EN RÉGIONS - Strasbourg vous donne rendez-vous le 16 mai

Courses / 06.05.2020

EN RÉGIONS - Strasbourg vous donne rendez-vous le 16 mai

Les décisions favorables aux réouvertures de champs de courses se succèdent. La Société de courses de Strasbourg a appris l’heureuse nouvelle le week-end dernier : elle pourra recourir le 16 mai prochain. Lucien Matzinger, son président, fait un point alors que la reprise approche.

La joie de reprendre est d’autant plus grande que le Grand-Est a été l’une des régions les plus touchées par l’épidémie de coronavirus. Lucien Matzinger, par ailleurs président du Conseil régional du Galop, nous explique : « Nous avons l’accord du maire de Hoerdt, Denis Riedinger, et du sous-préfet d’Haguenau-Wissembourg, Christian Michalak, pour que l’hippodrome organise une réunion le 16 mai. Ensuite, il faut faire une demande d’ouverture à la préfecture. Celle-ci avait été faite en début d’année. Mais là, avec cette crise et comme les dates ont changé, nous avons été obligés de la refaire. Il s’agit seulement d’une déclaration d’ouverture complémentaire, et non d’une demande exigeant une réponse formelle. Comme nous l’a réaffirmé Pierre Préaud, le secrétaire général de la Fédération nationale, pas de réponse vaut acquiescement. »

Des pistes prêtes. Trois employés ont été mis au chômage partiel dès le début du confinement. Un salarié s'est occupé du centre d'entraînement qui est toujours resté ouvert et a été entretenu régulièrement. Les pistes ont été à plusieurs reprises fauchées et arrosées. Lucien Matzinger poursuit : « Le 13 avril, nous avons fait revenir un ouvrier et l’ensemble de l’équipe est revenue le 20. Tout a été remis en place. Nous avons rouvert la piste en gazon fin avril. Le nombre de chevaux à l’entraînement est resté stable. Depuis lundi, les entraîneurs occasionnels, principalement les permis d’entraîner, qui n’avaient pas accès au site jusqu’à présent, peuvent revenir. Nous avons pu rouvrir la piste en gazon dans les temps, ce qui est une excellente chose en vue de la réouverture de l’hippodrome, sachant que le 16 mai, dix courses sont à l’affiche, dont trois d’obstacles. »

Un accueil des professionnels modifié. Plus que la qualité des pistes, ce sera l’accueil des socioprofessionnels, dans le strict respect du protocole sanitaire préétabli, qui sera scruté de près. Lucien Matzinger nous a dit « Nous y réfléchissons depuis une dizaine de jours. Nous avons acté qu’un seul accès à l’hippodrome sera possible. Les voitures particulières seront dirigées vers un parking et les vans d’un autre côté. Pour être en règle avec le protocole sanitaire, nous avons décidé que les commissaires s’installeront dans le salon des propriétaires, plus grand. Les femmes jockeys auront pour vestiaire celui des hommes et les hommes, eux, occuperont le hall des paris, qui, en raison du huis-clos, sera bien évidement vide. Il nous reste à rendre les lieux plus confortables, notamment en installant davantage de chaises et de bancs, et ce sera parfait. Les douches et les saunas resteront fermés. En ce qui concerne la restauration, un kiosque est prévu. Il fera de la vente à emporter, avec des marquages des sols pour maintenir les distances nécessaires. Ce ne sera pas de la "grande restauration", uniquement des sandwichs et d’autres petites choses à emporter. » Pour les professionnels effectuant le déplacement, nombre d’entre eux ont sollicité la Société de courses afin d’en savoir plus sur les conditions d’hébergement dans les environs : trois hôtels proches de l’hippodrome sont ouverts.

Une situation encore tenable. Concernant l’équilibre financier de sa Société de courses, mis à mal par l’annulation de réunions et le huis-clos forcé, Lucien Matzinger reste serein : « Financièrement, pour l’instant, nous tenons le coup. Bien sûr, la gestion n’a pas été la même que d’habitude et nous l’analyserons plus tard. Ce qui est sûr, c’est que les finances vont bien. La Fédération peut s’occuper d’autres sociétés, celles dont les situations financières, malheureusement, sont plus précaires, pour le paiement des charges fixes et variables. Nous allons récupérer trois réunions prévues initialement à Wissembourg, deux P.M.H. et une autre qui va se transformer en premium, le 21 mai, le 8 juin et le 28 juin. Au total, nous "perdons" deux jours de courses car cinq de nos réunions ont été annulées. Le rythme va être assez élevé, avec une réunion toutes les semaines. » Lucien Matzinger conclut : « Nous sommes impatients de rouvrir l’hippodrome pour le bien des professionnels notamment, en espérant que le PMU arrive à trouver de nouveaux clients et à faire redémarrer l’activité des paris. C’est ça le plus important, le volet financier. Au départ, les sociétés-mères perdront de l’argent, c’est une certitude, tant que le PMU n’aura pas atteint son niveau de rentabilité. »