Prix de Diane Longines (Gr1) : Joan of Arc, la conquérante

Courses / 20.06.2021

Prix de Diane Longines (Gr1) : Joan of Arc, la conquérante

Chantilly, dimanche

« Sue Magnier nomme les chevaux de Coolmore et, si elle lui a donné un nom comme Joan of Arc, c’est qu’elle a vu quelque chose en elle », a expliqué Aidan O’Brien. On le sait : chez Coolmore, les noms ont souvent une signification. Et il fallait bien une Jeanne d’Arc pour offrir un premier Prix de Diane Longines (Gr1) à Aidan O’Brien qui, il y a deux semaines, enlevait son premier Qatar Prix du Jockey Club (Gr1). Avec, à chaque fois, le diable basque Ioritz Mendizabal en selle.

Transperçante. Il faisait lourd, très lourd à Chantilly quand les pouliches du Diane sont entrées au rond de présentation. Elles étaient presque toutes en sueur mais, dans le cas de Joan of Arc (Galileo), c’était particulièrement impressionnant. Le réflexe est de s’inquiéter mais on a l’habitude de voir les chevaux d’Aidan O’Brien en eau au rond et Joan of Arc est restée extrêmement calme, attentive à ce qu’il se passait, pas dérangée par les personnes massées autour du rond de présentation et le brouhaha ambiant. Cinq mille personnes, ce n’est pas beaucoup pour une journée de Diane… Mais il faut rappeler que Joan of Arc n’a couru qu’en Irlande : outre le fait qu’elle n’avait jamais voyagé, elle n’a jamais non plus vu autant de monde dans un rond de présentation ou dans les tribunes puisque l’Irlande est en huis clos total ou très renforcé depuis la reprise des courses au printemps 2020.

Joan of Arc a vite été à la pointe du combat dans une course emmenée par Sibila Spain (Frankel). Cette dernière s’élançait de la stalle 15 mais elle est bien partie et Aurélien Lemaire a pu la rapprocher à l’extérieur pour se rabattre en progression en tête, alors que tout le monde se regardait un peu.

La course n’a pas eu un rythme effréné et Joan of Arc a suivi, à trois quarts de Sibila Spain. Dans la ligne droite, Sibila Spain est repartie et elle n’a cédé que dans les cinquante derniers mètres. Joan of Arc a eu un petit passage à vide mais, empoignée par Ioritz Mendizabal – qui a écopé de seize jours de mise à pied –, elle a fini par remonter Sibila Spain avant de résister jusqu’au bout à Philomène (Dubawi), laquelle a fini en boulet de canon pour prendre la deuxième place à trois quarts de longueur. Burgarita (Sea the Stars) a bien tenu sa partie jusqu’au bout, prenant la troisième place à une courte tête. Exemplaire, Sibila Spain est quatrième à une demi-longueur, un nez devant Rougir (Territories), jamais loin.

Diane d’Aidan

Il faudrait remplacer l’un des "a" d’Aidan par un "e" et vous auriez un anagramme de Diane ! Il y a quinze jours, l’entraîneur de Ballydoyle décrochait son premier Jockey Club avec St Mark’s Basilica (Siyouni), lequel était son 40e partant dans l’épreuve. Dimanche, il décroche un premier Diane avec sa dixième partante dans l’épreuve.

On ne sait pas trop où était Aidan O’Brien quand il a répondu aux questions de la presse sur Zoom mais il avait un télescope à côté de lui, ce qui illustrait assez bien son sentiment : « Over the moon ». La tête dans les étoiles ! Évidemment delighted, l’entraîneur a commenté : « C’est une première victoire dans le Diane et je suis ravi pour toute l’équipe. Ioritz l’a parfaitement montée. Joan of Arc a été élevée à la maison par Derrick Smith, John Magnier et Michael Tabor, c’est incroyable. Nous avions essayé de gagner plusieurs fois le Diane dans le passé, c’est une course très difficile à remporter ! »

