Brexit : le Labour agite l’option d’un second référendum

International / 26.02.2019

Brexit : le Labour agite l’option d’un second référendum

Cela se complique encore du côté du Brexit… Theresa May a créé un tollé il y a quelques jours en annonçant reporter – encore – le vote de son accord sur le Brexit auprès des députés britanniques au 12 mars prochain (au lieu du 26 février)… La date de sortie de l’Union européenne est prévue le 29 mars : le temps presse. Rappelons que l’accord négocié sur le Brexit par Theresa May et validé par l’Europe a été massivement rejeté par les députés britanniques – notamment sur la question du backstop, soit la frontière irlandaise –, que ce soit par les membres du Labour ou par certains membres de la majorité favorable à un hard Brexit.

Crise politique au sein des partis britanniques. Il y a donc un désaccord politique au sein même de la majorité, le parti conservateur (Tory). Mais la crise politique touche aussi le parti travailliste, le Labour emmené par le controversé Jeremy Corbyn. La semaine dernière, plusieurs membres du Labour ont quitté le parti. Plusieurs raisons à cela, notamment la position du Labour sur le Brexit, qui est difficile à cerner, mais aussi des accusations d’antisémitisme au sein du parti. Lundi, le Labour a annoncé qu’il s’apprêtait à proposer un éventuel nouveau référendum sur le Brexit afin d’empêcher « un Brexit Tory désastreux ».

Ainsi, le Labour n’exclut pas d’appuyer la possibilité d’un nouveau référendum sur le Brexit. Les termes de ce possible référendum ne sont pas encore clairs et devraient être présentés prochainement : laisser le peuple britannique choisir entre le deal de Theresa May ou un No Deal… et certainement reposer la question Leave ou Remain, même si le Labour doit encore préciser sa position sur cette possibilité.

Reste que la tenue d’un second référendum sur le Brexit devrait obtenir l’accord des députés britanniques : le Labour aurait estimé que cette option, qu’il jugeait impossible il y a encore peu, pourrait désormais être acceptée. Le fait est que le Labour a tenté de faire passer, en janvier 2019, une motion de censure à l’égard du gouvernement May, qui aurait pu entraîner la tenue de nouvelles élections. La motion a été rejetée par les députés britanniques et les options du Labour se sont réduites.

De son côté, l’Union européenne a ouvert la porte à un report de la date du Brexit. Donald Tusk, président du Conseil européen, a déclaré ce lundi 25 février : « Je pense que dans la situation où nous nous trouvons, une prolongation serait une décision logique, mais la Première ministre May pense toujours qu'elle sera capable d'éviter ce scénario. »