Retenue sur les allocations : les modalités pratiques

Institution / Ventes / 15.02.2021

Retenue sur les allocations : les modalités pratiques

Le Conseil d’administration s’est réuni lundi 15 février au siège de France Galop. L’objet principal de l’ordre du jour était de partager les chiffres d’enjeux et de marge depuis le début de l’année ainsi que les projections d’activité à la lumière de la situation sanitaire et des mesures gouvernementales en vigueur. Sur ces bases-là, le Conseil s’est déterminé sur le pilotage du budget de France Galop en général et celui des encouragements en particulier.

Un mois de janvier dans la tendance des mois de novembre et décembre

Les enjeux au 31 janvier affichent une baisse de - 22 % par rapport à l’an dernier, ce qui se traduit par un recul du produit brut des paris de 45 millions. C’est une tendance conforme à celle enregistrée fin 2020, alors que depuis le début de l’année, le couvre-feu mis en place est venu encore un peu plus dégrader les conditions d’exploitation du PMU. Même si l’activité online progresse fortement (+ 59 %), ces bonnes performances ne peuvent compenser la perte de chiffre d’affaires résultant de la fermeture des bars et cafés. Les paris enregistrés dans le réseau physique sont en effet en retrait de 32 % par rapport à 2020, soit 195 millions d’euros en moins.

Adoption du principe de retenue sur les allocations distribuées à partir du 1er mars

La situation sanitaire n’évolue hélas pas encore favorablement et il faudra a priori attendre septembre pour qu’une très large majorité des Français soient vaccinés. Les bars et les cafés risquent donc de rester fermés jusqu’en juin. Si cette hypothèse était confirmée, elle aurait un impact de 35 millions sur le budget de France Galop qui avait été construit à l’équilibre. Un plan de réduction des charges et des investissements est déjà en œuvre, comme cela a été fait en 2020, pour tenir compte de cette situation. Néanmoins, comme cela avait été envisagé par le Conseil d’administration – et même si les allocations ont été distribuées à 100 % en janvier et février –, France Galop va appliquer une retenue sur le versement des allocations à partir du 1er mars.

Cette retenue n’est pas une baisse des allocations mais constitue à ce stade une mesure conservatoire pour faire face à un risque économique élevé. Le Conseil d’administration procèdera à une revue mensuelle de la situation et prend l'engagement de reverser tout ou partie de cette retenue aussi vite que possible. Ceci dépendra de l'impact réel de la crise sanitaire et des mesures arrêtées par le gouvernement sur les résultats 2021 du PMU.

Les modalités pratiques de cette retenue

Préalablement au Conseil d’administration, les Conseils du plat et de l’obstacle ont été réunis la semaine dernière pour recueillir les avis de leurs membres sur les conditions d’application de cette retenue. Il avait été présenté à ces Conseils que face au risque de l’impact de 35 millions sur les comptes annuels de France Galop, le taux de la retenue se situerait à 15 % et s’appliquerait sur les allocations et primes, les indemnités de transport étant pour leur part versées à 100 %. Les discussions ont essentiellement porté sur la question d’un taux unique ou de taux différents selon les types de courses.

Les vice-présidents du plat et de l’obstacle ont rendu compte des avis de leurs Conseils, puis, au terme d’un débat entre administrateurs, le Conseil d’administration de France Galop a finalement retenu les mesures suivantes :

En plat :

- une retenue de  5% pour toutes les épreuves dont l’allocation au gagnant est inférieure ou égale à 7.500 € ;

- une retenue de 16 % pour toutes les épreuves dont l’allocation au gagnant est strictement supérieure à 7.500 € ;

En obstacle :

- une retenue de 5 % pour toutes les épreuves dont l’allocation au gagnant est inférieure ou égale à 8.000 € ;

- une retenue de 16 % pour toutes les épreuves dont l’allocation au gagnant est strictement supérieure à 8.000 €.

Tout en essayant de rester au plus près du taux de 15 % qui avait été présenté, le Conseil d’administration a souhaité protéger le versement des allocations dans les courses les moins dotées afin de défendre du mieux possible les effectifs de chevaux évoluant dans ces catégories. France Galop prendra en charge sur son budget le fait de protéger ces courses pour lesquelles la retenue ne sera que de 5 %.

Ces mesures seront effectives à compter du 1er mars, sur la base des allocations affichées dans les brochures publiées il y a quelques jours.