Longines et le Prix de Diane, dix ans de vie commune

Courses / 19.06.2021

Longines et le Prix de Diane, dix ans de vie commune

Longines et le Prix de Diane, dix ans de vie commune

Cela fait dix ans que Longines et le Prix de Diane sont partenaires. Mais l’histoire qui lie la marque horlogère aux courses hippiques est bien plus ancienne. À quelques heures de l’événement, Matthias Breschan, le président-directeur général de Longines, nous parle de cette alliance, qui conjugue sport et élégance.

 Par Salomé Lellouche

Jour de Galop. - Pouvez-vous vous présenter et présenter Longines ?

Matthias Breschan. - D’origine autrichienne, j’ai vécu et travaillé en France dans l’horlogerie. Cela fait plus de vingt ans que je suis en Suisse, toujours dans ce domaine. J’ai travaillé pour les marques Swatch et Hamilton et maintenant Longines. J’en suis le président-directeur général depuis un an. Longines est l’une des plus grandes marques de l’industrie horlogère suisse. C’est même l’un des plus gros succès de ces vingt dernières années. Elle a vraiment connu une évolution fantastique. Cette marque existe depuis 1832. L’histoire de Longines est riche avec un très grand nombre d’innovations, dont nous parlerons encore longtemps. Nous avons notamment inventé le mouvement flyback, la montre GMT, la lunette tournante…

Depuis combien de temps Longines noue-t-elle des partenariats dans l’univers équestre et hippique ?

Cela fait maintenant plus de cent ans que Longines s’engage dans le chronométrage sur les courses hippiques. Dans certaines compétitions, nous étions déjà présents en 1878. Nous avons même des montres de poche avec un jockey gravé, qui datent de 1869. J’imagine qu’il y avait des partenariats avant. Cette marque a été très sollicitée parce qu’elle a la réputation de faire des chronométrages extrêmement précis et fiables. Longines et l’univers équestre, c’est donc un partenariat crédible, avec des valeurs communes.

Que représente le cheval pour Longines ?

Acheter une montre chez Longines, c’est exprimer sa passion et son affinité pour les chevaux. Chez Longines, nous nous concentrons sur deux univers : celui du ski et celui du sport équestre. Nous ne nous limitons pas seulement à des compétitions. Nous sommes aussi très portés sur le lifestyle équestre. Longines et l’univers équestre partagent la même élégance. C’est aussi l’une des rares marques dont la clientèle est partagée équitablement entre homme et femmes. C’est exactement la même chose avec les sports équestres, ce qui n’est pas le cas dans tous les sports.

Comment s’est déroulée votre première année à la tête de Longines au niveau des courses hippiques ?

L’année que nous avons passée a été extrêmement compliquée, avec de nombreuses courses annulées. Ces derniers temps, nous avons quand même pu assister à des compétitions, avec la possibilité d’inviter des gens, mais en nombre extrêmement limité. Ce sera le cas avec le Prix de Diane, qui sera limité à 5.000 personnes. Je pense que d’ici quelques mois, nous allons retrouver une sorte de normalité. Une chose est sûre : cela n’a pas du tout changé la volonté et l’ambition de Longines de s’engager fortement dans les courses hippiques.

Comment s’organise Le Prix de Diane Longines au temps du Covid ?

Malheureusement, comme je l’expliquais, le nombre de personnes est limité à 5.000. C’est pour cela que nous avons davantage misé sur les plateformes digitales. Je pense que globalement, l’impact va être très similaire car il existe vraiment de nombreuses possibilités de communiquer lorsqu’il est impossible d’être présent physiquement. C’est aussi quelque chose de très actuel, notamment avec la jeune clientèle. Nous avons organisé le concours d’élégance sur Instagram et c’est très positif. Concernant le Prix de Diane dans sa globalité, je crois que si les gens participent à travers les réseaux sociaux, c’est qu’ils ont des affinités et des émotions qui les lient avec cet univers.

Est-ce que l’un de vos ambassadeurs pourra quand même être présent dimanche ?

En ce moment, il est encore trop difficile de faire voyager nos ambassadeurs. Cette année, cela ne sera donc pas possible. Mais l’année prochaine, ils seront bien présents. Nous espérons même vous en présenter de nouveaux !

De façon générale, qu’attendez-vous de Prix de Diane Longines 2021 ?

Je crois que nous allons surtout nous rappeler de cette organisation très particulière ! Malgré cela, j’attends quand même un grand spectacle. Le Prix de Diane reste, pour nous, le rendez-vous le plus élégant et le plus prestigieux qui existe en France. C’est donc vraiment un honneur d’en être le partenaire.

Dans combien de pays la marque Longines est-elle associée aux grandes courses ?

Longines et les courses hippiques, c’est quatorze pays sur quatre continents. Je pense notamment à la Saudi Cup qui est l’un de nos derniers partenariats en date.

Que pensez-vous de l’émergence des femmes jockeys dans les pelotons ?

Pour nous, c’est vraiment parfait. Je trouve cela vraiment très beau, élégant, et finalement très rare de voir des femmes dans les mêmes compétitions que les hommes. Et cela correspond totalement à notre marque.

 Avez-vous espoir de voir un jour une femme jockey remporter le Prix de Diane ?

Je l’espère ! Nous n’attendons que ça. S’il n’y a pas de femme jockey cette année au départ du Prix de Diane, je souhaite vraiment en voir l’année prochaine.

 En 2018, sur l’hippodrome d’Ascot, vous avez lancé le Longines Tracking System. Quels sont les avantages de ce système ?

C’est une technologie super intéressante, qui rend le spectacle encore plus attractif. Être capable d’avoir un suivi aussi bien au niveau de la distance qu’au niveau du temps, donne quelque chose de vraiment intéressant. Le spectateur peut avoir de vrais points de comparaison.