Biodiversité

Le Mot de la Fin / 23.04.2021

Biodiversité

C’est un atout de l’élevage des galopeurs dont on parle rarement. Et c’est bien dommage. Comparativement avec d’autres productions agricoles, les haras favorisent la diversité animale et végétale, avec leurs haies, leurs prairies qui puisent du carbone et (théoriquement) une faible utilisation d’intrants. Cela étant dit, il faut pouvoir le prouver, de préférence à l’aide de chiffres, pour pouvoir s’en servir comme d’un argument de poids dans le débat public. La Thoroughbred Breeders’ Association (l’équivalent anglais de la Fédération des éleveurs) et The Racing Foundation (qui n’a pas d’équivalent chez nous) ont décidé de lancer une étude sur deux haras témoins. Une enveloppe de 20.000 £ a d’ailleurs été débloquée. L’idée est également d’aider les éleveurs à améliorer l’utilisation de l’eau et à limiter l’impact environnemental des haras anglais. En France, nous avons la chance d’avoir le label Equures. Mais nos herbages gagneraient à obtenir un recensement des espèces animales et végétales qui les habitent. Par ailleurs, on notera que plusieurs hippodromes se plient déjà à l’exercice. Le projet Biota, en cours de réalisation, est en effet une grande étude de la biodiversité – avec l’ambition de la protéger – sur les champs de courses. En ville comme dans les campagnes, ils constituent un lieu de vie pour bien des plantes et des petits animaux…