Ventes de yearlings de Karaka : Almanzor tête de liste des étalons

International / 26.01.2021

Ventes de yearlings de Karaka : Almanzor tête de liste des étalons

Il était bien parti et il a encore mieux fini ! Almanzor (Wootton Bassett) a terminé tête de liste des étalons du book 1 à Karaka. L’étalon qui fait la navette entre le haras d’Étreham et Cambridge Stud a affiché un chiffre d’affaire de 8,13 millions de dollars néo-zélandais (4,81 M€) pour 42 lots vendus sur 45 offerts, et un prix moyen de 193.571 NZ$ (114.650 €). C’est plus de six fois son prix de saillie en Nouvelle-Zélande !

Lors de la dernière session de la vente, il a enregistré le deuxième prix – 560.000 NZ$ (331.700 €) – pour un demi-frère de la gagnante de Gr2 Subpoenaed (Rip van Winkle), acheté par Chris Waller. Cinq autres yearlings ont franchi la barre des 300.000 NZ$, dont trois ont été achetés par David Ellis, l’homme fort du marché. Dans le classement des étalons par prix moyen, Almanzor a terminé tout près du champion sire Savabeel (Zabeel), qui a affiché 216.724 NZ$ (128.370 €) mais avec 29 vendus. L’un de ses produits est le top price de la session. Il s’agit d’un poulain, demi-frère de deux gagnants, adjugé 720.000 NZ$ (426.450 €).

Le marché a tenu malgré les restrictions. David Ellis a acheté 38 yearlings, pour un chiffre d’affaires de 7,42 millions (4,39 M€), presque un million de plus qu’en 2020 quand il avait signé pour 28 lots. Le grand propriétaire a dit : « J’ai trouvé de beaux yearlings dans toutes les gammes de prix. J’avais commencé mes inspections depuis deux mois et je n’avais jamais vu des sujets d’une telle qualité. C’est très bien de voir aussi les entraîneurs de Nouvelle-Zélande investir de façon conséquente. »

Le book 1 proposait 512 lots, c’est-à-dire cent de moins qu’en 2020. Le chiffre d’affaires a logiquement baissé de 24 % à 50,99 millions (30,21 M€). En revanche, le taux de vendus a progressé à 81 %, alors que le prix moyen a reculé de 8,8 % à 123.184 NZ$ (72.950 €). Les chiffres sont très bons si on considère que le marché en Nouvelle-Zélande dépend beaucoup des étrangers et cette année, plusieurs acheteurs d’Australie et de Hongkong ont dû renoncer au déplacement ou se faire représenter. Andrew Seabrook, directeur de la vente, a dit : « L’année dernière, les acheteurs locaux ont généré 38 % du marché, cette année ils sont montés à 56 %. On a eu beaucoup d’enchères en ligne et je pense qu’à l’avenir, ça va nous rapporter de grands bénéfices : la Nouvelle-Zélande est un pays très isolé. Les vendeurs ont joué le jeu, ils ont donné le maximum d’informations aux acheteurs. De ce côté, je peux dire que c’est la vente la plus transparente jamais vue ! »