Merci "Yoyo". Ioritz Mendizabal a offert trois succès classiques – et vice versa – à Aidan O’Brien en 2021 : l’Emirates Poule d’Essai des Poulains et le Jockey Club avec St Mark’s Basilica et le Diane avec Joan of Arc. L’entraîneur n’a pas tari d’éloges sur le jockey basque : « Ioritz a monté une très belle course. C’est vraiment quelqu’un d’intelligent, un homme de cheval brillant. Quand vous lui parlez avant la course, c’est toujours très rassurant. C’est un jockey de classe mondiale et je suis ravi de l’avoir en selle sur mes chevaux. C’est un privilège que de l’avoir avec nous. C’est un jockey très spécial. » Lui donnera-t-il une monte dans le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe alors ? « Oui », répond Aidan. C’est bien noté…

Une victoire émouvante

Hermine Bastide et Pierre Gasnier représentaient Coolmore dimanche, à Chantilly. Hermine Bastide a commenté : « J’ai parlé à Aidan O’Brien au téléphone et cette victoire l’a beaucoup ému. C’est le premier succès dans l’épreuve de la galaxie Coolmore associée à Aidan. C’est énormément d’émotion. Nous ne sommes pas si surpris que cela car elle avait vraiment très bien travaillé. Gagner un classique, c’est toujours beaucoup d’émotion. » Pierre Gasnier, qui travaille côté élevage pour Coolmore, a ajouté : « Elle est une sœur de Gleneagles donc il y a beaucoup d’émotion. La mère, You’resothrilling, en est à son quatrième gagnant de Gr1. C’est une poulinière qui sort de l’ordinaire. Et c’est émouvant de voir sa fille, si bien nommée, gagner le Diane. »

Joan of Arc… de Triomphe ? Parlons d’Arc. Dimanche, Joan of Arc découvrait les 2.100m, elle qui n’avait jamais couru sur plus long que 1.600m. Joan of Arc vers l’Arc ? Ce n’est pas impossible même si la pouliche n’est pas engagée… C’est aussi le cas d’un autre espoir de Ballydoyle, Snowfall (Deep Impact), la lauréate désinvolte des Oaks d’Epsom. Aidan O’Brien a commenté : « Selon Ioritz Mendizabal, les 2.400m devraient être à sa portée, voire être encore mieux pour elle. J’aimerais beaucoup la voir sur plus long donc l’Arc est définitivement une possibilité. Elle est difficile à comparer avec Snowfall dans le sens où elles n’ont pas suivi les mêmes routes. Joan of Arc vient des Guinées d’Irlande. Snowfall, elle, a suivi la voie menant aux Oaks et on sait déjà qu’elle tient la distance de 2.400m. Elles sont différentes mais toutes deux progressent à chaque sortie. J’ai de la chance d’avoir d’aussi bons 3ans actuellement, c’est toujours une position enviable. » Comme Fancy Blue (Deep Impact) l’an passé – entraînée Donnacha O’Brien –, Joan of Arc restait sur une deuxième place dans les 1.000 Guinées irlandaises (Gr1).

Mieux que Coolmore et Happily. Joan of Arc était la dixième partante d’Aidan O’Brien dans le Diane. Il faut noter que trois d’entre elles sont issues de la formidable poulinière You’resothrilling (Storm Cat) – une propre sœur d’un des chevaux de fer de Coolmore, Giant’s Causeway : avant Joan of Arc, il y a eu Happily (Galileo), quatrième du Diane 2018 sur une distance un peu longue pour elle, ainsi que Coolmore (Galileo), cinquième du Diane 2016. You’resothrilling a donné d’excellents milers, à l’image de Gleneagles (Galileo), et des chevaux capables de bien faire sur un peu plus long, à l’image de Taj Mahal (Galileo). Aidan O’Brien connaît évidemment la famille sur le bout des doigts et il a expliqué : « Joan of Arc a un excellent tempérament. Elle a une grande action et est très bien équilibrée et, aujourd’hui, elle a su poursuivre son accélération jusqu’au passage du poteau alors qu’elle a toujours été à la pointe du combat. C’est enthousiasmant d’avoir une pouliche comme elle. »

Le basque chirurgical !

Quelle année pour Ioritz Mendizabal : il empoche son premier Prix de Diane dimanche, ainsi que son troisième classique de l’année ! À chaque fois, il n’a pas fait une erreur… Si ce n’est de trop utiliser la cravache dimanche : huit coups, seize jours de mise à pied. Nous l’avons rencontré après sa troisième place dans le Grand Handicap de Lamorlaye.

