Inside Santa Anita

International / 18.03.2019

Inside Santa Anita

Par Anne-Louise Échevin

Les annonces du groupe Stronach concernant la médication sur ses hippodromes de Santa Anita et Golden Gate Fields, ce jeudi 14 mars, nous ont laissés quasiment sans voix. En tant qu’Européens, nous avons envie d’applaudir des deux mains car – enfin ! – des hippodromes américains vont se mettre aux normes du reste du monde côté médication… Mais on se doute bien que, sur place, la situation est beaucoup plus délicate à gérer. Vendredi 15 mars, soit 24 h après les annonces officielles, nous avons contacté Leonard Powell, entraîneur installé à Santa Anita, pour avoir son point de vue sur la situation.

L’annonce du groupe Stronach, particulièrement concernant l’interdiction du Lasix, a été un véritable choc pour nous autres Français. Que dire alors pour les Américains ! Leonard Powell nous a dit : « Ce fut un gros choc pour nous aussi, professionnels de Santa Anita. C’est encore très frais donc je n’ai pas eu les réactions de l’ensemble des entraîneurs. La décision a été prise par le groupe Stronach et ils n’ont consulté personne. Pour nous, c’est une petite bombe. Il y a du bien et du moins bien dans ces annonces du groupe Stronach. »

Pas de problème concernant la Bute. Leonard Powell a souligné un point positif dans les annonces : il concerne les anti-inflammatoires. Il faut rappeler que 22 chevaux sont morts depuis la fin du mois de décembre sur la piste principale de Santa Anita, courses ou entraînement. Plusieurs facteurs ont été mis en cause : un problème sur le dirt en lui-même, notamment suite à des conditions météorologiques particulières qui ont durci la surface, mais aussi l’utilisation des anti-inflammatoires – dont la célèbre phénylbutazone, ou "Bute" – pour atténuer les douleurs des chevaux et leur permettre de s’entraîner.

Le groupe Stronach déclare la guerre à la "Bute" et, pour Leonard Powell, c’est une bonne mesure : « Le fait de retirer des anti-inflammatoires comme la "Bute" est, pour moi, quelque chose de positif. Cela va permettre de protéger les chevaux : nous allons avoir beaucoup moins de casse. Concernant les anti-inflammatoires, cela fait deux ou trois ans que nous avons augmenté les délais. Avant, la "Bute" était administrée à 24 h de la course. Désormais, c’est 48 h et nous allons venir aux normes internationales, soit sept jours. Mais honnêtement, ce n’est pas plus mal ! En ce qui me concerne, cela ne va rien changer. Les entraîneurs qui poussaient un peu trop leurs chevaux vont être incités à leur donner plus rapidement un break. Je pense que cela est bénéfique mais ce qui va nous faire du mal, c’est d’arrêter aussi abruptement le Lasix. »

La mort du Lasix, la mort des courses californiennes. Le groupe Stronach a déjà, dans le passé, pris des mesures anti-Lasix. Par exemple, dans les courses de la Pegasus World Cup, le groupe Stronach avait mis en place une décharge de cinq livres pour les concurrents courant sans Lasix. De là à interdire purement et simplement le Lasix, du jour au lendemain, il y avait un drôle de pas à franchir… Et Belinda Stronach, présidente-directrice générale du groupe Stronach, l’a fait ! Notre cœur européen leur dit : « Bravo ! » Leonard Powell nuance l’idée.

