Warhol

Le Mot de la Fin / 21.08.2020

Warhol

Ses sérigraphies de Marilyn ou de Jackie Kennedy ont fait plusieurs fois le tour du monde. Les visages sont en noir et blanc ; le maître y dépose une ou plusieurs taches de couleur. On les a tellement vus et revus que la technique est devenue un poncif artistique. L’art s’industrialise et s’universalise. Des gens fortunés paient (30.000 $) pour avoir un Photomaton coloré vite fait par un assistant du studio… Non seulement Andy Warhol ne s’en plaint pas mais il revendique ce stakhanovisme ! En 1978, il fait ce qu’il veut, puisque son mètre-étalon, c’est la gloire, et que la gloire, il l’a depuis plus d’un quart heure et compte bien la garder plus d’un quart d’heure encore.

Sur les conseils de l’un de ses amis, il se lance dans une série de portraits de sportifs. Dix stars sont choisies. Un vrai hall of fame : Pelé (football), Muhammad Ali (boxe), O. J. Simpson (football américain), Kareem Abdul-Jabbar (basket), Chris Evert (tennis), Jack Nicklaus (golf), Dorothy Hamill (patinage), Tom Seaver (baseball), Rod Gilbert (hockey)… et Willie Shoemaker, l’un des grands jockeys américains du XXe siècle. Chacun d’eux touchera 15.000 $ pour avoir posé. Mais, avec cette série de champions américains, baptisée Athletes, c’est Warhol qui tire le gros lot, en encaissant au passage 800.000 $ !

Sa sérigraphie de Shoemaker, d’environ 1m x 1m, est parfois passée en vente. La dernière fois, elle a été adjugée près de 500.000 $. Warhol est toujours bankable. Avis aux amateurs.

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