La France est à la mode

Courses / 03.06.2021

La France est à la mode

La presse anglaise – qui n’a pas peur de faire vibrer la fibre patriotique – est en émoi. John Gosden et son fils vont présenter deux poulains dans le Qatar Prix du Jockey Club (Gr1)… mais aucun dans les classiques anglais du week-end. Aidan O'Brien, dont la domination sur le Derby est écrasante depuis deux décennies, n’aura qu’un seul partant à Epsom. Contre deux à Chantilly ! Les hypothèses fusent. Perte de confiance en la capacité du Derby à "sortir des étalons" ? Effectif de 3ans moins fort que d’habitude ? L’Irlandais ne s’est pas exprimé à ce sujet. Pour certains journalistes anglais, comme l’influente Lydia Hislop, la cause est entendue : c’est la faute des allocations. Elle a déclaré ce jeudi matin au micro de Nick Luck : « On assiste à un changement de l’orientation du programme des pensionnaires d’Aidan O'Brien. L’an dernier déjà, il avait privilégié le Prix Marcel Boussac (Gr1) par rapport au Fillies' Mile (Gr1). Ce changement bénéficie aux nations hippiques dont les allocations se sont le mieux remises de la crise de la Covid. C’est-à-dire l’Irlande et la France en Europe. De même on a vu qu’il a envoyé – avec plus ou moins de réussite – un gagnant de Derby d’Epsom (Gr1) en Australie (Anthony van Dyck)  et un lauréat du Derby d’Irlande (Gr1) aux États-Unis (Sovereign). C’est très significatif. Et cela atteste du fait que le prestige n’est plus suffisant pour attirer les meilleurs chevaux dans les courses anglaises… » On notera qu’Aidan O'Brien aura cinq pouliches dans les Oaks (Gr1) vendredi. L’allocation est de 395.000 £ (459.645 €). Contre un million d’euros pour le Prix de Diane Longines (Gr1). A priori, ce n’est donc pas que la différence d’espoir de gains qui dicte les engagements à Ballydoyle…