Parce qu’interdire le Lasix est une révolution et tous ceux qui ont ouvert un livre d’histoire savent qu’une révolution ne se fait pas sans grande douleur. Faire disparaitre le Lasix, oui. Du jour au lendemain, c’est plus délicat. Il nous a dit : « Je trouve que l’interdiction du Lasix arrive de façon beaucoup trop abrupte… Je pense que le groupe Stronach aurait dû mettre en place une telle mesure de façon progressive. Nous avons beaucoup de chevaux dépendants au Lasix et le cheptel va être directement impacté. En ce qui me concerne, j’ai toujours été pour que l’on arrête la médication dans les courses black types. Pas de Lasix et pas de "Bute" dans les courses de sélection. Cela fait trente ou quarante ans que les courses américaines sélectionnent des chevaux via l’utilisation du Lasix ou de la "Bute". On ne peut pas faire des courses toute l’année sans aider les chevaux dans les catégories qui ne participent pas à la sélection. »

États-Unis contre le reste du monde. Certains professionnels américains ont été catastrophés par l’interdiction du Lasix, là où bon nombre de personnes du reste du monde ont applaudi l’idée. Nous ne sommes pas ici pour dire qui a raison ou qui a tort et, de toute façon, nous serions tentés de dire que personne n’a raison et que tout le monde a tort. Parce que contrairement à ce que nous avons pu parfois lire du côté américain, non, tous les chevaux n’ont pas besoin de Lasix ! Et non, par rapport à ce que nous avons pu lire du point de vue du reste du monde, on ne peut pas effacer trente ou quarante années de médication d’un claquement de doigts.

Le plus simple aurait été, peut-être, de n’autoriser le Lasix que suite au certificat d’un vétérinaire "certifié" stipulant que tel cheval saigne et ne peut pas se passer de la médication en course. Et pour ceux qui sont sains, pas de Lasix ! Leonard Powell pencherait plutôt pour ce type de solution : « Cela aurait été plus juste. Une abolition de manière progressive aurait dû être mise en place. Avec l’interdiction pure et dure, c’est problématique vis-à-vis des propriétaires qui ont investi : on va dévaloriser leur produit. »

Les courses américaines actuelles ne peuvent pas se passer de Lasix. À la question : "Pourquoi tant de chevaux auraient-il besoin du Lasix ?", Leonard Powell nous répond : « Il y a le fait que les chevaux courent toute l’année, mais aussi le rythme des courses. En France, vous partez doucement et vous faites 500 ou 600m rapides… Il y a beaucoup moins de chances de saigner. Aux États-Unis, vous faites les premiers 400 en 22’’, vous finissez les derniers 400 en 26’’… Le cheval est fatigué et il a plus de chance de saigner. Il va falloir revoir le rythme des courses, si on court sans Lasix. Mais cela ne va pas être simple de dire au jockey : reprend en partant ! » D’autant que reprendre veut dire attendre… Et bonjour les projections !

Pour un certain nombre d’Américains, le Lasix est considéré comme essentiel au bien-être du cheval. En août 2014, en pleine affaire Asmussen, nous avions parlé médication et courses américaines avec Wesley Ward. Il nous avait dit : « Aux États-Unis, nous courons toute l’année. Les chevaux en Europe bénéficient, eux, d’un break durant l’hiver. Ils ont le temps de respirer et de se reposer. Nous n’avons pas de pause aux États-Unis, et la médication vient donc aussi aider les chevaux à tenir le choc toute l’année. » C’est donc le modèle même des courses américaines qui est à revoir et il est peut-être temps qu’elles s’adaptent au "rythme naturel" du cheval, plutôt que de le pousser dans ces extrêmes retranchements.

Californie contre le reste du pays. La Californie des courses, ce n’est pas que Santa Anita… Mais c’est avant tout Santa Anita. Alors oui, il y a Del Mar aussi, where the Turf meets the surf, qui n’appartient pas au groupe Stronach. Santa Anita reste le lieu iconique de la région. Santa Anita et son décor de cinéma… Beaucoup de professionnels de Californie parlent de l’État comme étant, côté course, insulaire.

