Normandie ADN cheval

Courses / 03.12.2020

Normandie ADN cheval

Le cheval est tellement inscrit dans l’ADN de la Normandie qu’il mériterait de remplacer les deux léopards ornant le blason de la région ! Nous vous proposons un dossier en trois épisodes pour comprendre comment la Normandie mise sur le facteur cheval pour renforcer son attractivité. Épisode un : le poids de la filière, et la vision d’Hervé Morin !

 Normandie et cheval, indissociables !

On ne peut pas penser à la Normandie sans penser au cheval. Avec près de 117.000 équidés, la Normandie est la région de France qui en compte le plus. C’est le seul endroit sur terre capable de produire des chevaux à fort potentiel au galop, au trot et dans les autres disciplines équestres.

La Normandie en chiffres

  • 117.000 équidés
  • 4.670 éleveurs
  • 600 entraîneurs
  • 6.700 entreprises
  • 18.000 emplois

Terre de chevaux. Chaque année, c’est 12.300 poulains qui naissent sur les terres normandes. Comptant 4.670 éleveurs, la région est aussi le berceau de nombreuses races comme le percheron, le cob normand, l’âne normand et l’âne du Cotentin. Elle est aussi la terre de naissance du Trotteur Français et du Selle Français. L’une des priorités de la région est de développer sa notoriété en tant que terre d’élevage de champions. Pour cela l’exportation de la production est indispensable, notamment avec les chevaux de sport, qui reste à développer.

Un grand secteur économique. En Normandie, le cheval fait vivre 6.500 entreprises dont 140 industrielles, mais aussi 670 centres équestres, 600 entraîneurs, 42 hippodromes, de nombreux haras et centres de préentraînement ainsi que des centres de formation aux métiers du cheval.

Pour chacune de ces structures, la Région lance des appels à projets pour accompagner le financement de leurs investissements. De 2015 à 2019, c’est 200 dossiers qui ont bénéficié de ce soutien pour un montant global de trois millions d’euros.

La Normandie, c’est aussi 15 nouvelles entreprises qui adhèrent chaque année au label Equures, la seule démarche de qualité en faveur de l'environnement et du bien-être animal. Cette économie génère pas moins de 18.000 emplois dont 230 maréchaux-ferrants et pas moins de 380 cavaliers professionnels. Chaque année, cela représente environ 1.334 milliard d’euros de chiffre d’affaires.

La recherche avant tout. La Normandie s’implique aussi dans l’innovation et la recherche autour du cheval. Elle s’est dotée du campus international du cheval Normandie équine vallée à Goustranville et Saint-Contest, qui est dédié à la recherche en santé équine. En 2020, l’unité Kinésia a été ouverte pour la recherche dans le domaine de la physiothérapie et de la kinésithérapie autour du cheval. À Goustranville, le développement du campus passe aussi par la création d’une antenne de l’École nationale vétérinaire d’Alfort (imagerie médicale et recherche au service des affections locomotrices équines, médecine sportive), d’une antenne de l’Anses (laboratoire national et communautaire de référence sur sept maladies infectieuses équines) et d’un laboratoire de la Fédération nationale des courses hippiques pour la lutte contre le dopage. Sur le site de Saint-Contest, c’est le pôle d’analyses et de recherche Labéo qui a vu le jour ainsi qu’une unité de recherche de l'Université de Caen Normandie dans les nouveaux laboratoires P2 et P3, le Respe (réseau d'épidémiosurveillance en pathologie équine) et trois start-up. La Normandie a pour objectif de faire de cet endroit le premier campus équin au niveau mondial.