L’écurie d’Adrien Lacombe se maintient à flot

Courses / 06.04.2020

L’écurie d’Adrien Lacombe se maintient à flot

Installé à Senonnes, Adrien Lacombe veille actuellement sur un effectif de 24 chevaux. Auteur d’un bon début d’année, le professionnel n’a pas encore été réellement impacté par la crise. Comme la plupart de ses confrères, il continue de faire travailler ses chevaux dans l’espoir d’une reprise proche des courses. Ce lundi, Adrien Lacombe nous a expliqué : « Seulement deux chevaux sont partis au pré, et trois jeunes en pleine croissance vont repartir à la bonne herbe. J’ai gardé toute mon équipe au complet. Les chevaux font un petit canter d’entretien tous les deux jours, afin qu’ils ne soient pas trop frais. Je fais sauter mes jeunes chevaux deux à trois fois par semaine et les "vieux" une fois par semaine, comme d’habitude. La seule chose qui a changé dans le travail, c’est que nous ne faisons pas de vrais galops un peu poussés. J’espère que les courses reprendront début mai, ce qui n’est pas écrit… Si cette crise dure plus longtemps, cela aura de vraies conséquences, et nous serons peut-être obligés de nous organiser différemment. J’ai la chance d’avoir une bonne clientèle, dont la plupart a les reins solides. J’ai une petite structure, mais je reste optimiste. J’ai fait une bonne saison 2019, et également un bon début d’année 2020. Nous avons fait quelques allers-retours à Pau, où ça s’est bien passé, puisque les chevaux ont fait l’arrivée presque à chaque fois. Le coefficient de réussite de l’écurie est très bon ; au niveau trésorerie, je pense pouvoir tenir encore deux mois. Je ne suis pas le plus à plaindre. Ce qui est embêtant, c’est qu’on travaille dans l’inconnu ; on ne sait pas quand on va vraiment pouvoir travailler nos chevaux… »

Gooaaal, un espoir pour les Groupes. Invaincu cette année en deux sorties sur le steeple, Gooaaal (Coastal Path) est le fer de lance actuel de l’écurie. Le poulain reste sur une facile victoire de bout en bout dans le Prix d’Avranchin à Compiègne, en terrain très lourd. Il devançait alors Garfield ** (Doctor Dino), qui a prouvé sa qualité l’année dernière en remportant ses deux premières courses sur les haies, avant de conclure deuxième du Prix Général de Saint-Didier (Gr3). À l’image d’un certain Bon Augure (My Risk), lauréat du Prix des Drags (Gr2) en 2017, Gooaaal défend la casaque de Lynne MacLennan, qui détient le cheval en association avec le haras de Saint-Voir. Adrien Lacombe nous a donné des nouvelles de cet élément prometteur : « Gooaaal va très bien. J’avais prévu de lui faire courir un steeple pour 4ans à Auteuil, avant le diriger vers les Groupes. J’ai de gros espoirs avec lui. C’est un cheval qui a bien évolué depuis l’année dernière. Au début, on le montait sage à l’arrière-garde, mais il se contractait sur la main du jockey. Il a fallu plusieurs courses pour l’analyser, et nous avons compris qu’il ne fallait pas l’embêter. Muni de bouchons et d’un bonnet, et monté devant, à sa main, le cheval respire et finit ses courses. »