Leonard Powell nous explique pourquoi… Et donc pourquoi cette interdiction soudaine du Lasix peut poser problème : « Le fait de parler de la Californie comme d’un État insulaire est totalement juste. Vous avez des courses en Californie du Nord et du Sud mais, dans les autres États à proximité, vous n’avez rien. Nous sommes dépendants des chevaux que nous avons ici. C’est comme en Corse quelque part : les chevaux entraînés en Corse courent en Corse ! Les chevaux de la côte Est qui veulent courir ici doivent prendre l’avion. C’est très onéreux donc ils vont le faire pour les grandes courses, c’est certain. Mais pas pour les autres catégories de courses. Avec l’interdiction d’utiliser du Lasix, c’est environ 20 % à 30 % de l’effectif de chevaux à l’entraînement qui est touché. Cela veut dire que 20 % à 30 % des chevaux n’auront que deux choix : l’exode sur la côte Est, parce qu’ils ont droit à la médication, ou la retraite. Et 20 à 30 % de chevaux en moins, cela va impacter directement le nombre de partants. Qui dit moins de partants dit moins d’enjeux… Qui dit moins d’enjeux dit baisse des allocations… Qui dit baisse des allocations dit baisse des investissements des propriétaires. S’ils avaient fait cela dans tout le pays entier… Nous aurions tous été à égalité. Mais le fait qu’ils ne fassent cela qu’en Californie pose problème car nous allons avoir un vrai handicap par rapport aux autres. Nos courses vont être dépecées, nous allons avoir moins de partants, moins d’enjeux… Cela va être une mort quasi-certaine des courses en Californie. »

Santa Anita, le quasi-monopole californien. La situation risque d’être d’autant plus tendue que Santa Anita est le cœur des courses californiennes. L’État, hippiquement parlant, vit grâce à cet hippodrome, aussi mythique dans l’imaginaire que peut l’être celui de Churchill Downs… Pour les professionnels, il y a peu de solutions de repli et il faut rappeler qu'en 2013, l’État a perdu un hippodrome puisque Hollywood Park a fermé ses portes… Leonard Powell nous a dit : « Cela pose problème aussi bien pour les propriétaires que pour les parieurs. Nous avons des chevaux à l’entraînement qui ont été achetés par leurs propriétaires, lesquels ont investi des sommes parfois importantes, et qui ne pourront peut-être plus courir parce qu’ils ont besoin de Lasix et parce que Santa Anita possède un quasi-monopole des courses en Californie. Nous y courons dix mois dans l’année. C’est vrai qu’il n’y a pas que Santa Anita et Golden Gate Fields comme hippodromes en Californie… Et que va penser le parieur aussi? Un cheval peut aller courir sous Lasix à Del Mar, où il va bien se comporter, puis revenir par la force des choses à Santa Anita, où il va saigner et donc ne pas faire sa valeur. Pour les parieurs, il n’y aura plus de régularité dans les performances, et il sera difficile faire le papier. Il faut une constance dans la performance des chevaux et si les parieurs se sentent abusés, ils vont arrêter de jouer. »

Interdiction du Lasix : comment ? Pour qui ?

Dans sa lettre ouverte, Belinda Stronach le précise : médication et cravaches seront interdites, il n’y a pas de discussion possible. Ce type de décision doit avoir l’aval du syndicat des propriétaires de Californie [Thoroughbred Owners of California (TOC)]. Depuis notre appel à Leonard Powell, le groupe Stronach et le TOC ont trouvé un accord : le Lasix sera interdit pour tous les poulains nés en 2018 et après. Pour ceux nés avant, le Lasix sera autorisé mais avec une dose divisée de moitié.

La PETA a-t-elle mis son grain de sel ? Aux États-Unis, les lobbys ont une puissance considérable. Dans les lobbys dits de défense des animaux, il y a bien sûr la PETA, qui a été très virulente suite à la mortalité élevée à Santa Anita. C’est logique et c’est même son rôle ! Et il peut d’ailleurs être parfois bénéfique en obligeant le secteur à faire face à ses problèmes et à ne pas faire la politique de l’autruche. Mais la PETA, sous sa forme anglo-saxonne, est profondément anti-courses. C’est le cas aux États-Unis, c’est le cas aussi en Angleterre : nous venons tout juste de sortir du Festival de Cheltenham et, sur les réseaux sociaux, la PETA anglaise a soigneusement communiqué sur les chevaux mortellement accidentés, à grands coups de « Breaking : un cheval est mort », de « carnage », de « secteur hippique abusif » et autres hashtags « You bet, they die » (vous pariez, ils meurent).

