Arnaud Van Robais, un nouvel investisseur de luxe dans les courses

Autres informations / 05.03.2021

Arnaud Van Robais, un nouvel investisseur de luxe dans les courses

Arnaud Van Robais, un nouvel investisseur de luxe dans les courses

Acheté 160.000 € par Guillaume Macaire à la vente d’automne Arqana, alors qu’il était présenté par le haras de l’Hôtellerie, Icare d’Estruval (Martaline) est le premier cheval déclaré sous la casaque d’Arnaud Van Robais. Remarquablement né, ce 3ans est un fils d’Ombre d’Estruval (Nikos), gagnante du Prix Bournosienne (Gr3, à l’époque), deuxième du Prix Ferdinand Dufaure (Gr1) et mère de deux chevaux de Groupe : le regretté As d’Estruval (Nickname), lauréat notamment du Prix Murat (Gr2), et Caresse d’Estruval (Poliglote), triple gagnante de Listed sur les haies d’Auteuil et deuxième des Prix de Maisons-Laffitte et Bournosienne (Grs3).

Grand passionné de chasse, Arnaud Van Robais est le P.-D.G. du groupe Rivolier qui propose des produits de chasse, de défense, de sécurité, de pêche, des accessoires pour animaux domestiques ou encore de la maroquinerie haut de gamme. À propos de son activité, Arnaud Van Robais explique : « La famille Rivolier n’ayant pas de successeur, j’ai pu racheter leur entreprise en 1989. À l’époque, elle était centrée sur la fabrication d’armes, mais j’ai développé petit à petit plusieurs autres secteurs, comme celui de la défense et de la sécurité. Rivolier a beaucoup évolué, et le groupe génère aujourd’hui un chiffre d’affaires de 115 millions d’euros. »

Tout a commencé avec Bernard Le Gentil. Arnaud Van Robais a été initié aux courses par l’éleveur d’Icare d’Estruval, Bernard Le Gentil : « Je n’ai pas de génétique familiale dans le milieu des chevaux, mais je les ai toujours aimés ; j’ai d’ailleurs joué au polo. Mais c’est Bernard Le Gentil, qui est originaire du Pas-de-Calais comme moi, qui m’a introduit dans le milieu des courses. J’ai commencé à m’y intéresser il y a environ cinq ans, en voyant courir As d’Estruval. Les chevaux de course, surtout d’obstacle, m’ont toujours impressionné. L’obstacle est, pour moi, la discipline la plus noble : quand vous voyez la morphologie d’un sauteur, cette masse qui redescend à chaque obstacle… C’est un sport exceptionnel. Je suis venu plusieurs fois à Auteuil ; malheureusement, la dernière fois, c’était le jour de la mort d’As d’Estruval dans le Grand Steeple-chase de Paris (Gr1). Après avoir acheté son frère, Icare d’Estruval, Guillaume Macaire me l’a proposé. Pour moi, c’était un clin d’œil du destin ! Mais je ne l’aurais pas acheté si Guillaume Macaire n’était pas impliqué : il connaît toute la famille, leurs qualités comme leurs défauts. »

Pour voir la casaque d’Arnaud Van Robais en piste, il va falloir attendre encore quelques mois : « Icare d’Estruval ne va pas débuter avant la fin de l’année. Il va revenir dans le Pas-de-Calais fin mars ou début avril, afin de profiter de la bonne herbe. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le voir à l’entraînement mais j’irai à son retour, certainement au mois de septembre. Je ne suis pas contre le fait d’investir dans d’autres chevaux, car il faut toujours saisir une opportunité. Si Guillaume Macaire m’en présente une, je ne dirai pas non. Quand on voit Monsieur Pilarski qui a fait le jumelé dans le Prix Robert de Clermont-Tonnerre (Gr3) l’autre jour, ça fait rêver ! »