Le quatrième Jockey Club de Jean-Claude Rouget

Courses / 02.06.2019

Le quatrième Jockey Club de Jean-Claude Rouget

Sottsass offre un quatrième Prix du Jockey Club à Jean-Claude Rouget, après Le Havre(Noverre) en 2009, Almanzor(Wootton Bassett) en 2016 et Brametot**(Rajsaman) en 2017. Sottsass fait partie des poulains désormais stationnés dans l’antenne deauvillaise de l’entraîneur. Ce succès montre aussi la réussite de sa nouvelle organisation.

 

Un poulain avec encore de la marge.Sottsass est certainement un poulain amené à encore progresser, ne serait-ce que mentalement. Estimé par son entourage depuis toujours, il avait débuté par une quatrième place dans le Prix de Montaigu (Inédits), où Lone Peak(Lope de Vega) s’était imposé de bout en bout. Mais Sottsass laissait une belle impression, finissant fort après avoir été vu à l’arrière-garde. Sottsass a ouvert son palmarès lors de sa sortie suivante, le 26 octobre 2018, à Clairefontaine. Il battait un certain Flop Shot(New Approach), désinvolte lauréat du Prix de Guiche (Gr3) et qui aurait été l’un des favoris de ce Jockey Club si son entourage avait choisi de le supplémenter. Pour sa rentrée dans le Prix La Force (Gr3), Sottsass était très tendu, en écume dans le rond, et n’a pas fait sa course. Il a ensuite réalisé une démonstration dans le Prix de Suresnes (L), sur les 2.000m de Chantilly, prélude à son succès de dimanche.

Avant le "Jockey",  seules deux inquiétudes concernaient Sottsass : il n’avait gagné qu’en terrain souple et, mentalement, il pouvait se révéler très nerveux. Le poulain a balayé tous les doutes.

Jean-Claude Rouget étant souffrant et absent, c’est son assistant Jean-Bernard Roth qui l’a représenté. Il a expliqué : « Nous avons l’habitude d’être séparés avec Jean-Claude Rouget, même pour les plus grands événements, mais c’est particulier aujourd’hui… Jean-Claude va bien, il va revenir vite. Ce travail, nous l’avons mené ensemble, de longue date. Cela représente des jours et des semaines de travail. Il faut croire en ce que l’on fait, en nos chevaux. Aujourd’hui, ce que nous avons fait, c’est assez fantastique. C’est un poulain merveilleusement choisi, acheté par Michel Zerolo, entraîné par Jean-Claude, monté par un divin jockey [Cristian Demuro, NDLR], qui est l’homme des grands jours. Le poulain se présentait dans un état remarquable aujourd’hui. Certes, encore un peu fragile, mais avec un changement de vitesse hors du commun. Très peu de chevaux sont capables de fournir un tel changement de vitesse dans ce type de course, surtout dans une épreuve aussi rythmée, et sur une piste rapide. »

 

La méfiance des records.Lorsqu’on souligne auprès de Jean-Bernard Roth que Sottsass a signé les records de la course et de la piste, sa réaction est prudente : « Il faut souligner que la piste était dans un état remarquable. Nous n’aimons pas entendre que les records sont battus : c’est dangereux, au niveau de la capacité de récupération. Les chevaux peuvent se faire mal et c’est pour cela qu’il faut souligner l’état exceptionnel de la piste. Matthieu Vincent et son équipe ont réalisé un travail remarquable, même si les conditions climatiques ont fait que la piste s’est asséchée. Nous avons assisté à un spectacle fabuleux. »