Rockemperor vendu à des propriétaires américains

International / 10.05.2019

Rockemperor vendu à des propriétaires américains

Rockemperor vendu à des propriétaires américains

Exactement un an après son achat à la breeze up Arqana, l’élève du haras du Mezeray Rockemperor (Holy Roman Emperor) va changer de casaque, lui qui courait jusqu’alors pour l’association de Claudine Escoubet, de la Scuderia Scolari, de Jérôme Vallier et de Pierre Beziat. Nicolas de Watrigant a réalisé la transaction et il nous a expliqué : « Il a été acheté par un groupe de propriétaires américains. Pour l’instant, il a deux objectifs qui sont complémentaires, le Qipco Prix du Jockey Club (Gr1) et le Belmont Derby (Gr1). » Sous l’entraînement de Simone Brogi – qui l’avait acquis après son breeze à Deauville – Rockemperor n’a jamais terminé plus loin que troisième en six sorties. Lauréat pour ses débuts au mois de septembre de ses 2ans, il a gagné le Prix Policeman (Classe 1) avant de se classer deuxième du Prix La Force (Gr3), à une encolure de Shaman (Shamardal).

Un marché très porteur. Les chevaux français réussissent bien aux États-Unis. À commencer par Sistercharlie (Myboycharlie), laquelle a reçu l’Eclipse Award de Champion Female Turf Horse pour ses remarquables performances en 2018 (Beverly D Stakes, Breeders' Cup Filly and Mare Turf, Coolmore Jenny Wiley Stakes & Diana Stakes, Grs1). La New York Racing Association a récemment annoncé en mars la création de deux triples couronnes sur le gazon qui vont se courir à Belmont Park et Saratoga. Le Belmont Derby fait partie de celles réservées aux mâles. Le marché des exportations vers les États-Unis depuis la France est très actif ces dernières années.

Les chevaux français s’adaptent bien. Nicolas de Watrigant est à l’origine de nombreuses transactions (Uni, A Raving Beauty, Thewayiam, Salsa Bella, Colonia, Monette, Nova Sol, La Feve, Malakeh…). L’homme de Mandore International Agency a aussi acheté plusieurs yearlings qui ont réussi outre-Atlantique comme Mekhtaal (deuxième des Northern Dancer Turf Stakes, Gr1) ou Mshawish (Donn Handicap & Gulfstream Park Turf Handicap, Grs1). Il nous a expliqué : « Les Américains adaptent leurs achats en fonction du programme de leur pays sur le gazon. Et la création de ces triples couronnes sur le turf aux États-Unis est une excellente nouvelle pour les courses françaises. En général, nos chevaux, en particulier les pouliches, s’adaptent bien à leurs épreuves, car elles savent changer de vitesse, compte tenu du fait qu’il y a régulièrement des courses d’attente en France. Ils savent aussi s’économiser durant le parcours. En outre, nos chevaux sont souvent relativement préservés dans leur jeune âge. C’est une chance pour certains sujets plus à l’aise en terrain léger qui ont parfois du mal à trouver des engagements en France. »