Les vœux sont faits !

Institution / Ventes / 07.01.2019

Les vœux sont faits !

Après deux semaines de pause, nous sommes très contents de vous retrouver et au nom de toute l’équipe de Jour de Galop, je vous présente mes meilleurs vœux pour 2019. Que cette année hippique vous apporte de nombreux succès, mais surtout la dose d’émotions qui rend cette passion si addictive.

2019 sera une année cruciale pour le galop français. Annoncée il y a quelques semaines, la réforme du PMU, avec la refonte du Quinté + et un calendrier allégé comme mesures les plus notables, va être mise en place. Mécaniquement, les enjeux devraient dans un premier temps baisser. C’est une première phase, avec comme volonté affichée de retenir les parieurs déjà acquis à notre cause. Il faudra vite passer à la deuxième phase, celle qui nous permettra de conquérir de nouveaux fans, et assurer le financement de la filière. La filière hippique souffre, c’est un fait, mais le problème n’est plus éludé. Le projet de fermeture de l’hippodrome de Maisons-Laffitte, s’il est loin de faire l’unanimité, est pourtant un exemple de la volonté de France Galop d’adapter son modèle à la conjoncture actuelle et à venir. Ne plus vivre au-dessus de ses moyens… Pour beaucoup, ParisLongchamp est le symbole de cette folie des grandeurs de nos dirigeants. Il ne faut pas le considérer comme tel. ParisLongchamp, avec tout ce qu’il représente - et notamment un nouveau modèle d’exploitation des hippodromes parisiens -, représente l’avenir de notre sport. Aux équipes de France Galop d’utiliser au mieux cet outil, hors courses et pendant les courses, sans oublier les nécessaires ajustements concernant la piste ou les structures d’accueil des chevaux et du personnel des écuries.

2019 est une année électorale. Souhaitons que les débats qui vont en découler se montrent constructifs pour notre filière, et que le bien commun l’emporte.

Enfin, ne nous voilons pas la face, 2018 n’a pas été une grande année, sportivement parlant, pour les Français. Les générations creuses existent - les éleveurs le savent bien -, mais cela n’explique pas tout. Le fait que la FR la plus riche de 2018, Laurens (Siyouni), soit entraînée en Grande-Bretagne, n’est pas que le fait du hasard. Les professionnels britanniques bénéficient d’un réservoir de propriétaires bien plus large que le nôtre, ce qui leur permet de « brasser » un nombre de chevaux supérieurs dans leurs boxes. Si l’on veut tenir notre rang au niveau mondial, attirer des propriétaires sur le sol français est donc une mission fondamentale.