EN RÉGIONS -  Pornichet et Nantes, une synergie qui fonctionne

Institution / Ventes / 16.01.2019

EN RÉGIONS - Pornichet et Nantes, une synergie qui fonctionne

Pour attirer du monde aux courses, la communication est essentielle. Pornichet et Nantes l’ont bien compris et les deux hippodromes se partagent un chargé de communication, Oisin Hopper. Focus sur cet exemple de mutualisation des moyens qui fonctionne !

Almire Lefeuvre, directeur de l’hippodrome de Pornichet, nous a confié : « Je suis arrivé au poste de directeur, à Pornichet, en 2011. Suite à la reconstruction de l’hippodrome, nous nous sommes retrouvés avec de plus en plus de réunions. Nous avons donc réfléchi à recruter une personne supplémentaire et notre choix s’est porté sur Oisin Hopper. Il est le principal lien de mutualisation entre les hippodromes de Pornichet et de Nantes. Une personne suffit pour s’occuper de deux sociétés de notre ampleur, et cela se passe très bien ainsi. Les deux calendriers n’entrent pas trop en concurrence. Les hippodromes qui accueillent une quinzaine de réunions par an pourraient suivre ce modèle et se partager un chargé de communication.Oisin est issu d’une génération mieux placée que les précédentes pour maîtriser les nouveaux outils, nous lui faisons confiance et lui laissons le champ libre. »

 

Oisin Hopper, un chargé de communication efficace.Oisin Hopper était totalement néophyte dans les courses avant sa prise de fonction au poste de chargé de la communication et des relations publiques, en 2015. Le jeune homme nous a expliqué : « J’avais un stage à effectuer en fin d’année de mes études autour du marketing et du sport, et j’ai vu que l’hippodrome de Pornichet cherchait des jeunes pour prospecter. J’ai pris contact avec Almire Lefeuvre, et celui-ci m’a proposé un stage de quatre mois durant l’été. Nous avons obtenu de bons résultats et mon stage s’est transformé en CDI. En tant que sportif, j’ai bien appréhendé les choses et le monde des courses m’a plu. Je ne me suis pas cantonné à mon rôle et j’ai appris à découvrir ce milieu qui m’était totalement inconnu. Mon poste actuel est mutualisé sur les hippodromes de Pornichet et de Nantes. À Pornichet, j’ai vraiment un rôle pur de communicant, tandis qu’à Nantes, je m’attache également à veiller sur toute la partie exploitation, technique, comme par exemple l’entretien du site. »

 

Une fréquentation en hausse.L’hippodrome de Pornichet a enregistré une affluence de 38.962 visiteurs en 2018, soit une hausse de 6 % par rapport à l’année précédente. Almire Lefeuvre nous a expliqué : « L’été, surtout sur les réunions de trot, nous organisons de grosses soirées spectacle auxquelles nous faisons participer les visiteurs. En plus de cela, nous faisons beaucoup de communication sur le terrain. Nous mettons en place une équipe de six jeunes qui vont distribuer des tracts, des offres spéciales, et des bons à parier. Ils font le tour des commerçants, des hôtels, des bars pour leur donner des affiches. Cela constitue un bon bouche-à-oreille ! Nous allons à la rencontre des gens, car la plupart d’entre eux ont peur d’aller aux courses et de poser des questions. Si la personne qui leur tend le tract leur répond, cela leur donne davantage envie de venir à l’hippodrome. On travaille énormément avec tout le réseau local, les artisans, les commerçants, car ces gens sont prescripteurs.

Durant l’hiver, c’est plus technique. Lorsque nous avons des réunions les jeudis, vendredis ou samedis, nous organisons des animations et des afterworks avec différentes thématiques. Des soirées telles que celles-là attirent environ 300 personnes.Les animations ont lieu sur la piste, afin que les gens ne se détournent pas du contexte. Je remercie au passage les professionnels qui jouent le jeu pour parler de leur métier aux novices en la matière. »

 

Des chiffres en progression continue tous les ans.Si le nombre de partants reste stable (15 en moyenne au trot et au galop), l’hippodrome a enregistré une progression de 22 % (dont le G.N.T.) sur les enjeux PMU, ainsi qu’une croissance de 3 % sur le meeting estival des enjeux P.M.H. Almire Lefeuvre nous a dit : « Les chiffres sont très bons pour un hippodrome qui propose trente dates. Cela devrait continuer dans le bon sens avec les nouveaux horaires instaurés par le PMU depuis le 1er janvier. Nous n’avons quasiment que des semi-nocturnes, et avant, il faut savoir que l’on courait plus tard. Ce changement d’horaire est mieux pour le confort du public et des professionnels. Le premier bilan que nous dressons est unanimement positif. »

 

Un sponsoring dont les bénéfices sont reversés à la communication.Quarante-neuf courses ont été sponsorisées par des entreprises en 2018. Oisin Hopper nous a confié à ce sujet : « Nous avons différents types de partenariats grâce à un gros travail de prospection téléphonique, du mailing ou encore du bouche-à-oreille. Les gens sont ravis de découvrir un milieu qu’ils ne connaissaient pas. Nous associons toujours le naming à un petit pack d’accueil (coupe de champagne, visite de l’hippodrome et d’autres choses). »

Almire Lefeuvre a ajouté : « Nous dégageons un excédent des partenariats et des sponsorings que nous facturons, et nous utilisons ces bénéfices exclusivement pour nos opérations de communication. D’ailleurs, le poste d’Oisin Hopper s’autofinance. »

Jean-Pierre Vallée-Lambert, président de la Société de courses de Nantes, nous a livré son avis sur la mutualisation des deux hippodromes : « Je me félicite de cette synergie qui existe entre les hippodromes de Nantes et de Pornichet. Nous avons obtenu des résultats probants avec la communication et les partenariats. En plus de la communication, Oisin Hopper s’occupe également de la partie exploitation de l’hippodrome de Nantes et s’acquitte de ses tâches à merveille. »