Épisode 17 : Trêve, la Joconde d’Alec Head

Courses / 07.03.2021

Épisode 17 : Trêve, la Joconde d’Alec Head

Ras-le-bol de 2020 ! Alors histoire de tourner la page en beauté, Franco Raimondi vous propose un voyage exceptionnel au pays des cracks. Les vrais. Les purs. Les durs. Symboliquement : 21 champions en écho à l'année (20)21.

Photo : La première sortie publique de Trêve

Alec Head est sans l’ombre d’un doute le plus grand homme de cheval du galop français. Et Trêve (Motivator) est son chef d’œuvre, sa Joconde. Tout comme Leonardo da Vinci, qui n’avait pas limité son talent à une seule discipline, Alec Head a brillé sur tous les plans : élevage, entraînement, commerce.... Le sommet de sa carrière est incarné par cette jument d’exception. Pas facile à gérer, elle a fait appel à toute l’expérience de Criquette, à l’ensemble du savoir-faire qu’elle a reçu en héritage.

Personne n’en voulait

Trêve est passée sur le ring de la vente d’octobre. Rachetée 22.000 €, elle était pourtant bel et bien à vendre, comme l’avait expliqué Criquette dans une interview publiée dans nos colonnes après le Prix de Diane : « Nous sommes vendeurs. Mais nous défendons nos élèves si nous estimons qu’ils ne font par leur prix. » Sa page de catalogue était plus que correcte, son demi-frère Trois Rois (Hernando), étant gagnant de Listed et placé de Gr2. Mais personne n’en a voulu. L’entraîneur avait ajouté : « Je pense que Motivator (Montjeu) y était un peu pour quelque chose. À l’époque, les Anglais le descendaient en flèche, et puis il y a aussi des modes… »

Les débuts de deux futurs classiques

Trêve est donc restée à la maison. Elle a effectué ses débuts le 22 septembre à Longchamp, dans le Prix de Colombes, une course pour inédites sur le mile et en terrain souple. Elle n’était pas favorite, ce rôle revenant à Flight to Fancy (Galileo), top price (1,7 million) de Deauville, et à l’autre Fabre Snow Pine (Darshaan). Trêve a galopé en épaisseur dans une course sans train. Et à 400m du poteau, elle a placé un sacré démarrage pour s’imposer par une longueur et demie. Criquette Head avait déclaré dans nos colonnes : « C’est une pouliche que j’ai toujours estimée. J’ai pris mon temps avec elle et, mardi dernier, elle avait fait un très bon travail avec des mâles qui galopent. C’est une grande jument, elle est bien faite mais son garrot est sorti. » Alec Head avait alors confié : « C’est une très bonne famille, l’une des meilleures du haras, et personne n’en a voulu à 22.000 €. Pourtant, vous voyez, c’est une très bonne pouliche. » Lors de la même réunion, dans la course des poulains, le futur lauréat du Prix du Jockey Club (Gr1), Intello** (Galileo), débutait lui aussi. Il avait gagné de peu mais de manière impressionnante. L’équipe de Jour de Galop lui avait attribué une Rising Star. Le poulain avait bouclé les 400 derniers mètres en 23’’90. La pouliche en 22’’73. Mais la comparaison s’arrête là car le train fut différent.

Photo : Alec Head, le jour des débuts de Trêve

Une rentrée retardée

Une fois réglés les engagements dans les classiques, les deux chevaux ont eu un parcours différent. Intello a gagné une deuxième course à 2ans et s’est promené à Newmarket dans les Feilden Stakes (L). Après une malheureuse troisième place dans la Poule d’Essai des Poulains (Gr1) avec le 17 à la corde, il a dominé le Prix du Jockey Club (Gr1). Trêve, au contraire, a connu des problèmes en début de saison. Et elle n’a été revue que le 15 mai, le jour du Prix Cléopâtre (Gr3), un trial pour le Prix de Diane. Dans le Prix Perruche Bleue, une course B, la pouliche était troisième favorite d’un lot de cinq partantes. Sans surprise, Trêve les a pulvérisées en faisant parler sa pointe de vitesse. Criquette Head avait dit : « Je l’ai engagée ce matin dans le Prix de Sandringham (Gr2). Il y a aussi plusieurs Listeds qui devraient lui convenir. Elle a fait quelque chose de bien aujourd’hui. »

