PRIX PIERRE DE CASTELBAJAC (CLASSIC I) - Rien ne peut arrêter Genmoss

Courses / 11.05.2019

PRIX PIERRE DE CASTELBAJAC (CLASSIC I) - Rien ne peut arrêter Genmoss

TARBES, VENDREDI

Pierre Pilarski avait fait le déplacement jusqu’à Tarbes pour assister à la huitième course de l’invaincue Genmoss (Gentlewave) sur laquelle il est associé avec le haras du Bosquet. Malgré le poids, la pouliche a encore confirmé sa suprématie sur la catégorie en s’imposant de deux longueurs pour sa rentrée, tout en se montrant brillante durant une partie du parcours. Après avoir galopé au milieu des chevaux, la pouliche n’a laissé aucune chance à ses adversaires. Nathalie Desoutter a même pu se retourner à plusieurs reprises. Don Magno (Benevolo de Paban) est deuxième, à deux longueurs, avec 7,5 kg de moins que la gagnante. Le France (Vertigineux) se classe troisième à quatre longueurs.

Copropriétaire de Genmoss, Pierre Pilarski a déclaré au sujet de la pensionnaire de Didier Guillemin : « J’avais un peu d’appréhension car elle courait sous 63,5 kg tout en faisant sa rentrée, face à des chevaux qui avaient déjà couru une ou deux fois cette année. Nous sommes très satisfaits de sa prestation. Elle n’a pas pris un coup de bâton. Genmoss est invaincue en huit courses, c’est magique. Durant le parcours, elle était fraîche, je pense qu’elle avait envie d’y aller. Elle avait vraiment du gaz, on l’a bien vu dans les boîtes. Il y avait beaucoup d’attentes. On ne sait jamais comment les chevaux évoluent d’une année sur l’autre. Personne ne savait si elle avait toujours autant de marge. Apparemment oui ! »

Née pour gagner le Grand Prix des Pouliches. Genmoss est issue d’une bonne souche du haras du Bosquet. Son père, Gentlewave (Monsun), fait la monte au haras du Lion. Sa mère, Mossaka (Fast), a gagné la Poule d’Essai des 25 % et le Grand Prix des Pouliches, la grande course des femelles de cette race. À ce jour, les sept produits de Mossaka vus en course ont tous gagné en plat. Mossalis (Annapolis) avait été battue du minimum dans la Poule d’Essai des 25 %, tout comme sa sœur Mosacha (Zamouncho). Mais cette dernière fut tête de liste de sa génération, avec quatre victoires, dont le Grand Prix des Pouliches à 12,5 %. La deuxième mère a produit Cherco (Lavirco), qui a été le meilleur mâle de sa génération en plat à 3ans. Il s’est par la suite imposé dans les bonnes courses d’obstacle réservées aux anglos et compte 12 victoires pour plus de 250.000 € de gains. Sur les haies d’Auteuil, il a remporté le Prix Hubert de Navailles. La propre sœur de Cherco a produit la bonne Maelana (Annapolis). Cette lauréate de cinq courses a notamment gagné le Grand Prix des Pouliches à 12,5 %.