Jour de Galop. - Vous découvriez Joan of Arc aujourd’hui. Quand vous l’avez vue au rond, dégoulinante de sueur, étiez-vous inquiet ?

Ioritz Mendizabal. - Oui, j’étais un peu inquiet et je me suis tournée vers Hermine Bastide pour lui demander si cela était normal. Elle m’a dit que oui, qu’elle était ainsi même le matin. À partir de là, cela m’a tranquillisé. Elle était assez calme même si, à la fin du défilé, elle est un peu montée en pression. C’était la première fois qu’elle voyageait et qu’elle voyait autant de monde aux courses. Mais au canter, elle s’est détendue.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ? Pensez-vous qu’elle pourra aller sur plus long ?

Elle est sortie vite de sa stalle et elle a été un peu brouillon pendant les 200 premiers mètres. Je l’ai un peu reprise. Ce qui m’a beaucoup aidé, c’est qu’Aurélien Lemaitre s’est rapproché à l’extérieur et, pendant 200m, j’ai pu caler Joan of Arc dans son sillage. À ce moment-là, elle a pu se poser. C’est la seule chose que j’ai fait de bien aujourd’hui, la reprendre à ce moment-là ! Le reste, elle l’a fait elle-même, elle s’est arrachée pour aller s’imposer. Dans la ligne droite, elle a eu un moment de flottement à 300m du poteau : je pense qu’elle a un peu payé ses efforts en tout début de course. J’ai dû lui demander l’effort – et d’ailleurs je suis logiquement puni par une mise à pied car j’ai un peu abusé, mais il fallait l’accompagner. Elle a répondu. Pour moi, elle sera encore mieux sur 2.400m, elle aura plus de temps pour trouver une bonne position dans le parcours.

C’est un troisième succès classique cette année, pour Aidan O’Brien, pour lequel vous aviez monté pour la première fois l’an passé avec Lope y Fernandez dans le Jean Prat…

Je vais encore me répéter mais, vraiment, avoir son nom sur la même ligne qu’Aidan O’Brien est quelque chose d’indescriptible. Je ne réalise pas encore que j’ai gagné le Diane : les courses se suivent et il faut rester concentré et donner le meilleur pour chaque propriétaire et entraîneur. Comme pour le Jockey Club, je réaliserai vraiment que j’ai gagné le Diane en prenant ma douche, ce soir, après ma dernière monte de la journée !

Triplé classique en France ? Pas une première !

Nous nous sommes demandé combien de jockeys avaient gagné trois classiques en France la même année. Nous avons pu remonter jusqu’à 1961 et Ioritz Mendizabal intègre un club bien composé… Yves Saint-Martin (1967 et 1968), Freddy Head (1975 et 1976), Cash Asmussen (1993), Christophe Soumillon (2003) et Christophe Lemaire (2009). Il faut noter que Freddy Head aurait bien pu réussir le Grand Chelem en 1975, année où il aurait dû monter Ivanjica dans le Diane… Mais la course a été annulée suite à la grève des lads.

Dans le clan des placées

Le Diane était très ouvert sur le papier et l’arrivée de la course le montre, avec des écarts assez serrés.

