Le bien-être animal devient la priorité des courses anglaises

International / 23.02.2020

Le bien-être animal devient la priorité des courses anglaises

Les courses anglaises viennent de dévoiler un ambitieux de plan de cinq ans autour du bien-être du cheval. Parmi les recommandations émises par le Horse Welfare Board, une réflexion sur la cravache.

Le Horse Welfare Board, un comité indépendant créé en avril 2019, est à l’origine d’un rapport (que vous pouvez télécharger via ce lien (http://media.britishhorseracing.com/bha/Welfare/HWB/WELFARE_STRATEGY.pdf), riche de plus de 130 pages. Voici les recommandations émises par ce comité :

- Encourager le développement d’une analyse comparative en matière de bien-être avec les autres activités hippiques. De cette analyse découlerait une liste de bonnes pratiques qui pourrait être utilisée comme démonstration des normes de bien-être appliquées dans le monde des courses.

- Établir un guide de bonnes pratiques en matière d’euthanasie, applicable à tous les secteurs du secteur économique des courses. Ce guide devra être communiqué à des publics extérieurs aux courses, pour qu’ils comprennent que l’euthanasie "éthique" fait partie des outils qui garantissent le bien-être animal.

- Créer un code d’éthique, qui pourrait inspirer une charte plus générale aux sports mettant en jeu des chevaux.

- Réaliser une vraie analyse comparative pour évaluer la sécurité des surfaces des hippodromes et des pistes d’entraînement.

- Surveiller les différentes techniques d’élevage, et définir les plus respectueuses pour l’animal.

- Continuer à améliorer le design, la visibilité, la structure des obstacles pour les rendre les moins accidentogènes possible.

- Conduire une consultation sur la cravache dès 2020. Le plus urgent est de revoir les sanctions en cas de mauvais usage de la cravache (dès le mois d’octobre). Ces sanctions peuvent être de l’ordre de la suspension ou pécuniaires. Cette consultation doit aussi être l’occasion d’envisager la restriction de l’usage de la cravache pour des questions de sécurité uniquement (pour encadrer un cheval par exemple).

- Réaliser un état des lieux sur la sécurité au moment du départ, notamment dans les stalles. Proposer des solutions si un problème de sécurité est mis en évidence.

- Examiner le lien entre les allocations attribuées aux chevaux les moins bien placés et les accidents. Si besoin, effectuer des changements.

- Appliquer les mêmes standards relatifs au bien-être dans les secteurs non contrôlés par la B.H.A., comme l’élevage, le préentraînement, la préparation aux ventes, le transport…

- Chercher un mode de financement pour la reconversion et la fin de vie des chevaux.

- Assurer la traçabilité du cheval de course, tout au long de sa vie, et également lors des périodes où il n’est pas sous contrôle de la B.H.A., y compris lorsqu’il se trouve dans une structure de reconversion.

- Parvenir à une modélisation prédictive des risques, en commençant par développer et améliorer celle qui existe déjà sur les obstacles.

- Collecter les données en matière de médication pour les corréler aux blessures et accidents mortels.

- Encourager la formation des professionnels et l’information des propriétaires au sujet du bien-être et de leur responsabilité vis-à-vis du cheval.

- Communiquer sur le bien-être en plaçant le cheval au cœur des campagnes, et en utilisant en mélange des données objectives et de belles histoires.

- Reconsidérer le message que les courses souhaitent délivrer au public et aux décideurs.

- S’assurer la capacité de financer de telles actions de communication.

- S’ouvrir aux autres disciplines hippiques et s’engager dans d’autres démarches autour du bien-être animal en général.