Il faut noter que, dans la lettre ouverte publiée par Belinda Stronach pour annoncer la fin de la médication et autres mesures, il y avait une réaction de la PETA. En voici la fin : « (…) cela va permettre d’éviter la mort de beaucoup d’autres [chevaux, ndlr] et va mettre en place un nouveau standard pour les courses, ce qui implique moins de souffrance pour les pur-sang. » Comprenez : moins de souffrance, mais toujours de la souffrance… Et souffrance rime étrangement avec maltraitance. La PETA est profondément anti-courses et contre ce qu’elle appelle l’exploitation du cheval et de l’animal au sens général. C’est une partie d’échecs qui n’est pas finie.

Le Lasix est-il responsable des morts suite à des fractures constatées à Santa Anita ? Aucune étude scientifique ne le prouve. Même constat pour la cravache. L’interdiction soudaine surprend car elle ne répond pas à l’urgence de la mortalité excessive. Leonard Powell nous a dit : « L’association PETA a des liens assez forts avec Belinda Stronach. Le problème du Lasix n’est pas le Lasix en lui-même. Le problème est qu’on le donne le jour de la course et, vis-à-vis du public, elles ne souhaitent pas que l’on donne de médication le jour de la course. C’est probablement pour cela qu’il y a ce coup de hache. La PETA a l’idée que les chevaux qui saignent vont arrêter de courir, mais ce n’est pas le cas. Ce serait certes gentil d’avoir des sanctuaires avec des chevaux et qu’on puisse aller les voir, mais cela ne se passe pas ainsi. Ils veulent abolir tout ce qui n’est pas naturel car, dans l’idée animaliste, si l’on abolit tout ce qui n’est pas naturel, alors les chevaux vont moins souffrir… Et ce n’est pas forcément vrai. »

Et la piste de dirt ? Pour un certain nombre d’observateurs, l’interdiction du Lasix serait avant tout de la poudre de Perlimpinpin, pour reprendre une formule chère à Emmanuel Macron… Le groupe Stronach annonce une décision aussi forte pour détourner les esprits du fait que la piste – fermée et inspectée récemment pendant plusieurs jours – est le réel problème. Pas si simple, nous dit Leonard Powell : « L’accidentologie résulte d’une multitude de facteurs. Les pistes ont toujours été rapides ici. Nous essayons de faire attention. Je crois que le plus grand facteur ayant joué un rôle dans ces accidents est l’arrivée il y a six mois d’un nouveau manager, qui a voulu faire augmenter les chiffres et donc les partants. Nous avons eu beaucoup plus de pression et, six mois après, nous payons la casse… Nous avons des chevaux fatigués qui courent et là, il y a des dégâts. » Des chevaux fatigués… Sous médication comme les anti-inflammatoires, ce qui nous renvoie à l’interdiction positive de la "Bute".

Santa Anita, un peu comme Dallas ? La situation est tendue et difficile. Elle donne lieu à différents fantasmes et autres théories du complot, comme nous l’a expliqué Leonard Powell : « Beaucoup pensent qu’il s’agit d’une conspiration de Belinda Stronach pour fermer Santa Anita afin de vendre le terrain à des promoteurs immobiliers. C’est peut-être possible mais, pour moi, cela me semble un peu tiré par les cheveux ! »

Une théorie du complot qui revient en effet régulièrement dans les diverses réactions et qui peut être renforcée par un élément : Belinda Stronach est actuellement en procès contre un certain nombre de membres de sa famille, dont son père Franck Stronach. Ce dernier lui réclamerait, en dommages et intérêts, la modique somme de 520.000 millions de dollars canadiens. Belinda Stronach a aussi, en réponse, porté plainte contre son père notamment pour sa gestion jugée désastreuse du groupe. Bref, cela a un goût de Dallas et cela permet d’alimenter ce genre de théorie. Qu’elles soient vraies ou non.

