Le mot de la fin : Effet papillon

Le Mot de la Fin / 08.04.2021

Le mot de la fin : Effet papillon

Le mot de la fin : Effet papillon

Connaissez-vous Lloyd Williams ? Probablement non. Et pourtant, cet Australien dépense tous les ans des fortunes en Europe pour acheter des chevaux de tenue. Grâce à ses investissements, il a gagné la Melbourne Cup à sept reprises, dont deux fois avec des pensionnaires de Joseph O’Brien. Et il a annoncé un changement de tactique qui concerne le Vieux Continent, au moment où tous les pays essayent de soutenir leurs courses de tenue. C’est l’effet papillon à la sauce hippique : une décision d’un propriétaire des antipodes pourrait directement impacter le programme de tenue européen. Lloyd Williams a déclaré à la presse australienne : « J’ai presque pris la décision de transférer dans mon centre d’entraînement de Macedon Lodge mes jeunes chevaux de 2 et 3ans qui sont en Irlande. Je pense que cela leur donnera la possibilité de s’adapter aux conditions australiennes (…) Il est devenu très difficile d’acheter en Europe des sujets de qualité qui sont sains et nets. La majorité des chevaux d’âge européens ont des petits problèmes et ils n’ont jamais couru sur des pistes australiennes. » Si Lloyd Williams retire ses chevaux d’Irlande, l’impact sera réel sur les bonnes épreuves pour stayers. Potentiellement, même en France. Cette annonce intervient après une série d’accidents (tragiques) avec des sujets d’âge provenant d’Europe et découvrant sur le tard la dureté des pistes australiennes.