de présidente il y a six jours. C’est une autre femme qui va me succéder, Stéphanie Daburon. Elle faisait partie du Conseil et vient de devenir commissaire à Paris, une fonction qu’elle occupait déjà sur quelques hippodromes de province, dont Saumur. Native de Saumur, c’est quelqu’un de très dynamique, qui connaît bien les mondes du galop et du trot. Je ne suis pas inquiète pour la suite de la gouvernance. »

Un hippodrome qui a beaucoup évolué en vingt ans. Martine de Beauregard a joué un rôle prépondérant dans l’évolution de l’hippodrome de Saumur. Elle nous a confié : « Lorsque je suis arrivée à la présidence de Saumur-Verrie, l’enjeu était de transformer cet hippodrome jusqu’alors un peu végétatif en un champ de courses réellement fonctionnel, avec des boxes. À l’époque, on ne pouvait même pas le fermer correctement. Avec l’aide des bénévoles, nous avons installé le liçage plastique des pistes. Nous avons aussi refait tous les obstacles en les sécurisant avec du synthétique, car c’est plus durable. Un restaurant panoramique pouvant accueillir 150 couverts a été construit, car auparavant, les visiteurs ne pouvaient déjeuner que sous une tente. »

De nombreux bénévoles dévoués à la cause du champ de courses. Si l’hippodrome perdure, c’est uniquement grâce à la volonté d’une équipe de bénévoles. Martine de Beauregard a expliqué : « Ils sont une trentaine à veiller au bon état du champ de courses. Les bénévoles l’entretiennent eux-mêmes. Par exemple, l’un d’entre eux est agriculteur et amène son tracteur. À la base, la majorité des bénévoles étaient novices, mais ils sont tombés amoureux du site et sont impliqués à 100 % dans sa préservation. C’est une équipe qui inspire beaucoup d’amitié et d’enthousiasme, avec laquelle j’ai vécu une aventure formidable. Je garde de bons souvenirs de cette expérience. »

Un site atypique et le théâtre de multiples activités. L’hippodrome de Saumur est atypique de par ses parcours, la nature du sol et le dénivelé. Situé dans la campagne, il est le théâtre de courses de trot, de plat et d’obstacle, cette dernière discipline ayant une place majeure. Cinq réunions mixtes annuelles sont proposées, dont trois auront lieu au printemps et deux à l'automne. En dehors de ces jours de courses, le site a de multiples activités, toujours avec le dénominateur commun du cheval, qu'il soit de course, de complet, de dressage, d'attelage ou de haute école. Martine de Beauregard nous a déclaré : « Cet hippodrome fait vraiment partie du patrimoine des courses françaises et joue dans la cour des grands champs de courses de cross, au même titre que Pau. Il y a toujours une ambiance assez extraordinaire les jours de grand cross. Le public vibre vraiment et l’ambiance est conviviale à souhait. De manière générale, nous entretenons une bonne relation avec les professionnels et nous avons toujours pris leur avis en compte. »

Des procédés classiques pour attirer du monde. Comme tous les hippodromes, celui de Saumur joue sur des procédés classiques afin de faire venir les gens aux courses. Martine de Beauregard nous a dit : « L’hippodrome étant situé à 8 km de la ville, il faut donner aux gens l’envie de venir, sachant que nos seuls revenus sont les entrées, le sponsoring et le pourcentage du P.M.H. Nous distribuons donc des tracts en ville, nous plaçons des affiches dans les abribus, par exemple. Nous sommes aussi présents sur le réseau social Facebook. Nous proposons également des animations classiques, telles que des balades à poney ou encore des stands de maquillage… Le Paquodrôme, une journée durant laquelle nous cachons des œufs de Pâques dans les recoins de l’hippodrome, a toujours beaucoup de succès auprès des enfants. »