Le beau dimanche de Benjamin Gelhay

Courses / 22.06.2020

Le beau dimanche de Benjamin Gelhay

Par Lou-Salomé Lellouche

Dimanche à Lyon-Parilly, Benjamin Gelhay a réalisé un coup de trois en selle sur Sainseinoise (American Post), Mets la Ouache (Saônois) et Derby de Tendron (Voix du Nord).

Jour de Galop. – Vous avez bien failli remporter les quatre courses d’obstacle ce dimanche. C’était attendu ?

Benjamin Gelhay. – Je m’attendais à bien courir mais pas à gagner trois courses. Je suis assez surpris. Avant le coup, je souhaitais gagner l’une des deux belles, surtout avec Derby de Tendron, car je l’avais monté sagement dans la préparatoire. Avec Mets la Ouache, c’est surtout Mathieu Pitart qui se voyait gagner, car moi, je n’avais jamais fait de bonne performance avec elle. Concernant Sainseinoise, sa deuxième place le 6 juin est très bonne. Dimanche, elle était en parfaite condition pour gagner et elle le fait très facilement. Elle a clairement le potentiel pour courir à Auteuil ou Compiègne. Et je trouve qu’elle n’est pas au maximum de ses capacités. C’est une jument qui s’économise pendant le parcours et je suis tout le temps en train de la soutenir. Je suis certain qu’à l’avenir, elle va gagner une bonne course. C’est une jument à suivre pour la fin de l’année.

Dans le dernier tournant, vous êtes encore assez loin d’Écume Atlantique avec Derby du Tendron. À quel moment avez-vous su que vous alliez remporter le Grand Steeple-Chase de Lyon ?

Entre les deux dernières difficultés, quand nous étions tous sur la même ligne, j’ai plongé à l’intérieur pour venir entre Écume Atlantique (Satri) et Colonel d’Aumont (Nickname) et il a mis un vrai coup de rein. À ce moment-là, je savais que nous avions gagné. C’est vrai qu’il est très surprenant car au début, il n’était pas capable de faire cela. Il s’est vraiment amélioré. Il est devenu beaucoup plus dur et je pense qu’il le sera d’autant plus lors de ses prochaines sorties. Avant, quand on lui demandait d’accélérer plusieurs fois pendant le parcours, il ne savait pas le faire. Maintenant, il peut suivre une cadence sans problème.

Où travaillez-vous le matin ? Quels sont vos objectifs cette année ?

Je suis freelance. Je monte pour les entraîneurs de Chazey-sur-Ain comme Mathieu Pitart, Philippe Decouz, Nicolas Bellanger, Stéphane Éveno... J’ai un objectif mais cela sera plutôt pour l’année prochaine. Comme j’ai remporté le Grand Steeple-Chase et la Grande Course de Haies de Lyon, je veux aussi remporter le Grand Cross. Je pense que cela va être possible car en ce moment, je monte un bon cheval dans cette discipline qui s’appelle Black’n Roses (Bach). Il est entraîné par Hubert Despont, qui n’a pas beaucoup de chevaux. Quand je le monte, il me laisse entrevoir de très belles choses. En attendant, je continue de monter sérieusement, mais sans me prendre au sérieux.