Non au Sandringham (et aux offres)

Quelques heures auparavant, les engagements au Prix de l’Arc de Triomphe se clôturaient. Le tarif était de 6.000 €, un vrai pari pour une pouliche qui avait le Sandringham en ligne de mire. Le Prix de Diane, lui, arrivait très tôt : 32 jours après sa rentrée. Mais le printemps fait des miracles avec les pouliches. Le mercredi avant le classique, Criquette Head a annoncé à nos reporters que Trêve allait le courir : « Elle a bien évolué après sa rentrée victorieuse. C’est dommage que je n’aie pas pu faire ce que je souhaitais avec elle en début d’année, car elle n’était pas bien. C’est une pouliche très maniable, donc la distance ne nous fait pas peur. Nous devrions avoir une course régulière, ce qui serait très bien car elle a une pointe de vitesse fantastique. » Bien vu madame ! Pourtant, le jour J, Trêve, encore une fois, n’était pas la favorite. En sachant qu’une semaine avant le Diane, deux offres ont été refusées (avec gentillesse).

Un Diane (record) et le courage de Criquette

Il en fallait du courage. Car Criquette avait connu un début de saison difficile, avec trois victoires seulement. Mais les courses, c’est avant tout un pari, une prise de risque. Trêve a eu un parcours en or et les presque 47.000 spectateurs de Chantilly ont pu fêter une championne. Quand le passage s’est ouvert, Thierry Jarnet a appuyé sur la touche go et Trêve a laissé sur place ses rivales, gagnant par quatre longueurs. Elle a détruit le record de la course en 2’03’’77 et a battu six gagnantes de Gr1. Une performance énorme. Criquette Head, à chaud, avait annoncé que Trêve ferait l’impasse sur le Prix de l’Arc de Triomphe, pour privilégier le programme des pouliches. Avec une possible tentative dans la course phare du galop français à 4ans.

Le grand achat du cheikh Joaan

Le scénario a changé au mois de juillet. Son Excellence le cheikh Joaan Al Thani voulait gagner le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe. À tout prix. Et le courtier Gérard Larrieu, qui était déjà en contact avec lui, a proposé Trêve. Le 17 juillet, dans une France en vacances, l’information a été confirmée. L’opération qui allait devenir Al Shaqab franchissait un nouveau palier. D'autant plus que le cheikh Joaan avait aussi signé un contrat de première monte avec Lanfranco Dettori. On se dirigeait donc vers un Arc avec Trêve, et Dettori à la place de Thierry Jarnet. Plus ou moins à la même époque, les handicapeurs ont publié leurs ratings post classiques et Eclipse Stakes (Gr1). Trêve était créditée de 119. Intello et le gagnant du Grand Prix de Paris (Gr1) Flintshire (Dansili) de 120. Tout comme le lauréat du Derby Ruler of the World (Galileo). Une petite génération disait-on, car le japonais Orfèvre (Stay Gold) était à 125 dans l’Arc qu’il a sabordé. Et Al Kazeem (Dubawi) à 124.

