Le mot de la fin - Risque

Le Mot de la Fin / 02.02.2020

Le mot de la fin - Risque

Le monde de l’assurance a besoin de statistiques pour établir le risque propre à chaque activité. C’est ainsi que Tim Parkin, professeur à l’université de Glasgow, a donné une conférence dans les locaux londoniens de la Lloyd's à la fin du mois de janvier. Le Racing Post a publié une synthèse de son intervention. En compilant de grandes quantités de données, des deux côtés de l’Atlantique et à Hongkong, ce spécialiste de l’épidémiologie vétérinaire est arrivé à la conclusion suivante : les chevaux qui commencent à courir à 2ans ont un squelette plus fort, ce qui réduit le risque de blessure lors de la suite de leur carrière. De même, les entiers ont un taux de blessure plus élevé. Et c’est aussi le cas des sujets courant sur des pistes en dirt dans le cas où le terrain n’est pas rapide. Les sauteurs anglo-irlandais issus du plat sont moins souvent blessés que ceux ayant débuté directement sur les obstacles. Selon Tim Parkin, une importante charge de travail à l’entraînement réduit le risque d’accident en course sur les obstacles.

Dans 99,9 % des départs en course, aucun accident mortel n’est à déplorer pour un galopeur outre-Manche, si bien que descendre en dessous de ce seuil apparaît difficile pour le scientifique. Il souligne le fait qu’interdire de compétition les 5 % les plus à risque de la population reviendrait à éliminer beaucoup de chevaux qui sont dans les faits capables de faire carrière sans blessure. Aux États-Unis, les progrès récents en matière d’accidents mortels sont selon lui liés aux facteurs suivants : des chevaux entraînés plus tôt, qui restent plus longtemps chez le même entraîneur, qui courent moins régulièrement et moins souvent dans des épreuves de courtes distances.