Joan of Arc et Ioritz Mendizabal offrent un premier Diane à Aidan O'Brien

Courses / 20.06.2021

Joan of Arc et Ioritz Mendizabal offrent un premier Diane à Aidan O'Brien

Deux semaines après son premier Qatar Prix du Jockey Club remporté par St Mark's Basilica (Siyouni), Aidan O'Brien a enfin enlevé son premier Prix de Diane Longines, avec Joan of Arc (Galileo). Le point commun des deux 3ans : leur jockey, Ioritz Mendizabal ! La soeur de Gleneagles a devancé Philomène (Dubawi), auteure d'une remarquable fin de course. André Fabre classe également Burgarita (Sea the Stars) à la troisième place. Sibila Spain (Frankel), qui a animé, conserve la quatrième place devant Rougir (Territories).

Aidan O’Brien (entraîneur de Joan of Arc, 1re) : « Je suis ravi, d’autant plus qu’elle a été élevée à la maison par John et Susan Magnier. Bravo à toute l’équipe. Ioritz lui a donné un superbe parcours. C’est incroyable. On a essayé de remporter cette course à plusieurs reprises mais elle est très difficile à gagner. Ioritz Mendizabal est quelqu’un de très intelligent, un grand homme de cheval, et quand on a la chance de travailler avec lui, cela donne beaucoup de confiance. C’est un jockey de classe internationale. 2.400 mètres ne sera pas un problème pour Joan of Arc selon Ioritz Mendizabal. Le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe peut donc être une possibilité pour elle. Nous avons beaucoup de très bonnes 3ans cette année, c’est très excitant ! »

Hermine Bastide (représentante de Coolmore, propriétaire de Joan of Arc, 1re): « C’est une victoire qui nous a beaucoup émus, mais nous ne sommes pas surpris car tout le monde a travaillé très dur pour cela. Remporter un classique, c’est toujours très émouvant, mais encore plus aujourd’hui car il s’agit du premier Prix de Diane Longines d’Aidan O’Brien. »

Pierre Gasnier (responsable d’élevage à Coolmore, éleveur de Joan of Arc, 1re) : « C’est la sœur de Gleneagles, et la cinquième gagnante de Groupe 1 [le plus haut niveau de courses] de sa mère, You’resothrilling : c’est remarquable ! Elle est, de plus, très bien nommée pour gagner en France ! »

Ioritz Mendizabal (jockey de Joan of Arc, 1re) : « Aidan O'Brien est mon père Noël ! Il m'a amené deux cracks, l'un chez les poulains, l'autre chez les pouliches : un grand merci à lui ! Il m'a juste dit « fais ci, fais ça », mais quand on a des chevaux bien relax et bien mis comme eux, c'est facile. Tout cela résulte d'un travail du matin qui est fait en amont. C'est magique pour moi de monter pour Aidan O’Brien et de vivre ça. C'est inimaginable ! J’imagine mes filles et ma mère crier devant la télévision... Dans le parcours, je l'ai bien préparée pour l'accélération finale. Je ne poussais pas, je l'accompagnais simplement. A 400 mètres du poteau, je n'étais pas sûr de gagner car Sibila Spain est une très bonne pouliche, mais Joan of Arc a réussi à aller la chercher. »

Lisa-Jane Graffard (représentante en France de Godolphin, propriétaire de Philomène, 2e) : « Nous sommes vraiment heureux de cette performance, cela nous rassure énormément. Elle a vraiment très bien terminé et c'était vraiment excitant. La gagnante est tenace. Je pense que Philomène est mieux sur cette distance [2.100 mètres] que sur les 1.600 mètres de la Poule d’Essai. Nous allons la rallonger car c'est une pouliche qui a beaucoup de tenue. Dans la Poule d’Essai, elle n'était pas prête à affronter un Groupe 1 sur 1.600 mètres même si elle a beaucoup de classe. Elle est issue d'une famille qui vieillit bien. Physiquement, je l'ai trouvée mieux aujourd'hui. Elle devrait encore progresser. Nous l'avons toujours adorée. Elle vient d'une superbe maison avec un super papier. Elle a beaucoup de choses pour elle et en plus elle est belle. Nous avons beaucoup de chance. »

Maxime Guyon (jockey de Burgarita, 3e) : « Pour une troisième course, c'est une magnifique performance. Ce n'est pas une pouliche qui est encore très endurcie. Elle court vraiment top aujourd’hui. »

Christopher Head (entraîneur de Sibila Spain, 4e) : « La stratégie de course était parfaite car la pouliche a vraiment eu une très belle course. Aujourd'hui, nous avons vraiment pu voir sa qualité au très haut niveau. C'est assurément une pouliche qui a les moyens d'évoluer. Elle est encore jeune, d'autant plus qu'elle n'a pas couru à 2 ans. Sibila Spain va progresser sur cette course. Il est évident que son numéro de corde n'était pas un cadeau et peut avoir joué en notre défaveur, notamment sur sa fin de course. Pour la suite de son programme, nous allons en discuter avec ses propriétaires. Nous voulons toujours gagner, mais sa quatrième place est tout de même excellente. » 

Cédric Rossi (entraîneur de Rougir, 5e) : « On a vu aujourd'hui qu'elle faisait la distance. Dommage qu'il n'y ait pas eu plus de rythme. Son jockey m'a dit qu'il n'avait pas réussi à l'arrêter après la course ! C'est super, c'est une crack. Quand tout se passera vraiment bien, on en gagnera une belle. C'est une pouliche de caractère, une vraie dame. Elle peut aussi bien être calme qu'énervée. Elle a le mental d'une championne. Je ne sais pas ce que je vais faire avec elle… je vais lui faire un bisou, pour commencer ! »

Alan Cooper (manager de la famille Niarchos, propriétaire de Harajuku, 6e) : « Elle a très bien couru. À 200 mètres du but, on y a cru. Elle termine sixième mais n'est pas à plus d'une longueur et demie de la gagnante. Après sa victoire de Groupe 3, nous sommes donc très satisfaits de la voir à l'arrivée de ce classique. »