Un Vermeille avec aisance et avec Lanfranco

Les dieux des courses en ont décidé autrement. Lanfranco Dettori a fait connaissance avec la pouliche dans le Prix Vermeille (Gr1). Pour la première fois, elle était favorite. Et le programme était de gagner sans lui donner une course dure. Lanfranco Dettori a attendu, enfermé dans le peloton, et la pouliche a un peu tiré. Une fois trouvé le passage, elle a gagné en quatre foulées, en terrain souple. Son pilote avait expliqué : « C’est une préparatoire parfaite, elle n’a couru que 300m. Criquette m’avait donné des ordres clairs : il ne faut pas la taper. Quand j’ai demandé à la pouliche de sprinter, elle l’a fait d’elle-même. J’espère que dans l’Arc, nous aurons un petit numéro à la corde. »

Photo : L'envolée du premier Arc

Un premier Arc à 130 avec Jarnet

Bref, Trêve a tiré le 18 sur 18 ! Et Lanfranco Dettori n’était pas en selle ! Le mercredi avant l’Arc de Triomphe, en se rendant au départ d’un handicap de classe 5 à Nottingham, sur le hongre de 5ans Eland Ally (Striking Ambition), le pilote italien est tombé et s’est fracturé une cheville. Adieu à l’Arc et à la fin de saison. Thierry Jarnet a donc retrouvé sa championne. Mais avec une tâche difficile, car avec le 18 à la corde, dans un lot de champions, il faut une tactique à la Golden Horn (Cape Cross) ou avoir un avion sous la selle. Nez au vent, Trêve a fait le tour du peloton et elle avait déjà course gagnée au pavillon. Orfèvre l’a regardée partir, Intello s’est bien défendu et le lauréat du Derby japonais Kizuna (Deep Impact) a plafonné. La deuxième est à cinq grandes longueurs de la championne. En fin de saison, le rating de Trêve est monté à 130, le même que Black Caviar (Bel Esprit), qui pratiquait un tout autre sport (le sprint australien).

Le grand match (perdu) face à Cirrus

La première campagne de Trêve s’est terminée avec un rating supérieur de deux livres à celui de Zarkava (Zamindar). Contrairement à la championne de Son Altesse l’Aga Khan, elle est restée à l’entraînement. C’est la marque d’une nouvelle génération de propriétaires. Ou d’un retour au passé, à l’époque où les chevaux couraient pour le sport et le plaisir. Sa saison de 4ans a démarré sous le signe du défi. Son entourage a accepté d’affronter Cirrus des Aigles (Even Top), le champion du monde du terrain défoncé, dans le Prix Ganay (Gr1). La pouliche effectuait sa rentrée, Fighting Cirrus avait déjà deux courses dans ses jambes et l’avantage du terrain. Lanfranco Dettori a monté Trêve comme une championne du monde. Mais dans un match à la dure, après avoir donné l’impression de gagner, elle a été battue aux points, par une courte encolure. Je m'en souviens comme si c’était hier… J’avais regardé la course à San Siro en compagnie de Gianfranco Dettori, le père de Lanfranco. Le Mostro m’avait dit : « Il a monté une mauvaise course, il n’a rien compris. » J’ai cherché un argument pour défendre Lanfranco. Mais la réplique fut sèche : « Vous êtes deux clowns. C’est une comédie. Tu le défends toujours et vous vous cachez la vérité. »

Photo : Face à Cirrus, un cheval exceptionnel

Le déplacement à Royal Ascot (et ses dégâts)

La bataille de Longchamp a marqué Trêve qui n’a fait pas sa valeur en terrain léger à Royal Ascot. Elle ne figurait pas dans le classement international le 8 juillet : elle n’avait pas atteint un rating de 120. Tout le monde était déjà prêt à réciter le De Profundis. Encore plus après sa défaite dans le Prix Vermeille. Comme trois ans auparavant, autour du ring de Deauville, lorsque personne ne voulait de Trêve. Sur le coup, Christiane Head avait expliqué : « Après sa course en Angleterre, elle est restée un mois en main dans la cour. Cela compte. Je n’ai pas envie de ne pas la voir au départ de l’Arc. Sur une piste plus souple, elle sera mieux. Je suis sûre qu’il y a encore de petits réglages à faire. Quant à son problème de pied, il sera toujours là car elle a un kyste dans un os du pied, mais cela se gère. »

