Marie Velon invitée de JDG Radio - Le Talk #36

Autres informations / 14.06.2021

Marie Velon invitée de JDG Radio - Le Talk #36

Marie Velon invitée de JDG Radio - Le Talk #36

Au lendemain de sa première victoire de Groupe avec Iresine (Manduro) dans La Coupe (Gr3), Marie Velon s’est confiée au micro du Talk de JDG Radio. Voici des extraits.

Quels conseils donneriez-vous à une jeune femme souhaitant devenir jockey ? « De toujours y croire, comme dirait tout le monde. Le travail, la persévérance… Se dire que les choses vont changer, ce qui est déjà le cas avec la décharge qui nous a été accordée. Il faut tomber sur les bons chevaux et, pour cela, il faut travailler, y croire, ne rien lâcher. »

L’école "ARD" et le passage chez Jean-Pierre Gauvin. « Mon apprentissage chez Alain de Royer Dupré m’a apporté énormément de choses. J’ai tout appris là-bas, à cerner les chevaux… J’ai eu une formation complète en trois ans, j’ai galopé avec de très bons jockeys le matin, j’ai appris à écouter les chevaux. J’ai eu de la chance, pendant ce qui est encore une toute petite carrière, d’être entourée des bonnes personnes. Il est certain que mon passage chez monsieur de Royer Dupré m’a permis d’en arriver là : l’apprentissage est le début de tout. Quand j’ai fini mes études, monsieur de Royer Dupré m’a dit que malheureusement, il n’aurait pas assez de chevaux pour me donner ma chance. C’est vrai que, après réflexion, il était plus facile de partir en province pour monter et monsieur Gauvin avait déjà donné sa chance à des filles auparavant. J’ai donc pris la décision de quitter Paris pour aller en province, et avoir plus de chances pour commencer. »

Au sommaire de JDG Radio - Le Talk #36

L’actualité est riche ! On débriefe la belle réunion d’Auteuil de samedi et celle de dimanche à ParisLongchamp. Mais on pense déjà au futur avec le Prix de Diane Longines (Gr1), dimanche à Chantilly, et le meeting de Royal Ascot.

Pour écouter, cliquez ici. (https://www.jourdegalop.com/podcasts )

La place des femmes au sein du peloton. « Quand j’ai commencé à monter en course, la décharge était déjà là, donc je n’ai pas de point de comparaison entre l’avant et l’après. Je sais que, en arrivant avec 4 kg ou 3,5 kg chez Jean-Pierre Gauvin, j’aurais monté quoi qu’il en soit, je pense. Je crois que la décharge a permis d’infiltrer les femmes jockeys dans la tête des gens, des entraîneurs et des propriétaires, de s’habituer à nous voir un peu plus et cela a été positif. J’ai perdu ma décharge en fin d’année dernière. J’avais passé un bon début d’année et, avec le confinement, je me suis posé un peu de questions, parce que je me disais que je ne l’avais peut-être pas perdue au bon moment. Mais Jean-Pierre a continué à me faire confiance et tout s’est passé comme sur des roulettes. »