Le travestissement du Prix du Jockey-Club a rabaissé les courses françaises au niveau où elles se trouvent

Courses / 03.02.2020

Le travestissement du Prix du Jockey-Club a rabaissé les courses françaises au niveau où elles se trouvent

Le travestissement du Prix du Jockey-Club a rabaissé les courses françaises au niveau où elles se trouvent

Par David Powell

« Je trouve qu’il est inutile de s’attarder sur les ratings qui ne sont qu’un jugement subjectif (et encore, issu d’un comité...) tempéré par moult négociations, dans l’irresponsabilité totale (ce handicap-là ne sera jamais couru), alors que le résultat des courses est par nature objectif. La fameuse citation de Tesio sur le poteau d’arrivée en témoigne, bien qu’elle soit en général mal interprétée. Et c’est grâce à cette sélection rigoureuse que la race est devenue ce qu’elle est aujourd’hui. Par contre, il est vrai qu’une analyse globale de l’effectif retenu pour figurer dans les ratings peut être significative : que ce soit au niveau des étalons ou des intervenants (entraîneurs, éleveurs, pays d’élevage ou d’entraînement).

On constate aussitôt l’effet nocif du raccourcissement général des distances en France sur la qualité de nos courses. Le Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1) figure en tête et c’est une course sur 2.400m. Ensuite, pour retrouver une épreuve française, il faut remonter à la 17e place, avec le Prix du Jockey-Club (Gr1, 2.100m)…

Il est amusant que Waldgeist (Galileo), premier ex aequo du classement international, soit aussi bien revendiqué par la France que par l’Angleterre, selon quelle presse on lit…

Parmi les ratings 115 à 115 ou plus, on trouve 44 anglais, 20 irlandais... et 14 chevaux entraînés en France. Dès lors, il n’est pas étonnant que la moindre Listed française soit une proie facile pour un cheval de handicap anglais. Le seul entraîneur français avec plusieurs chevaux au sein de cette élite n’est autre qu’André Fabre avec quatre pensionnaires. Il figure à la 17e place... Décidément, le travestissement du Prix du Jockey-Club, avec un raccourcissement général du programme par contrecoup (comme quelqu’un qui essaye de remettre une table d’aplomb en coupant les pieds, successivement, jusqu’à se retrouver avec une table basse...) a rabaissé les courses françaises au niveau où elles se trouvent. Et ce n’est pas fini si on ne redresse pas la barre... »