Grande-Bretagne : on devrait y voir plus clair jeudi

International / 04.05.2020

Grande-Bretagne : on devrait y voir plus clair jeudi

La British Horseracing Authority est au travail sur un programme de reprise des courses le vendredi 15 mai. Plusieurs rendez-vous ont eu lieu la semaine dernière entre la B.H.A. et le gouvernement, mais la société-mère anglaise ne veut pas, pour le moment, annoncer dans les détails son plan, en attendant les nouvelles règles de confinement qui seront divulguées jeudi. La cote de la reprise avant juin est tombée à 0,62/1 sur Betfair. Un porte-parole du site de betting exchange a expliqué : « C’est un bon signal pour les courses car nos clients avaient soutenu le déroulement du Festival de Cheltenham ainsi que l’annulation du Grand National. »

Onze Groupes et 37 Listeds perdues. C’est la lumière au bout du tunnel et les premiers hippodromes à rouvrir seront fort probablement Lingfield et Newcastle, une mise en bouche avant deux week-ends qui proposeront, d’après le programme provisoire, seize Groupes, dont les quatre traditionnels préparatoires pour les Guinées, à l’affiche les 22 et 23 mai, alors que les Lockinge Stakes (Gr1) et les trials pour le Derby (Dante et Musidora Stakes) auront lieu le week-end suivant. La B.H.A. a lancé un appel aux candidatures d’hippodromes prêts à organiser les courses selon un calendrier provisoire et gardé secret. Onze Groupes et 37 Listeds, à l’affiche en mai, dont tout le célèbre meeting de Chester, sont d’ores et déjà annulés. Le premier week-end de juin offrira les Guinées et la Coronation Cup (Gr1) qui, pour une année, quittera Epsom pour Ascot. En attendant le feu vert du gouvernement, il reste à savoir quand les frontières seront ouvertes, car jusqu’au 31 mai, les étrangers ne peuvent pas venir en Angleterre.

Roger Charlton, le philosophe. Les professionnels se préparent à la reprise. Roger Charlton, qui entraîne la favorite des 1.000 Guinées Quadrilateral (Frankel), a déclaré à Racing TV : « On sait que, pendant quelques années, la vie ne sera plus la même qu’avant. Il faudra accepter que le Derby soit couru avec 500.000 livres d’allocations et pas 1,2 million. C’est mieux que ne pas courir du tout. On a gardé les Groupes et les classiques, même s’ils ne seront pas courus à la date et sur les hippodromes initiaux. Nous, les entraîneurs, sommes confrontés tous les jours aux coups du sort. Un cheval peut tousser ou boiter le jour précédant la grande course. Il faut faire notre job et rester optimistes. »

L’Irlande dans le brouillard. La situation en Irlande n’encourage guère à l’optimisme. Horseracing Ireland est en attente de nouvelles du gouvernement. Le confinement a été prolongé jusqu’au 18 mai et les manifestations sportives, même à huis-clos, ne sont pas autorisées jusqu’au début de la phase trois, c’est-à-dire le 29 juin, un jour après le Derby irlandais. La société-mère a demandé au gouvernement un avis sur la reprise des courses, pas spécifiées dans le dernier décret, en soulignant que tout était prêt.