Observatoire social de l’Afasec : le secteur des courses poursuit sa transformation

Institution / Ventes / 26.06.2021

Observatoire social de l’Afasec : le secteur des courses poursuit sa transformation

L’Afasec a dévoilé les conclusions de l’observatoire social à l’occasion d’une conférence de presse organisée vendredi. Didier Budka, le directeur général, accompagné de Penny Johnston, responsable communication, est également revenu sur les grandes étapes marquantes de l’activité d’entraînement de chevaux de courses en 2020. L’observatoire social est un outil stratégique mené sur une période de dix ans et mis à jour chaque année. L’un des points clés de cet observatoire est l’étude des salariés au sein des courses : leur profil, leur âge…

L’impact de la crise sanitaire. L’année 2020, marquée par la crise économique et sanitaire, a également impacté ce secteur pourtant dynamique et de plein emploi. Le secteur des courses ne s’est pas essoufflé avec la crise mais a continué de se transformer. Si le nombre de réunions affiche une baisse importante (-18,9 %) et, par conséquent, une baisse du nombre de courses (-14,5 %), tendance expliquée par la crise sanitaire, pour Didier Budka, « on remarque que l’année 2020 n’a pas ralenti les ambitions de recrutement des écuries et des acteurs de la vie hippique. En effet, le nombre de salariés des courses est en nette progression : 4.145 salariés en 2020 contre 3.946 en 2019, soit une augmentation de 5 %. Les écuries ont aussi progressé significativement. Au galop, on remarque une augmentation de 27,6 % des écuries de 6 à 10 salariés et, pour le trot, la tendance est également à la hausse avec + 6,8 % des écuries de moins de trois salariés. »

Toujours plus de femmes… Le phénomène de féminisation des écuries continue de se développer. Les femmes représentent aujourd’hui 38 % des salariés des courses, contre 32 % en 2011. Cette progression se ressent principalement dans la catégorie des moins de 30 ans, où elles sont aujourd’hui 50,5 % toutes disciplines confondues, contre 48,7 % en 2019. Entre 2011 et 2020, on observe ainsi que le nombre de femmes salariées a augmenté de 22,8 % alors que celui des hommes connaît une légère baisse, de 7,1 %.Si les femmes sont plus nombreuses, les plus jeunes désertent de plus en plus la filière des courses.

… mais aussi de seniors. Depuis plusieurs années, le secteur des courses connaît un phénomène d’érosion des jeunes salariés (- de 21 ans). Ainsi, l’Afasec note le net recul de cette catégorie aussi bien dans le trot (femmes : -13,4 %, hommes : -17,4 %) que dans le galop (femmes : -14,7 %, hommes : - 12,4 %). A contrario, les salariés dits “seniors” (+ de 46 ans) sont en progression dans les deux disciplines mais de manière distincte quant à la répartition hommes-femmes. Le nombre d’hommes de plus de 46 ans croît principalement dans le galop (+15 % contre +8,5 % pour les femmes) alors que celui des femmes continue d’augmenter dans le trot (+17,1 %, contre +2,5 % pour les hommes). Didier Budka explique : « Le constat est clair : la population des écuries de courses en France vieillit et les jeunes sont de moins en moins nombreux à intégrer le secteur des courses. Il y a dix ans, 26 salariés étaient âgés de plus de 60 ans. Ce chiffre est aujourd’hui de 132. »

Fidéliser grâce à la formation. L’Afasec compte aujourd’hui 263 collaborateurs répartis sur 12 sites en France, dont plus de 100 formateurs dans les cinq campus Afasec. La formation est l’une des missions principales de l’école des courses hippiques, dont le bilan d’activité 2020 a également été présenté lors de la conférence de presse. Ainsi, et malgré la crise sanitaire et la fermeture de certains établissements, l’école comptabilise un taux de réussite de 97 % aux examens professionnels et un taux d’insertion dès la fin de la formation de 85,8 %. L’Afasec est une association aux missions multiples confiées par l’institution des courses (France Galop et Le Trot) et qui regroupe ainsi la formation, l’action sociale et la prospective dans le secteur des courses hippiques.