La Nouvelle-Calédonie cherche des jockeys pour la prochaine saison

Autres informations / 10.12.2020

La Nouvelle-Calédonie cherche des jockeys pour la prochaine saison

La Nouvelle-Calédonie cherche des jockeys pour la prochaine saison

Aucune course n’a eu lieu en 2020 en Nouvelle-Calédonie. Franck Guillermet, directeur technique de la Fédération des courses hippiques du territoire depuis dix ans, nous en explique la raison : « L’interdiction de déplacements, en raison du contexte sanitaire, nous a contraints à annuler nos courses : nous n’avions pas suffisamment de jockeys disponibles. Traditionnellement, nous faisons appel à des professionnels soit de métropole soit de l’étranger, car nous n’avons que deux ou trois jockeys locaux. Là, c’était impossible. » Une quatorzaine obligatoire pour toute personne entrant sur le territoire sera théoriquement en vigueur jusqu’au mois de juillet. À ce sujet, Franck Guillermet nous précise : « Nous essayons de trouver un plan avec le gouvernement pour régler ce problème, pour que cela soit moins contraignant. Plusieurs pistes sont à l’étude, notamment sur une éventuelle aide financière durant cette période. » 

Une présence souhaitée dès le mois de février. Il poursuit : « Nous cherchons activement des jockeys pour la saison prochaine. Elle démarrera au mois de mai et s’achèvera en octobre. Nous voudrions idéalement que les jockeys soient sur l’île dès le mois de février, pour démarrer les entraînements. Comme les chevaux n’ont pas couru l’an dernier, une refonte du calendrier a été entreprise. Cela s’applique aux 3ans qui n’auront donc pas couru à 2ans, mais aussi aux chevaux d’âge. Davantage de handicaps ont été prévus plus tôt dans la saison pour cette catégorie. »

La particularité de la Nouvelle-Calédonie est que les jockeys ne sont pas free-lance. Franck Guillermet précise : « Ils sont rattachés à une écurie. Les jockeys montent tous les quinze jours, mais à côté de cela, ils travaillent au côté de l’entraîneur à plein temps. Le voyage aller-retour est entièrement payé par l’employeur et la plupart du temps, une voiture est mise à leur disposition. Pour le reste, cela fonctionne plus ou moins comme en métropole : ils perçoivent des primes en plus de leurs salaires et peuvent aussi monter pour des concurrents. À une époque, il y avait beaucoup d’Australiens et de Néo-Zélandais, après, beaucoup sont venus de l’île Maurice et d’Afrique du Sud, et nous avons toujours eu un petit peu de Français de métropole. Mais nous aimerions en avoir davantage. Parmi eux, il y a Anthony di Palma ou encore Julien Magniez. Et d’autres, comme le trotteur Bruno Cantieri, sont venus et s’y sont installés. Cela est arrivé relativement souvent ces dernières années que des jockeys viennent pour une saison et ne repartent pas. Généralement, ils apprécient beaucoup la vie ici (rires). »

Une île tournée vers le galop. Même si les douze réunions organisées l’année prochaine sont mixtes, 80 % des épreuves sont réservées aux galopeurs, dont les deux plus belles : la Casino Coupe Clarke, l’Arc de Nouvelle-Calédonie, créée en 1926 et qui se dispute au changement d’âge dans l’hémisphère Sud, au mois d’août, et le Grand Prix du Gouvernement, organisé au mois d’octobre et qui est le plus richement doté, avec l’équivalent de 33.000  d’allocations. Il faut également savoir qu’entre 170 et 200 chevaux sont à l’entraînement. Franck Guillermet nous précise : « Les galopeurs représentent plus de 90 % de nos effectifs. Nos chevaux sont nés et élevés sur place ou achetés prêts à courir lors des ventes en Nouvelle-Zélande et en Australie par exemple. D’ailleurs, nous disposons de belles lignées aujourd’hui ! Nous comptons environ 40 entraîneurs. La majorité d’entre eux n’a que très peu de chevaux. Seul un entraîneur en a près de 20. »

Comme en métropole. Présidée par Pascal Vittori, maire également de Boulouparis, l’une des quatre villes à disposer d’un hippodrome, la Fédération de Nouvelle-Calédonie s’est développée ces dernières années. Franck Guillermet nous confie : « Nous avons de bonnes infrastructures, avec deux hippodromes majeurs, même si les pistes ne sont pas toutes drainées. Toutes les sociétés de courses sont mixtes. Mais, de par son histoire, Boulouparis est désignée comme la capitale du trot car c’est sur cet hippodrome qu’a eu lieu la première course de cette discipline sur l’île. Pour le galop, l’hippodrome phare se nomme Henry Millard. Il se situe à Nouméa et est de première catégorie. Les équipements de nos hippodromes ont été renouvelés ou créés quand le PMU est arrivé il y a six ans sur le territoire. Aujourd’hui, tout est organisé comme en métropole, avec de vraies stalles de départ, des juges au départ et à l’arrivée, des commissaires, des contrôles antidopage… Nous avons tout mis en œuvre pour répondre au cahier des charges de France Galop, qui nous a beaucoup aidés dans la réalisation de ces projets. À trois reprises depuis, nous avons même proposé des réunions Premium. Ce n’est plus le cas, mais nous travaillons pour les retrouver, sachant que notre atout principal est que nos nocturnes correspondent aux matinées chez vous [lorsqu’il est 21 h en Nouvelle-Calédonie, il est 11 h en métropole, ndlr]. »

Pour voir la vidéo de présentation de la saison 2021, cliquez ici

https://fch.nc/2020/11/24/la-nouvelle-caledonie-recherche-des-jockeys-pour-la-saison-2021/