Les courses anglaises peuvent se poursuivre à huis-clos

International / 01.11.2020

Les courses anglaises peuvent se poursuivre à huis-clos

Quelques jours après la France, le gouvernement britannique a annoncé de nouvelles restrictions dans le pays suite à la reprise de l’épidémie de Covid-19. Boris Johnson, le Premier ministre, s’est exprimé samedi soir pour parler du nouveau confinement – pas tout à fait le même qu’en France – qui sera mis en place dès jeudi soir prochain à minuit et jusqu’au mercredi 2 décembre (au minimum). Dans la foulée, le ministère des Sports a confirmé que, comme en France, les compétitions sportives professionnelles pourraient se poursuivre, ce qui comprend les courses.

Des interrogations pour les propriétaires, un coup dur pour les bookmakers. Il reste plusieurs interrogations, notamment la présence des propriétaires. Depuis le 4 juillet, les propriétaires sont autorisés à revenir sur les hippodromes, mais en nombre restreint et avec un accès limités. Or, le gouvernement a déclaré samedi soir que les voyages non-essentiels seraient désormais interdits. La British Horseracing Authority (B.H.A.) a jusqu’à jeudi soir pour déterminer si les propriétaires peuvent avoir malgré tout le droit de venir voir leurs chevaux. L’autre point qui pose problème est, comme en France, la fermeture des commerces dits non-essentiels en Angleterre (ceux d’Ecosse et d’Irlande du Nord pourraient, semble-t-il, rester ouverts). Cela comprend les betting shops et le problème est double. Tout d’abord, les parieurs n’auront plus accès aux points de paris, ce qui va jouer sur le chiffre d’affaires des bookmakers et l’argent qu’ils doivent verser à l’Institution hippique via le Levy Board. Mais cela entraîne aussi des pertes importantes en droits télévisuels : les bookmakers payent pour diffuser les courses des différents hippodromes, qui vont donc perdre des sommes importantes issues de ces droits télé… En plus, bien entendu, du manque à gagner généré par les courses à huis-clos.