Les régions au cœur du plan d’action sur le bien-être équin

Autres informations / 13.05.2021

Les régions au cœur du plan d’action sur le bien-être équin

Les régions au cœur du plan d’action sur le bien-être équin

Il y a quelques semaines, la Fédération nationale a adressé aux sociétés de courses régionales un dossier sur le bien-être équin afin qu’elles puissent, à leur niveau, contribuer à son rayonnement. Pierre Préaud, le secrétaire général de la FNCH, nous a expliqué cette démarche.

Face aux attaques des animalistes notamment, l’Institution des courses a décidé de contre-attaquer en début d’année avec la mise en place d’un vaste plan d’action opérationnel pour le bien-être équin. Si plusieurs initiatives ont déjà vu le jour, il y a quelques semaines, un dossier très dense rassemblant cinq documents, accompagné d’une lettre signée de Pierre Préaud, chargé avec Agnès Bazin de ce sujet à la Fédération, a été envoyé à l’ensemble des sociétés de courses régionales. Le dossier contient une note présentant la structure du plan de communication et ses objectifs, une fiche présentant en dix points clés l’engagement sur le bien-être des chevaux de courses, une fiche détaillée rappelant les arguments essentiels et les éléments de langage à connaître et à partager sur le sujet, une fiche présentant la mise en place d’un contact spécifique en cas de questions et une fiche présentant le label EquuRES. Pierre Préaud développe : « L’idée est de placer les hippodromes et ses acteurs au cœur de notre projet. La bataille du bien-être ne pourra pas se gagner seulement depuis Paris. Il faut que les bénévoles et les salariés des sociétés de courses se sentent responsables, partagent notre position, se sentent fiers et s’engagent sur les progrès qu’il nous reste à accomplir dans ce domaine»

Faire adhérer et participer les régions. Comme le souligne le plan d’action, les hippodromes jouent un rôle stratégique. Pierre Préaud précise : « Ce que nous mettons en place pour le bien-être équin n’est pas seulement un plan de communication destiné aux personnes extérieures à la filière. Les présidents des sociétés de courses et leurs membres, comme les salariés des centres d’entraînement ou des hippodromes, doivent prendre connaissance de ce que nous faisons actuellement et y adhérer. Comme je l’écris dans ce courrier, ils sont les représentants très visibles de la filière des courses. Le sujet est sensible et nous invitons les sociétés confrontées à des associations d’activistes à faire preuve de la plus grande prudence. » Parmi les documents adressés aux sociétés figurent notamment les bons réflexes à adopter et les arguments à mettre en avant face aux adversaires des courses. Mais à travers cette démarche, un autre objectif est aussi recherché : faire en sorte que les régions soient force de proposition dans ce plan pour le bien-être. Pierre Préaud confie : « Les progrès que nous allons faire viendront de plusieurs horizons. Et en ce sens, des éléments concrets peuvent nous être fournis par les régions. Il faut arriver à les faire participer activement à ce vaste projet. »

Répondre à une demande. Ainsi des conférences Zoom seront organisées les 18, 19 et 20 mai. Ce sera l’occasion de présenter ce plan aux sociétés, mais aussi de répondre aux nombreuses interrogations, car la démarche entreprise par Pierre Préaud et Agnès Bazin répond également à une demande forte des régions. Le secrétaire général de la Fédération explique : « La question du bien-être est devenue centrale aujourd’hui. Des efforts dans la sécurité ou encore dans la lutte contre le dopage ont été menés depuis de nombreuses années. Les présidents de sociétés de courses sont très sensibles à ces questions et plusieurs d’entre eux nous sollicitent pour être encore plus au rendez-vous, notamment en matière d’éléments de langage à adopter vis-à-vis des médias. Ce que nous avons fait à travers une fiche assez dense. Il y a également des demandes plus pratiques. »

Les tout premiers résultats du projet. Il est encore beaucoup trop tôt pour établir un bilan de ce qui a été mis en place dans le cadre de ce vaste plan ambitieux, mais Pierre Préaud nous a tout de même fait un premier point : « Il y a beaucoup de positif. Nous occupons le terrain sur les réseaux sociaux et le hashtag #RaceandCare, que nous avons créé pour l’occasion, est très souvent repris. Nous avons également reçu des retours positifs de la newsletter que nous diffusons. Nous avions aussi pour objectif d’être présents au niveau de la veille parlementaire. La semaine dernière, nous avons été auditionnés par la commission des affaires économiques du Sénat au sujet de la proposition de loi pour un élevage éthique, juste socialement et soucieux du bien-être animal. Nous aurons une deuxième audition la semaine prochaine au Sénat, devant le groupe Cheval. »