Le mot de la fin : Moussambani

Le Mot de la Fin / 13.12.2020

Le mot de la fin : Moussambani

Vous vous souvenez d’Éric Moussambani ? Mais bien sûr, c’est lui qui avait fait sensation lors des JO de Sydney ! Muni d’une dérogation car venant d’un pays en voie de développement, il avait appris à nager seulement huit mois avant les JO. Et il n'avait d’ailleurs jamais vu de piscine de 50m avant les Olympiades. Après élimination pour faux départ de ses adversaires, son 100m nage libre fut le plus lent de l’histoire olympique. Moussambani, auréolé d’une célébrité mondiale, fut alors surnommé "Éric l'anguille", que l’on traduit par Eric the Eel... L’histoire est belle car il a capitalisé sur cette notoriété, devenant sélectionneur de l’équipe de Guinée équatoriale. Quel rapport avec les courses ? L’histoire du cheval Eric the Eel (Olympic Glory) est un autre bel exemple de résilience et de persévérance. Retiré une première fois des ventes, il fut acheté (seulement) 7.000 dollars australiens (environ 4.300 €) en tant que yearling. Et pourtant, course après course, il s’est révélé un super cheval, troisième de l’Australian Derby (Gr1) et riche de l’équivalent d’1,58 million d’euros de gains. Exporté et rebaptisé Tourbillon Diamond, il a gagné la dixième épreuve du programme, dimanche à Sha Tin, décrochant l’équivalent de 213.036 € d’allocation. Et ce n’est pas fini car il n’a que 4ans. Au galop comme à la nage, on peut donc débuter modestement et malgré tout parvenir à réaliser ses rêves !