TATTERSALLS OCTOBRE BOOK 2 : LE FAIT MARQUANT : le cap de quarante millions franchi nettement

International / 14.10.2020

TATTERSALLS OCTOBRE BOOK 2 : LE FAIT MARQUANT : le cap de quarante millions franchi nettement

Lundi, avant le coup d’envoi du book 2 de Tattersalls Octobre, le plus optimiste des vendeurs aurait signé les yeux fermés pour un chiffre d’affaires de quarante millions de Guinées (46,37 M€), c’est-à-dire une baisse autour de 20 % par rapport à 2019. Le marché a surfé sur la vague de la confiance et malgré la crise, le cap des quarante millions a été franchi autour de 16 h mercredi, avec encore presque 130 yearlings restant à vendre. La troisième et dernière session s’est terminée après le bouclage du journal et vous trouverez les statistiques détaillées dans notre prochaine édition. Mais même un écolier de première, pas très bon en maths, peut dire que la vente a affiché le quatrième meilleur résultat de l’histoire. C’est mieux que sauver les meubles et de bon augure en vue de la vente d’octobre de Deauville. Le top price provisoire a été payé par Gainsborough Thoroughbred, c’est-à-dire Simon Crisford, agissant pour M.V. Magnier. Auriez-vous imaginé ça il y a cinq ans ? L’ex-racing manager de Godolphin qui achète pour Coolmore ? Le top price est une pouliche, qui appartient à la première génération de Churchill (Galileo). Le double lauréat des Guinées et champion des 2ans avait déjà eu une pouliche adjugée 350.000 Gns lors de la première session. Crisford est monté à 340.000 Gns (394.000 €) pour avoir celle-ci. La mère, Pussycat Lips (Holy Roman Emperor), s’est placée dans un Gr3 aux États-Unis et a donné deux black types. C’est via un autre courtier, Cormac McCormac, que M.V. Magnier a acheté pour 325.000 Gns (377.000 €) une pouliche par Mastercraftsman (Danehill Dancer), issue de Simkana (Kalanisi), une demi-sœur du champion Sinndar (Grand Lodge).

L’INDICATEUR CLÉ

La hausse des vendus à plus de 200.000 Gns

Les yearlings du book 1 cachés dans le book 2 ont reçu un excellent accueil. L’année dernière, trente-six lots ont été adjugés à 200.000 Gns (232.000 €) ou plus. Alors que quatre-vingts yearlings étaient encore attendus sur le ring, le cap a été franchi avec quarante-deux lots, issus de trente et un étalons différents, à avoir dépassé ce seuil. Un indicateur à la hausse, c’est exceptionnel cette année ! En attendant les statistiques de fin de vente, on peut noter que la baisse du prix moyen avoisine les 4 %. Cet indicateur, à 75.000 Gns (92.500 €), est très positif, tout comme le taux de vendus à 85 %. Shadwell a confirmé sa confiance dans cette vente et a encore acheté plus de trente yearlings, en dépassant largement les quatre millions de Guinées. Demi O’Byrne agissant pour Peter Brant a investi plus d’un million pour cinq lots.

ET LA FRANCE ?

Les étalons français très bien accueillis

La troisième session était la moins française et on peut donc se concentrer sur quelques chiffres sur les étalons. Six étalons qui ont stationné en France en 2018 avaient des yearlings en vente. Trois ont eu un ou plusieurs produits adjugés à plus de 200.000 Gns. Il s’agit de Siyouni (Pivotal) qui en a eu deux, alors que Shalaa (Invincible Spirit) et Wootton Bassett (Iffraaj) en comptent un chacun. Almanzor (Wootton Bassett) a enregistré cinq lots vendus, tous largement plus chers que le prix de saillie, et Dabirsim (Hat Trick) en compte deux adjugés à plus de 100.000 Gns.

Le haras d’Ombreville, à qui l’on doit la vente de Célestin (Dabirsim), gagnant de Listed ce jour à Saint-Cloud, a présenté en fin de session une pouliche par Iffraaj, qui a été achetée par Seiko Yoshimura moyennant 100.000 Gns. Une bonne première expérience anglaise pour le jeune haras de Matthieu et Solenn Gouesnard.