L’Espagne avance (à petits pas) vers une reprise

International / 08.05.2020

L’Espagne avance (à petits pas) vers une reprise

L’Espagne avance (à petits pas) vers une reprise

La loterie d’État espagnole (LAE), qui prend les paris sur les courses, va se réunir ce dimanche pour établir un plan de bataille pour la reprise de l’activité. C’est un premier pas, indispensable pour envisager le retour de la compétition. Dans le meilleur des cas, les points de vente de la LAE pourraient rouvrir le 18 mai. Mais Madrid étant dans une zone très touchée par le virus, une reprise des courses ne devrait pas avoir lieu le 24 mai, comme nous l’a confirmé notre confrère Jaime Salvador (Black Type Magazine). En effet, Madrid n’aura pas encore passé la première phase du plan de sortie du confinement. La capitale ibérique va rester encore une semaine avant d’activer la première phase de ce plan. Dans le meilleur des cas, cette phase 1 débutera le 18 mai et la phase 2 le 1er juin à Madrid. Dans ce cas de figure, l’hippodrome de la Zarzuela ne pourra pas organiser de courses avant le 1er juin. Ce qui signifie que le calendrier serait à revoir et que la saison madrilène s’étalerait jusqu’au début du mois de juillet. Mais alors, où trouver les chevaux pour faire Madrid et San Sebastian, qui devraient pouvoir, compte tenu de la situation au Pays basque, débuter la saison le 3 juin, comme prévu ? De plus, quelles seront les allocations ? En effet, si certains Grands Prix proposaient 30.000 € au gagnant, il serait possible que ces montants soient revus à la baisse comme dans la grande majorité des pays. Pour rappel, l’Espagne ne fonctionne pas comme la plupart des autres pays de courses. Les allocations ne dépendent pas exclusivement des enjeux (très faibles). C’est la loterie d’État qui détermine les allocations, soit un modèle qui risque d’être un jour en danger, surtout dans un pays déjà en crise avant le coronavirus. Si un beau matin, la LAE dit qu’elle veut fermer le robinet, plus d’allocations et plus de courses... D’où l’intérêt de développer les paris indépendamment des jeux de loterie, mais cette fois, ce sont les communautés autonomes qui sont un frein à ce développement. Un casse-tête digne d’un film d’Almodovar.