Henry Beeby, président-directeur général de Goffs (au Racing Post)

International / 16.01.2019

Henry Beeby, président-directeur général de Goffs (au Racing Post)

« Les membres du Parlement de la Chambre des communes devraient avoir honte d’eux-mêmes pour avoir laissé le pays dans un désarroi le plus total. Ce qu’ils font actuellement est consternant : ils vivent dans une bulle et pensent beaucoup trop à leurs intérêts personnels. Ils feraient bien de commencer à travailler pour le bien du pays plutôt que de faire de la politique en jouant avec la vie des gens. C’est le bordel !

Un scénario avec un No Deal serait très néfaste pour le secteur économique des courses et de l’élevage à court et à moyen terme. Les autorités des courses et de l'élevage en Angleterre, Irlande et France ont mis en place des arrangements pour remplacer l’accord tripartite mais cela n’a pas encore été validé sur le plan politique. Sur le long terme, la libre circulation des chevaux devrait pouvoir se poursuivre, mais il n’y a aucune certitude à court et à moyen terme, ce qui pourrait entraîner beaucoup de dégâts.

À Goffs et Goffs UK, nous comptons sur la libre circulation des chevaux entre le Royaume-Uni et l’Irlande pour bon nombre de ventes de chaque côté de la mer d’Irlande. Il pourrait y avoir beaucoup de perturbations sur le court terme et peut-être sur le moyen terme, et nous serions très inquiets pour nous-mêmes mais aussi pour les courses et l’élevage en général.

La seule chose que nous pouvons faire, à Goffs, est de nous pencher sur ce que nous avons et non pas sur ce qu'il pourrait se passer. Nous sommes dotés de maisons de vente en Angleterre et en Irlande, donc il pourrait être envisagé des scénarios où les ventes seraient permutées et où certaines catégories se tiendraient dans des lieux alternatifs, mais le problème de tout cela est le manque de clarté. Nous sommes dans une situation d’attente et nous ne savons pas comment agir. »