NON-LIEU DÉFINITIF POUR COMPIÈGNE !

Autres informations / 16.06.2021

NON-LIEU DÉFINITIF POUR COMPIÈGNE !

Plus de dix ans de combat ! C’est ce qu’il aura fallu à la société des courses de Compiègne (SCC) et à son président, Antoine Gilibert, pour être définitivement libérés dans l’affaire de la vente de l’hippodrome à la SCC.

En 2010, quand Antoine Gilibert a enfin l’occasion d’acquérir le site, il saute le pas et verse 2,5 millions à l’État – le double du prix recommandé quelque temps plus tôt par le ministre de l’Agriculture. Mais il est loin de s’imaginer que l’identité du ministre des Finances, qui signe la vente de l’hippodrome, va donner à cet acte de bonne gestion un tour cauchemardesque ! Cet homme, c’est Éric Woerth, qui entre avec sa femme dans le tourbillon de l’affaire Bettencourt. La SCC va en être une victime collatérale. Sans rappeler tous les détails, disons simplement que les enquêteurs, la presse (en particulier Médiapart) et la justice tenteront de faire un lien entre la vente de l’hippodrome, le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, les Bettencourt, etc. – ces différents éléments ayant comme point commun Éric Woerth. En vain, puisque l’affaire se terminera par un non-lieu.

Mais les dommages, eux, seront bien là : Antoine Gilibert, un homme d’honneur, souffrira beaucoup de cette instrumentalisation politique, des tentatives de salir son image localement, des attaques contre les membres de sa famille.. Les équipes de la société de courses souffriront aussi, en particulier lorsqu’un cocktail Molotov mettra le feu à une partie des bâtiments de l’hippodrome.

Récemment, deux jusqu’au-boutistes (la branche du syndicat SUD à l’Office national des forêts et l’ancien député socialiste du Nord Christian Bataille) avaient tenté un dernier coup, en voulant se constituer partie civile pour faire appel de l’ordonnance de non-lieu. Mais, mercredi matin, la Cour de cassation a rendu son arrêt et a jugé, comme le soutenaient les avocats de la société des courses de Compiègne, que la demande était irrecevable et que, de ce fait, leurs appels à l’encontre de l’ordonnance de non-lieu l’étaient également. Cerise sur le gâteau, la cassation a été prononcée sans renvoi, ce qui veut dire que le non-lieu est définitif. La fin d’un voyage en enfer.