Le retour de la Breeders’ Cup à Santa Anita en 2019 : maintenu ?

En 2019, c’est le retour de la Breeders’ Cup à Santa Anita, après des escapades sous le soleil de Del Mar et la pluie de Keeneland. Mais une Breeders’ Cup à Santa Anita ne veut pas dire une Breeders’ Cup sous les règles de Santa Anita ! Les courses de la Breeders’ Cup appartiennent à la Breeders’ Cup et l’organisation loue l’hippodrome, qui doit donc jouer selon les règles… en principe. Mais cette situation est tellement exceptionnelle qu’il est difficile d’affirmer quoi que ce soit. Jeudi, après les annonces du groupe Stronach, le comité de la Breeders’ Cup a annoncé son soutien à l’initiative. Leonard Powell nous dit : « On ne sait pas non plus ce qu’il va se passer pour la Breeders’ Cup. Normalement, ils ont le droit de faire ce qu’ils veulent. Ils ont dit qu’ils allaient soutenir l’initiative du groupe Stronach. Mais de la manière dont la chose a été faite et annoncée… Qui peut dire, publiquement, que c’est une mauvaise idée ? Si vous dites cela, vous affirmez qu’il faut continuer la médication et aller contre l’opinion publique. Même Del Mar… Del Mar ne va pas faire comme Santa Anita mais, publiquement, ils ont annoncé soutenir Santa Anita. En gros : on soutient mais bonne chance ! » Depuis, Del Mar et Los Alamitos ont d’ailleurs annoncé qu’ils n’interdiraient pas le Lasix.

Cravache interdite, et c’est déjà affiché ! L’une des autres mesures phare, outre la médication, du groupe Stronach, est l’interdiction d’utiliser la cravache, sauf pour des raisons de sécurité. L’image d’un cheval frappé par la cravache est devenue intolérable pour une grande frange du public potentiel – citadin – qui voit les animaux comme ses enfants… En tout cas, les professionnels de Santa Anita ont eu droit à une petite surprise au réveil, vendredi matin : « La cravache ? Ils ont annoncé cela jeudi et, vendredi matin, nous avons des écriteaux à Santa Anita qui ont poussé dans la nuit, spécifiant que la cravache n’est que pour la sécurité et qu’il n’y a plus le droit de taper les chevaux. Le matin, cela ne change pas grand-chose. Mais ce sera intéressant à voir l’après-midi ! » Ce sera intéressant aussi à suivre pour nous autres, Européens… Car nous serons peut-être amenés par la force des choses à prendre de telles mesures.

La réaction de Louis Romanet 

Louis Romanet, président de la Fédération des autorités hippiques (Fiah), a réagi aux annonces du groupe Stronach : « La Fiah, composée des organisateurs et autorités hippiques de plus de cinquante pays, a pour missions principales d’assurer la sécurité des hommes et des chevaux afin de garantir l’intégrité de notre sport. Une politique anti-dopage stricte, à l’entraînement comme en compétition, est de la plus grande importance pour sauvegarder le bien-être des chevaux et la régularité des courses. Je soutiens totalement les actions et décisions du groupe Stronach, qui aligne sa politique de médication sur les standards internationaux, notamment ceux inscrits dans l’article 6 de l’accord international sur l’élevage, les courses et les paris de la Fiah [IABRW, ndlr] (…) J’appelle toutes les autres juridictions et organisateurs de courses des États-Unis à adopter des règles strictes sur les principes de médication de l’article 6 de l’IABRW. Cette adoption, en plus de la mise en œuvre des principes récemment inscrits dans le Horseracing Integrity Act de 2019, permettra l’application au niveau international des mesures choisies pour protéger les chevaux, les jockeys et tous les acteurs de notre grand sport. »