Personne n’y croyait (sauf Criquette et Papa)

Une fois de plus, Trêve n’était pas favorite. Lanfranco Dettori était d’ailleurs bien content de monter un autre représentant d’Al Shaqab Racing, Ruler of the World (Galileo). Et d’autres pouliches attiraient les faveurs du public : la lauréate des Oaks et des King George (Grs1) Taghrooda (Sea the Stars), la japonaise Harp Star (Deep Impact) et surtout la championne de France des 3ans, Avenir Certain (Le Havre). Une tenante du titre à plus de 10/1 dans l’Arc, c’était du jamais vu. Thierry Jarnet a monté la course parfaite, bien caché à la corde. Et tout le monde a vu partir la bombe d’Al Shaqab. Criquette Head avait alors confié : « Papa m’avait dit : tu vas gagner l’Arc. Continue de travailler comme tu l’as fait, ne change rien, n’écoute pas ce qu’on va te dire et tu vas gagner. C’est la meilleure course que j’aie gagnée, parce que j’ai dû composer avec les problèmes de la pouliche. Des problèmes de dos, des problèmes de pieds. Elle n’a repris le travail normal qu’à la mi-août, c’est pour ça que son Prix Vermeille était excellent. » L’entraîneur avait d’ailleurs convaincu le cheikh Joaan de courir dans l’Arc. Et avec Thierry Jarnet. Bien joué.

Photo : Le deuxième Arc

La mission impossible du troisième Arc

Avec son doublé dans l’Arc de Triomphe, Trêve pouvait partir au haras pour une deuxième carrière. Jour de Galop avait même sorti les croisements possibles ! Mais le samedi après le triomphe, la nouvelle est tombée avec ce titre : pas de Trêve pour Trêve. La championne restait à l’entraînement pour poursuivre un rêve : le coup de trois (impossible). La jument est arrivée au grand jour avec trois succès : le Prix Corrida (Gr2), le Grand Prix de Saint-Cloud (Gr1) et le Prix Vermeille par six longueurs. Pour la première fois, elle s’est élancée en tant que favorite. Mais elle avait peut-être trop donné dans sa préparatoire. Golden Horn (Cape Cross) a dominé la course. Et Trêve, après avoir fait illusion, a terminé sa carrière sur une quatrième place, à deux longueurs d’un lauréat du Derby au top de sa forme. En fin de saison, Golden Horn a obtenu un rating de 130. Trêve affichait 126.

Le jugement du patron

Pour le verdict final, donnons la parole à Alec Head. Après le deuxième Arc, le Leonardo da Vinci du pur-sang s’était confié dans nos colonnes : « Quand Trêve est bien, elle est imbattable. J’ai vu Ribot (Tenerani) gagner deux fois l’Arc. J’ai vu une multitude de champions. Ce que la pouliche a fait l’an dernier dans l’Arc, je ne l’avais jamais vu. Elle avait fait quelque chose d’inouï, dans un lot qui était, pour moi, meilleur que cette année. C’est un phénomène. Ma fille a fait un travail formidable avec elle, mais elle a fait tout de même une erreur : elle n’aurait jamais dû l’envoyer à Royal Ascot. Je n’étais pas en France à ce moment-là, mais quand je l’ai vue partir au canter, les bras m'en sont tombés. Cependant, je savais que si elle était bien avant l’Arc, elle allait gagner, et je ne m’en suis pas caché, je l’ai dit à tout le monde ! J’ai gagné l’Arc à quatre reprises, avec de bons chevaux, mais Trêve est au-dessus de ces chevaux-là. »

Photo : Alec et Christiane Head

LE PEDIGREE

Partie à venir

TRÊVE EN CHIFFRES

130

Les handicapeurs ont attribué à Trêve un rating de 130 dans l’Arc 2013. Il s’agit de la meilleure valeur affichée par une femelle dans la course phare du galop français.

