L’exploit de Thomas Journiac

Courses / 18.10.2020

L’exploit de Thomas Journiac

Auteuil, dimanche

Passé par les courses de poneys – il a d’ailleurs participé à la JDG Cup cet été à Deauville –, le jeune Thomas Journiac, seize ans, n’avait jamais monté en obstacle. Et pour une première, il s’impose sur les gros obstacles d’Auteuil ! David Cottin lui avait confié le bon Ajas (No Risk at All), gagnant de huit courses et placé de Groupe, avec pour seuls ordres de « le monter pour lui ». Et c’est ce qu’il a fait ! Constamment parmi les premiers, et brillant en début de parcours, "trimballant" un peu son jeune partenaire, le futur lauréat a rapidement pris les commandes de l’épreuve. Et c’est dans cette position qu’il abordé la ligne droite. Seule Darling des Bordes (Balko) a tenté, en vain, de le suivre dans la phase finale. Mais Ajas et Thomas Journiac étaient au-dessus du lot et ils s’imposent de six longueurs devant Freddy Tett, en selle sur Darling des Bordes.

Journiac devant Journiac. Fils de l’entraîneur Pascal Journiac, Thomas Journiac est le frère de Thibault Journiac, troisième de ce Prix Duc d'Alburquerque. Le gagnant a déclaré : « Merci à David Cottin et son équipe, également au propriétaire. J'ai été un peu trimballé, j'ai juste laissé glisser mon cheval. Depuis tout petit, je rêvais de monter ici. J’ai passé mon stage il y a deux semaines, avant de monter deux fois en plat au Pin. Avant la dernière haie, je me suis retourné et j’avais du mal à réaliser. Je voulais m’assurer que j’allais vraiment gagner. Je suis en classe de première. Je vais continuer l’amateurisme en parallèle des études. »

Pascal Journiac a déclaré au micro d’Equidia : « Je suis ému. Vous voyez votre fils pleurer, c'est beau. Je remercie David et son entourage. Il m'avait dit qu'il voulait faire débuter les gamins. Selon moi, ils étaient un peu tendres. Je les avais emmenés mercredi dernier sauter. Et j'avais dit à David que la décision lui revenait. Je suis très fier. Je ne devrais pas dire ça, mais j'ai tout fait pour les écœurer. Mais ça n'a pas marché en fin de compte. Une chose est sûre, ce sont des travailleurs. Tous les matins, ils se lèvent à 6 h pour aller monter avant l'école. Parfois, je me dis que j'ai été un peu dur avec eux, mais peut-être qu'ils me remercieront après. »

Le cousin d’un placé de Listed sur les haies australiennes. Élevé par son propriétaire, Ulf Sjoberg, Ajas est un fils de No Risk at All (My Risk), étalon au haras de Montaigu. La mère d’Ajas, Seraglio (Singspiel), a gagné un bumper sur 3.500m à Market Rasen, alors qu’elle était âgée de 4ans. Morte en 2015, elle a aussi produit Goddess Freja (Kapgarde), lauréate de trois courses sur les obstacles français.

Deuxième mère d’Ajas, Dream Quest (Rainbow Quest) a terminé deuxième du Prix Joubert (L). Elle a été mise à la reproduction chez Hesmonds Stud où elle a donné sept gagnants. On lui doit notamment Dream Along (Sinndar), gagnante à 3ans sur les haies de Newton Abbott. Dream Quest est aussi la deuxième mère de Galiando (Galileo), placé de Listed sur les obstacles… en Australie ! C’est la famille de Vision of Night (Goldene Peitsche, Gr2, Prix de Meautry, Gr3), Baroon (deuxième du Derby allemand, Gr1), Struggler (Prix de Saint Georges, Gr3) et My Top (Derby italien, Gr1).

 

 

 

Take Risks

 

 

My Risk

 

 

 

 

Miss Pat

 

No Risk at All

 

 

 

 

 

Simply Great

 

 

Newness

 

 

 

 

Néoménie

AJAS (H6)

 

 

 

 

 

 

In the Wings

 

 

Singspiel

 

 

 

 

Glorious Song

 

Seraglio

 

 

 

 

 

Rainbow Quest

 

 

Dream Quest

 

 

 

 

Dreamawhile