Gilles Chaignon : « Sur le centre d’entraînement de Dragey, il y a toujours autant de chevaux »

Courses / 05.04.2020

Gilles Chaignon : « Sur le centre d’entraînement de Dragey, il y a toujours autant de chevaux »

Malgré l’arrêt brutal des courses en France, Gilles Chaignon ne manque pas de travail du côté de Dragey-Ronthon, dans la Manche. L’entraîneur, propriétaire et éleveur de chevaux nous a confié : « Nous avons réduit l’entraînement pour certains vieux chevaux qui étaient déjà bien prêts ou qui avaient déjà couru cette année. D’autres sont partis au pré pour profiter de l’herbe pendant un mois. Ici le travail, ce n’est pas cela qui manque : nous avons eu le temps de débourrer tous les poulains, de mettre quelques jeunes au point et nous nous sommes aussi occupés des poulinages. Actuellement, j’ai une dizaine de chevaux à l’entraînement. J’ai autant de chevaux d’obstacle que de plat et j’entraîne pour le haras de l’Étoile. Les noms de leurs chevaux se terminent par Sport et ce sont surtout des chevaux de plat. Au trot, ils ont déjà une belle réussite et cela commence à bien prendre au galop. L’année dernière, ils ont gagné le Prix Albert Viel (Gr1) à Vincennes avec Guillermo Sport (Orlando Sport). Justement, à l’entraînement, j’ai Estonia Sport (Cat Junior) qui a terminé deuxième à Auteuil le mois dernier. Quand les courses se sont arrêtées, elle était vraiment prête à bien courir. C’est une jument qui aime le lourd et malheureusement, quand les courses vont reprendre, je ne pense pas retrouver le terrain qu’elle apprécie. En attendant que la situation se décante, je me tiens informé. Je lis l’actualité, les interviews des entraîneurs, et celle de François Nicolle m’a interpellé. C’est sûr que pour certains d’entre nous, la reprise des courses va être très difficile. S’il y a deux représentants de François Nicolle par course d’obstacle en province, cela va être encore plus dur, et encore plus si les allocations sont diminuées. Sur le centre d’entraînement de Dragey il y a toujours autant de chevaux. Les deux grosses maisons ici sont celle de Dominique Bressou et Patrice Quinton. Ils sont toujours à cheval et je ne pense pas que leurs effectifs soient réduits. Je me rends sur le centre d’entraînement un jour sur deux. Concernant le personnel des pistes, il y a eu du changement. Il y avait trois salariés pour entretenir le centre et maintenant ils y vont un par un, ce qui fait que les hersages sont un peu moins réguliers. Récemment, les pistes d’obstacle qui étaient ouvertes deux fois par semaine ont été fermées pour une semaine ou deux car elles nécessitent trop d’entretien. J’ai quand même la chance de pouvoir emmener mes chevaux sur les pistes en camion. En général, les gendarmes nous laissent tranquilles. Ils savent que nous ne sommes pas là pour nous promener. »