Le mot de la fin : sélectivité

Le Mot de la Fin / 03.05.2021

Le mot de la fin : sélectivité

George Lambton, lauréat du Grand Steeple-Chase de Paris 1888 – alors qu’il était amateur – est plus tard devenu tête de liste des entraîneurs anglais en plat. Mais il est surtout passé à la postérité grâce à la publication de ses mémoires en 1924 : Men and Horses I Have Known. Figure de la bonne société hippique de Newmarket, George Lambton a notamment connu la période où les Américains – chassés par l’interdiction temporaire des jeux d’argent à New York – ont débarqué en Angleterre. Comme beaucoup, il fut horrifié par le manque d’éducation des nouveaux venus. Pire encore, les jockeys et entraîneurs américains, du fait de leur réussite, ont forcé les Anglais à changer des méthodes qu’ils pensaient jusqu’alors supérieures. Ainsi la position à cheval évolua. Tout comme le rythme des courses. Soudainement l’Angleterre est devenue un pays où les compétitions se déroulent à un train sélectif. Finies les courses d’attente ! À l’inverse, on sait qu’en France, où nous subissons les effets du manque de train, ce manque de sélectivité n’est pas endémique. C’est une habitude qui s’est installée avec le temps et qui disparaîtra peut-être un jour !