En Nouvelle-Zélande, l’État vient au soutien des courses

International / 13.05.2020

En Nouvelle-Zélande, l’État vient au soutien des courses

Le gouvernement de la Nouvelle-Zélande a annoncé un financement de 72,5 millions de dollars néo-zélandais (40,7 M€) pour soutenir les courses et lancer la réforme de ce secteur touché par une crise très grave. C’est Winston Peters, ministre des courses (ainsi que des affaires étrangères et vice-Premier ministre,) qui a présenté le plan.

La tranche la plus importante de ce financement – 26 millions (14,6 M€) – représente un soutien de toute urgence à la Racing Industry Transition Agence. Cette agence est en charge de la réorganisation du système, étudiée par l’Australien John Messara, ainsi que la gestion du PMU local. Le financement est indispensable pour couvrir les dettes. C’est aussi avec 24 millions (13,47 M€) que le gouvernement aidera l’agence, ainsi que les trois branches concernées (galop, trot et courses de lévriers), à garantir le fonctionnement des courses.

Deux nouvelles P.S.F. seront construite. Vingt millions de dollars néo-zélandais (11,23 M€) sont dédiés à la construction de deux P.S.F. : l’une à Awapuni, dans l’île du nord, et l’autre à Riccarston, dans l’île du sud, sachant qu’une troisième est déjà en construction à Cambridge. Ces P.S.F. sont un outil très important dans ce pays au climat pluvieux où, souvent, les réunions sont annulées en raison du mauvais temps.

Le reste de l’enveloppe est destinée au ministère de l’Intérieur pour la lutte contre le jeu clandestin, qui entraîne un gros manque à gagner pour les courses en Nouvelle-Zélande. Winston Peters, une figure très importante dans le gouvernement, a dit : « Le secteur des courses est sous-estimé mais il apporte à l’économie du pays 1,6 milliard (898 M€) par an et offre 15.000 emplois à temps plein et 60.000 avec les secteurs connexes. L’élevage et les courses sont de haut niveau et sont importants pour les exportations. »

Pas de courses jusqu’en juillet. Les courses en Nouvelle-Zélande sont bloquées depuis le 23 mars. La reprise est annoncée le 3 juillet. On peut penser à un excès de prudence du gouvernement de Jacinda Arden car la Nouvelle-Zélande est un des pays le moins frappé par le Coronavirus, avec 21 personnes décédées, et 1.147 personnes infectées. C’est sans compter qu’il s’agit d’un pays assez particulier de cinq millions d’habitants, où le gouvernement est composé d’une coalition du parti travailliste de Jacinda Arden, de New Zealand First (le parti souverainiste de Winston Peters) et du parti écologiste.