SALON DES ÉTALONS DU LION-D’ANGERS - L’année de l’ouverture

Élevage / 12.01.2019

SALON DES ÉTALONS DU LION-D’ANGERS - L’année de l’ouverture

Plus de soixante-dix étalons ont été présentés à un public nombreux ce samedi au Salon des étalons du Lion-d’Angers, galopeurs et trotteurs confondus. Cette manifestation, unique en son genre et organisée conjointement par les AQPS de l’Ouest, l’Asselco et le SEPT (Syndicat des étalonniers particuliers de trotteurs), s’est encore ouverte cette année. Les étalonniers sont venus de toute la France, permettant d’exposer un panel complet du parc étalon tricolore.

Un événement qui continue de prendre de l’ampleur. Michel de Gigou, actuel président des AQPS de l’Ouest, fait partie des chevilles ouvrières qui sont à l’origine du Salon des étalons du Lion. Il se rappelle : « Il existait au Lion-d’Angers une manifestation organisée par les Haras nationaux. Quand il a été question de réduire la voilure des Haras nationaux, Jean-Marie Baradeau s’est rapproché des AQPS pour nous proposer de la reprendre et nous avons immédiatement dit oui. Plus tard, sous l’impulsion du regretté Yann Poirier, le salon a été déplacé sur le site de l’hippodrome. L’Asselco nous a rejoints et ne s’est jamais désengagée depuis. L’événement a pris de l’ampleur, tout en gardant le même objectif, c’est-à-dire de rassembler le maximum d’étalons sur un même lieu. Ultérieurement, les trotteurs, qui organisaient leur salon à quelques jours d’intervalle, puis la veille, se sont ajoutés. Quand on voit le nombre de stands et de visiteurs, on peut se dire que l’idée de départ était bonne ! Toutes les régions sont désormais représentées. »

Pierric Rouxel, président de l’Asselco, nous a dit : « Ce salon, qui était uniquement régional à ses débuts, s’est progressivement ouvert aux autres régions. Le public, très connaisseur, a envie de voir le maximum d’étalons possible, particulièrement les nouveaux sires. Nous avons commencé à faire venir les jeunes étalons stationnés dans les haras qui ne participaient pas à la Route des étalons, avant d’ouvrir complètement l’événement cette année. La concurrence est stimulante et les étalonniers de la région l’ont bien compris. Comme nous ne pouvons pas accueillir tout le monde pour des questions de logistique, les étalons régionaux gardent la priorité. Nous sommes ravis du succès pérenne de cette manifestation, qui est aussi un moment convivial, dans une ambiance décontractée. Les gens ont plaisir à venir au Lion-d’Angers et je dois dire que la société des courses met tout en œuvre pour nous recevoir dans les meilleures conditions. »

Paroles d’exposants

Claude Gueguan (Equibiogènes)

« Je suis un fidèle de cette manifestation depuis des années. La génomique, mon cœur de métier, nécessite une certaine pédagogie auprès des éleveurs, et nous pouvons ici avoir un contact direct avec eux. Le côté pluridisciplinaire de ce salon est à mon sens très intéressant. Il faut décloisonner ! »

Sylvain Prouvoyeur (Redmills)

« Notre présence à ce salon est importante pour notre visibilité mais, avant tout, nous voulons montrer notre implication auprès des éleveurs et de leurs associations. Nous tenons donc à soutenir ce genre de manifestation. Au-delà de l’aspect commercial, ce salon est un moment d’échange, de partage, et nous sommes contents d’offrir un conseil à ceux que nous considérons plus comme des partenaires que comme des clients. »

Larissa Kneip (haras de Saint-Arnoult)

« C’est la première fois que je participe au salon en tant qu’exposant. J’avais voulu venir il y a quelques années, mais, à l’époque, c’était réservé aux étalonniers de la région. Nous avons amené nos nouvelles recrues de l’année, Seabhac et Dschingis Secret. L’organisation du salon est très bonne. C’est simple mais efficace ! Le concept offre beaucoup de liberté aux visiteurs : ils peuvent regarder les étalons sur le ring puis venir nous voir au stand. C’est un très bon concept, complémentaire de celui de la Route des étalons. »

Catherine Savare (haras de Saint Fray)

« Nous venons tous les ans, depuis des années ! Pour nous, le salon est avant tout un lieu de rencontre entre éleveurs. L’organisation est excellente, et la présence des trotteurs, surtout dans cette région, apporte une certaine ouverture. »

Vita Riva (haras d’Annebault)

« C’est la première fois que nous sommes présents sous notre nom, avec notre stand. Nous avons amené quatre de nos étalons, dont les deux nouveaux, Luck of the Kitten et Guignol, accompagnés par Waldpark et Ivanhowe. Il est important d’être présent dans ce genre de manifestation pour faire découvrir nos étalons au plus grand nombre. L’organisation est, de plus, excellente ! »

Jacques Cyprès (haras de Cercy)

« C’est la quatrième fois que le haras de Cercy est présent à cette manifestation. Cela nous permet de rencontrer des gens qui ne viennent pas forcément à nos journées portes ouvertes. Cette année, nous avons amené Tunis et Jeu St Eloi. Cette journée a vraiment son utilité pour l’élevage. »

Formation et prévention en préambule

La manifestation a débuté vendredi soir par une série de conférences très suivies, organisées avec les partenaires de l’événement, comme Redmills, le cabinet Bigeon, Generali ou la clinique vétérinaire de Meslay-du-Maine. Coralie Chaverot, nutritionniste chez Redmills, a alerté les éleveurs sur les dangers de deux plantes toxiques pour les chevaux, le séneçon de Jacob et l’érable sycomore. Elle a aussi présenté une nouvelle gamme de produits à base de coenzime Q10, développés par Foran, et destinés à améliorer la fertilité et la résistance à l’effort. Maître Beucher a insisté sur l’importance d’établir un contrat de vente lors des transactions amiables. Léandre Georget, administrateur du GDS (Groupement de défense sanitaire) de Mayenne, a présenté les avantages à adhérer à un tel groupement. Enfin, Tamara de Beauregard et Lena Lombaers, de la clinique vétérinaire de Meslay-du-Maine, ont détaillé plusieurs cas d’urgence au niveau de la reproduction, sous la forme d’un quiz en interaction avec le public.