11/1

Lors de succès dans le Prix de Diane, Trêve était offerte à 11/1 par les bookmakers. Un joli retour sur investissements pour ses supporters sur le marché international. Alors qu’en France elle était à 7,8/1. C’est toujours à 11/1 qu’elle a remporté son deuxième Prix de l’Arc de Triomphe

6

Lors de son succès classique à Chantilly, Trêve a devancé six gagnantes de Gr1 : Chicquita (Montjeu), Silasol (Monsun), Altérité (Literato), Ésotérique (Danehill Dancer), Flotilla (Mizzen Mast) et Baltic Baroness (Shamardal)

1

Lanfranco Dettori, qui avait signé en juillet 2013 un contrat de premier jockey avec le cheikh Joaan, a gagné une course sur trois en selle sur Trêve. Il a dû renoncer à l’Arc 2013 pour un accident. Thierry Jarnet était en selle dans cinq des six Grs1 de la championne

10

La famille Head a remporté l’Arc de Triomphe dix fois. Alec en compte quatre comme entraîneur alors que sa fille Criquette en a trois. Et son père William deux. Freddy a gagné un Arc pour son père, un pour son grand-père, un pour sa sœur… et un pour Angel Penna.

LE PEDIGREE

De Nelson Bunker Hunt au Quesnay

C’est en 1986 qu’Alec Head et les siens ont commencé à travailler sur la souche de Trêve. Sa troisième mère, Trevilla (Lyphard), était une inédite mais fille de la championne Trillion (Hail to Reason). Elle avait atteint 325.000 $ (273.000 €) à Keeneland, en janvier. Sa sœur cadette, Tryptich (Riverman), avait déjà gagné le Prix Marcel Boussac (Gr1) au moment de l’achat. Trillion était un produit de l’élevage de Nelson Bunker Hunt, lequel a dispersé tous ses chevaux (580) sur le ring de Keeneland en 1988, pour le chiffre d’affaires record (à l’époque) de 46,91 millions de dollars (39,36 millions en euros). Trevilla a produit Treble (Riverman), qui a gagné le Prix Saint-Alary (Gr1) pour la casaque Stephenson et l’entraînement de Criquette Head. La deuxième mère, Trevillari (Riverman), propre sœur de Treble, n’avançait pas. Et elle a terminé sa carrière avec des petites places et une valeur 33. Elle n’a pas donné de cracks mais a produit neuf gagnants, dont le placé de Gr1 Tsigane (Anabaa). La mère de Trêve, Trévise (Anabaa), avait montré qualité et précocité, devançant une future championne – Six Perfections (Celtic Swing) – dans une course pour inédites en juin, à Chantilly, sous l’entraînement de Freddy Head. Elle fut jugée digne de courir le Prix du Bois (Gr3) onze jours après. Trévise a couru deux fois à 3ans sans briller. Au haras, outre Trêve, elle a donné le lauréat du Grand Prix de Marseille Trois Rois (Hernando), lequel s’est aussi classé troisième du Prix Greffulhe, et la placée black type Trophée (Mister Sydney). Après Trêve, elle a donné Terre, elle aussi par Motivator, qui a gagné une course et a été vendue, pleine de Siyouni (Pivotal), pour 680.000 Gns (828.500 €) chez Tattersalls en décembre 2019. Une autre propre sœur de Trêve, la 2ans Shumee Lah, acquise 520.000 € par Chantilly Bloodstock, est à l’entraînement chez Fabrice Chappet pour Sheail bin Khalifa Al Kuwari.

Trêve a fait ses débuts comme poulinière avec le 4ans Qous (Dubawi), qui a gagné une Classe 2 à 3ans. Il est à l’entraînement chez André Fabre, tout comme la 3ans inédite Paris (Shalaa), engagée dans le Prix de Diane et le Prix Saint-Alary. La 2ans Kaltham (Siyouni) est chez Jean-Claude Rouget. Le yearling de Trêve est une pouliche par Sea the Stars (Cape Cross).