En régions : Orléans repart au galop

Courses / 26.05.2021

En régions : Orléans repart au galop

La capitale de la région Centre-Val de Loire a organisé lundi sa première réunion de l’année au galop. Philippe Poisson, le président, nous présente sa société de courses. 

Orléans accueille chaque année cinq réunions, deux de trot et trois de galop (plat et obstacle). En 2020, Covid oblige, seule une réunion de galop avait pu être organisée. Lundi, pour la reprise des courses dans cette discipline, la prise de paris n’a pu être organisée. Philippe Poisson, à la tête de la Société depuis une quinzaine d’années, nous a expliqué : « En temps normal, nous réalisons autour de 30.000 € et 35.000 € d’enjeux P.M.H. Lundi, pour le jeu, le délai était trop court pour que nous puissions tout remettre en marche. Cependant, une petite centaine de personnes était présente. » Philippe Poisson, dont le père, Bernard, a pendant très longtemps dirigé la Société, nous a confié : « Il y a quelques années, nous tournions autour de 5 ou 6 partants. Là, nous avions 12 engagés en steeple et 11 en plat. C’est le meilleur des baromètres pour mesurer la qualité de la piste. Cela fait 10 ans que nous menons des efforts en ce sens, et c’est une belle récompense. »

Il poursuit : « Depuis le début des années 2010, notre piste, qui fait 1.200m, a été retravaillée. Nous avons par exemple relevé les tournants, fait d’importants travaux de drainage. Le parcours d’obstacle a été totalement refait et nous n’avons plus un seul obstacle d’origine, les six ont été changés. La ville gère le site, mais l’entretien de la piste nous revient. Nous avons donc aussi beaucoup investi sur l’achat de matériel, notamment pour la tonte. Aujourd’hui, nous sommes vraiment au rendez-vous à ce sujet. »

Élargir son public. Niché entre le centre-ville et la Loire, l’hippodrome fête cette année son 127e anniversaire. Malgré sa situation idéale, dans cette agglomération de 300.000 habitants, l’affluence reste modeste. Philipe Poisson précise : « Nous ne sommes pas dans une région d’élevage et le grand public ne sait pas toujours ce que sont les courses. Concernant ce dernier point, plusieurs projets sont en cours pour tenter d’y remédier. Nous pouvons vraiment améliorer notre fréquentation. Nous pouvons atteindre les 1.000 personnes lors d’une réunion normale de la Pentecôte, mais généralement nous tournons autour de 400-450 personnes, avec un noyau dur de 200-300 turfistes. » L’objectif est donc d’attirer davantage de personnes. Cela avait commencé l’an dernier avec l’aide d’une agence de communication. « Nous nous sommes trompés d’année (rires). L’idée, survenue avant le début de la pandémie, était de faire appel à des professionnels de la communication pour changer l’image que les Orléanais pouvaient avoir des courses. Chaque année, nous menons nos traditionnelles campagnes d’affichage ou de radio, mais nous voulions aller plus loin. Nous reviendrons vers l’agence l’an prochain, car c’est encore trop compliqué pour cette année. »

Vers la création d’un club-house. Un projet d’envergure a été lancé : la création d’un club-house au sein de l’hippodrome. Une vraie montée en gamme selon Philippe Poisson : « Cela améliorerait considérablement notre qualité d’accueil et permettrait de développer la restauration sur notre site. La location de cette salle améliorerait nos ressources. Le dossier avance. On espère qu’il aboutira en 2022. La Fédération nous encourage à mener un tel projet et les collectivités territoriales nous soutiennent. » Philippe Poisson conclut : « Nous sommes un hippodrome de troisième catégorie et rester au top dans cette catégorie me convient parfaitement. Si on peut évoluer, tant mieux. Mais l’objectif à moyen terme est vraiment d’aller chercher les gens et d’améliorer notre fréquentation. »