L’Afasec lance un programme pour les bénéficiaires de la protection internationale

Autres informations / 11.02.2021

L’Afasec lance un programme pour les bénéficiaires de la protection internationale

Afin de répondre à la demande des entraîneurs des écuries de course qui recherchent des salariés qualifiés, l’Afasec a mis en place un programme innovant pour accueillir des adultes sous statut de bénéficiaires de la protection internationale. Ce nouveau programme de projet d’insertion professionnelle permet aux stagiaires de se reconvertir et d’accéder rapidement à une activité professionnelle.

Qui sont-ils ? La protection internationale correspond à deux catégories : les personnes ayant obtenu le statut de réfugié, ainsi que celles à qui la protection subsidiaire a été accordée (car exposées à une menace grave dans leur pays). Âgés de 19 à 29 ans et originaires du Soudan, d’Afghanistan, d’Érythrée ou encore du Tibet, sept stagiaires ont rejoint le campus de l’École des courses hippiques de Gouvieux pour une formation de onze mois. Ce projet a pour but de leur permettre d’acquérir les compétences techniques et professionnelles avec en parallèle des temps de formation réservés notamment à l’apprentissage du français, à la découverte de l’environnement social et professionnel et à la culture citoyenne. 

À la suite d’une première période d’immersion et de découverte, les bénéficiaires de ce programme de formation se sont engagés depuis janvier dans un parcours d’alternance plus soutenu en entreprise. L’Afasec a travaillé en lien étroit avec certains entraîneurs afin de placer les apprenants en écurie de courses dans les deux disciplines : le trot et le galop. À l’issue de leurs premières semaines de formation, tous les stagiaires sont enthousiastes et ravis des perspectives de développement professionnel et d’emploi dans la filière des courses hippiques.

Diversifier son offre de formation. Ce projet s’inscrit dans une démarche de diversification de l’offre de formation professionnelle proposée par l’Afasec dans ses cinq campus en France.

La récente réforme de la formation professionnelle a ouvert de nouveaux horizons de recrutement notamment chez les jeunes adultes. L’Afasec a mis au point des dispositifs plus courts et plus flexibles qui sont accessibles à tous, et qui permettent une intégration plus rapide en entreprise, à tout moment de l’année :

- des contrats d’apprentissage pour jeunes adultes de 16 à 29 ans, avec ou sans expérience dans la filière équine, et qui permettent, après positionnement, d’entrer en formation à tout moment de l’année ;

- en projet pour la rentrée 2021, un CAPA Lad cavalier d’entraînement en blocs de compétences sur les différents campus, dont la durée sera déterminée selon le projet professionnel du candidat.

Les moyens. En 2019, la part de la subvention des sociétés mères (LeTrot et France Galop) directement affectée à la formation était de 5,6 millions d’euros. Cet investissement a concerné 1.500 personnes en formation (apprentis, élèves, commissaires de courses, juges, futurs entraîneurs, salariés des écuries de courses…). L’Afasec a également comme mission d’être au service des 4.000 salariés de la filière en matière d’accompagnement social (cofinancement des contrats de prévoyance, hébergement, restauration, allocations, modes de garde d’enfants, transport… et un réseau d’assistantes sociales sur tout le territoire). Près des deux tiers de la subvention annuelle allouée par les sociétés mères est consacrée à l’accompagnement social. Un travail très discret qui permet de stabiliser et de maintenir dans l’emploi de nombreux salariés, contribuant ainsi de façon essentielle à la stabilité économique et sociale de la filière.

Un jeune Afghan chez l’Aga Khan

Shuja Alidad, 21 ans, originaire d’Afghanistan, est arrivé en France il y a seulement un an et demi et il ne parlait pas français. Shuja a d’abord cherché une formation dans le domaine du football, sa première passion, puis il a découvert l’École des courses hippiques et son nouveau programme de formation pour adultes. Il a déclaré : « Je suis très bien entouré à l’école par les formateurs, on y apprend le français et comment préparer les chevaux. J’adore monter les chevaux car j’aime la vitesse et les galops de chasse ! Mais j’aime aussi travailler à l’écurie Aga Khan en stage. J’aimerais devenir jockey si possible, mais je veux tout de même rester à Chantilly et travailler dans une écurie après ma formation. »

Pierre Groualle (Aga Khan Studs) a déclaré : « L’intégration de Shuja s’est bien passée et il s’est bien adapté au fonctionnement de l’écurie. C’est une personne très discrète, qui se présente bien. Travailleur et motivé, il est dynamique et il a fait un effort lors de son stage de découverte. Il demande à être plus impliqué, c’est l’avantage des adultes car, avec la maturité, ils ont envie d’en faire davantage à l’écurie. Aidé par sa formation à l’Afasec, il va pouvoir bientôt monter à cheval chez nous. »