Philomène crève l’écran. Elle était loin, très loin à l’entrée de la ligne droite. Philomène a trouvé l’ouverture à 400m du poteau et a fini en boulet de canon, mais il lui a manqué quelques mètres… Désinvolte lauréate du Prix Pénélope (Gr3), la représentante de Godolphin, de l’écurie des Monceaux et de Skymarc Farm avait été raccourcie sur 1.600m dans l’Emirates Poule d’Essai des Pouliches. C’était trop court… mais, pour l’expérience en vue d’un Diane, c’était une excellente leçon. Représentante en France de Godolphin, Lisa-Jane Graffard nous a dit : « Nous sommes vraiment heureux de cette performance, cela nous rassure énormément. Elle a vraiment très bien terminé et c’était vraiment enthousiasmant. La gagnante était tenace mais je pense que Philomène est mieux sur cette distance. Nous allons la rallonger car c’est une pouliche qui a beaucoup de tenue. La dernière fois, elle n’était pas prête à affronter un Gr1 sur 1.600m même si elle a beaucoup de classe. Elle est issue d’une famille qui vieillit bien. Physiquement, je l’ai trouvée mieux aujourd’hui. Elle devrait encore progresser. Nous l’avons toujours adorée. Elle vient d’une superbe maison avec un super papier. Elle a beaucoup de choses pour elle et, en plus, elle est belle. Nous avons beaucoup de chance. » Henri Bozo (écurie des Monceaux) était très ému et nous a dit : « On est toujours un peu déçu d’être battu mais on ne peut pas ne pas être content après une deuxième place dans une course comme le Prix de Diane ! C’est une nouvelle deuxième place dans l’épreuve pour nous, après Chicquita (Montjeu), la sœur de Philomène, et Sistercharlie (Myboycharlie). Nous sommes associés dans la propriété mais même sans être propriétaire c’est, pour un éleveur, un sentiment indescriptible que de vivre cela. Le frère âgé de 2ans est à l’entraînement chez Aidan O’Brien. C’est une famille incroyable, qui nous a tant donné. »

André Fabre deuxième, troisième et sixième. Les pensionnaires d’André Fabre se sont très bien comportés dans le Diane. L’entraîneur voit Philomène se classer deuxième, devant une autre de ses pensionnaires, Burgarita, qui, avec deux sorties au compteur, était peut-être encore un peu tendre pour cette course et devrait être mieux sur plus long. Harajuku (Deep Impact) est sixième tout près, faisant illusion pour mieux à mi-ligne droite. Sur Burgarita, son jockey, Maxime Guyon, nous a dit : « Pour une troisième course, c’est une magnifique performance. Elle n’est pas encore très endurcie. Elle court vraiment top aujourd’hui. » Sur Harajuku, Alan Cooper, qui manage les intérêts de la famille Niarchos, nous a dit : « Elle a très bien couru. À 200m du but, on y a cru. Elle termine sixième mais n’est pas à plus d’une longueur et demie de la gagnante. Après sa victoire de Gr3, nous sommes donc très satisfaits de la voir à l’arrivée de ce classique. »

Sibila Spain, des raisons de continuer à rêver. Sibila Spain a été exemplaire dans le Diane, faisant un effort en partant et portant le poids de la course. La Yeguada Centurion et son entraîneur Christopher Head peuvent continuer à rêver avec elle… Christopher Head, dont c’était le premier partant dans le Diane, nous a dit : « La stratégie de course était parfaite car la pouliche a vraiment eu une très belle course. Aujourd’hui, nous avons vraiment pu voir sa qualité au très haut niveau. C’est assurément une pouliche qui a les moyens d’évoluer. Elle est encore jeune, d’autant plus qu’elle n’a pas couru à 2ans. Sibila Spain va progresser sur cette course. Il est évident que son numéro de corde n’était pas un cadeau et peut avoir joué en notre défaveur, notamment sur sa fin de course. Pour la suite de son programme, nous allons en discuter avec ses propriétaires. Nous voulons toujours gagner, mais sa quatrième place est tout de même excellente. »

Un bisou pour Rougir. L’équipe du haras de la Gousserie a dû encore vibrer ! Quinze jours après la deuxième place de Sealiway (Galiway) dans le Jockey Club, Rougir prend la cinquième place du Diane. Son entraîneur, Cédric Rossi, nous a dit : « On a vu aujourd’hui qu’elle faisait la distance. Elle a passé le cap de 2 à 3ans mais nous le savions, car elle a été malheureuse cette année. Dommage qu’il n’y ait pas eu plus de rythme. Son jockey m’a dit qu’il n’avait pas réussi à l’arrêter après la course ! C’est super, c’est une crack. Quand tout se passera vraiment bien, on en gagnera une belle. C’est une pouliche de caractère, une vraie dame. Elle peut aussi bien être calme qu’énervée. Elle a le mental d’une championne. Je ne sais pas ce que je vais faire avec elle ; je vais lui faire un bisou, pour commencer ! »

Khalidiya à revoir

Très en vue, