Au comité et au Conseil d'administration de France Galop : Voici enfin les conclusions du séminaire de l’obstacle !

Institution / Ventes / 21.06.2021

Au comité et au Conseil d'administration de France Galop : Voici enfin les conclusions du séminaire de l’obstacle !

AU COMITÉ ET AU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE FRANCE GALOP

Voici enfin les conclusions du séminaire de l’obstacle !

Un séminaire de l’obstacle a été organisé à Tours les 30 et 31 mai derniers. Les principales conclusions de ces deux journées de travail et d’échanges ont été présentées au comité de France Galop lundi 21 juin, et sont détaillées par Jacques Détré dans une vidéo que vous pouvez visionner en cliquant ici.

https://www.youtube.com/watch?v=zL3wFLMg94k

L’entraîneur doit apprendre à se vendre

Un nouveau module devrait faire son apparition dans la formation des aspirants entraîneurs. Il concerne la dimension commerciale de leur métier. Jacques Détré commente : « Les jeunes entraîneurs doivent apprendre à se désinhiber, à aller démarcher de nouveaux propriétaires, à savoir se vendre, à montrer pourquoi il serait intéressant de mettre des chevaux chez eux… » La communication sur les réseaux sociaux doit également rentrer dans les mœurs pour informer au mieux les propriétaires.

L’idée d’associer un parrain (propriétaire aguerri) aux jeunes propriétaires ou propriétaires en devenir a également germé. Des formations, avec une partie théorique et une partie pratique, pourraient être organisées à Auteuil lors de journées de courses. Elles permettraient à ces novices d’en apprendre beaucoup plus qu’en six mois livrés à eux-mêmes.

Il faut continuer à développer la multipropriété. France Galop a fait beaucoup d’efforts, notamment dans l’agrément des porteurs de parts et des propriétaires tout court pour accélérer les procédures.

Améliorer l’accueil des propriétaires

Il est indispensable de mieux valoriser les propriétaires ayant un partant. Jacques Détré explique : « Avoir un partant en obstacle, que ce soit sur un petit hippodrome de province ou à Auteuil, c’est quelque chose de formidable. Le frisson que vous ressentez quand votre cheval dispute l’arrivée, il n’est pas si fréquent. Tous les sports ne sont pas capables de vous procurer de telles émotions. Ce frisson, cette émotion, c’est à même de créer des vocations. Nous avons une bonne carte à jouer de ce côté-là, et avoir un partant par exemple à Auteuil, c’est un événement marquant. On doit développer notre politique d’accueil des propriétaires. Le dispositif lors du week-end du Grand Steeple imaginé par Delphine Violette, au niveau du jardin situé derrière le Karly Flight, a été très apprécié. Nous allons essayer de le rendre pérenne au moins pendant les Samedis d’Auteuil, voire sur des périodes plus longues. »

France Galop doit ouvrir un guichet unique pour les propriétaires, où l’on pourra répondre aux questions basiques qu’ils se posent.

Le souci du bien-être équin

La spécialité de l’obstacle est la plus visée par les défenseurs des animaux. Chaque hippodrome organisant des courses d’obstacle devra être étudié par France Galop, sur des points critiques comme l’arrosage, la qualité des pistes, le dessin des tournants, la présence d’un van ambulance… Quitte à remettre en cause les hippodromes n’offrant pas les garanties suffisantes.

Auteuil cannibalisé par Compiègne ?

Compiègne est venu suppléer Enghien suite à l’arrêt des courses d’obstacle sur l’hippodrome du plateau de Soisy. Une vraie concurrence entre Auteuil et Compiègne s’est cependant établie, et les courses de Compiègne commencent à cannibaliser les partants d’Auteuil. C’est un sujet préoccupant. D’autre part, la ligne droite de Compiègne peut être trop dure pour les jeunes chevaux, et pour les premières courses de 3ans, des parcours plus fluides sont à l’étude, afin que les poulains puissent recourir après leurs débuts dans des délais normaux. Pourquoi ne pas spécialiser Compiègne sur des distances un peu plus courtes ? Ce sont des questions qui seront posées au conseil d’obstacle, sachant que le conseil d’administration est le seul décideur.

Plus de handicaps, de tous niveaux

Un consensus a été trouvé pour augmenter le nombre de handicaps. Jacques Détré explique : « La seule réunion d’Auteuil sans handicap a été une catastrophe et nous allons en créer qui vont prendre la place d’autres courses. Nous ferons les bons choix. L’idée est qu’ils puissent être courus par des chevaux de plus grande valeur mais aussi de plus faible. Nous allons probablement en faire avec valeur affichée, par exemple + 56, - 56, et permettre à des chevaux limites dans les courses de sélection de pouvoir s’exprimer dans les handicaps avec des valeurs de 61 ou 62 qui leur permettent de courir avec une chance. » La réévaluation des valeurs des chevaux devra être réalisée plus rapidement qu’en plat, car un cheval d’obstacle ne court pas aussi souvent. Les handicaps de petites catégories vont se développer dans les réunions PMH autant que faire se peut.

Il faut aussi éviter que des réunions se télescopent, ce qui a une incidence non seulement sur le nombre de partants, mais aussi sur l’organisation des professionnels. L’objectif est d’étaler les courses dans le temps, en limitant les redondances.

Vers un code plus sévère en matière de lutte antidopage et de sécurité sanitaire

Après avoir été discutées en commission du code le 30 mars dernier, plusieurs modifications du code des courses ont été soumises au comité lundi 21 juin. Elles sont détaillées par Henri Pouret dans la vidéo suivante (cliquez ici pour la visionner).

https://www.youtube.com/watch?v=t033Q_ssA_8

Infiltrations intra-articulaires : changements de délais

La première proposition de modification au code des courses concerne le délai entre les infiltrations intra-articulaires et la course. La règle actuelle prévoit qu’un cheval ayant fait l’objet d’une infiltration intra-articulaire de glucocorticoïdes n’est pas autorisé à courir dans les quatorze jours suivant l’infiltration. Pour des considérations de contrôle antidopage, mais aussi de bien-être équin, il a été proposé d’étendre cette règle des quatorze jours à toutes les autres substances. Cela a donné lieu à un débat car ce délai est apparu trop long pour des substances moins invasives que les glucocorticoïdes. Un consensus a été trouvé pour un délai de huit jours.

Vaccinations : la rhino tous les six mois

Il a également été proposé d’instaurer un rappel pour la vaccination contre la rhinopneunomie tous les six mois, au lieu de tous les ans comme c’était le cas auparavant. L’objectif est d’assurer une meilleure couverture vaccinale de la population.

En complément de cette mesure, il est proposé la possibilité de rechercher des anticorps dans des analyses sanguines pour s’assurer que tout ou partie de l’effectif d’un entraîneur a été effectivement et correctement vacciné. Toujours dans le domaine vétérinaire, il a été acté l’interdiction du dopage génétique qui figure déjà dans l’accord de la Fédération internationale des autorités hippiques.

Ordonnances : retour au papier

Les sanctions pour non-actualisation des documents d’identification concernant la castration vont être durcies. Enfin, et il s’agit d’un retour en arrière : on revient sur le principe de la dématérialisation des ordonnances. Elles devront désormais être obligatoirement conservées sous format papier, afin de faciliter les contrôles et de retracer la chronologie des traitements administrés à un cheval.

Apprenti : plat et obstacle, mêmes règles

Deux propositions principales concernent les autorisations de monter. La première établit qu’un apprenti devra avoir validé un stage avant de pouvoir monter en course, cette obligation ne s’appliquant pas à celui ayant reçu une autorisation de monter dans un pays autre que la France. Dans un souci d’harmonisation des deux disciplines, la perte de la décharge en obstacle interviendra désormais après 85 victoires (comme la règle en plat), au lieu des 75 actuelles.

Enfin, il a été proposé d’étendre la possibilité des mesures conservatoires à toute personne ayant reçu un agrément de France Galop, ce qui concerne notamment les agents de jockeys, qui en étaient exemptés jusque-là.

Un budget à l’équilibre, grâce aux propriétaires et acteurs des courses

Le comité a approuvé les comptes de l’exercice 2020 de France Galop, qui se traduisent par un résultat d’exploitation quasiment à l’équilibre. La crise sanitaire, marquée par l’arrêt des courses pendant deux mois et le deuxième confinement, a entraîné d’importants manques à gagner tant de la part du PMU qu’au niveau des autres recettes d’exploitation.

Ces manques à gagner ont été compensés par l’effort des propriétaires et acteurs des courses qui ont vu les encouragements distribués baisser de près de 20 % par rapport à 2019, soit 48,5 M€, et par la réduction des charges d’exploitation de 28 M€ de France Galop comme de toutes les autres composantes de l’Institution.

Compte tenu des mesures de confinement et du couvre-feu depuis le début de l’année, l’exercice 2021 sera lui aussi fortement pénalisé par la crise sanitaire.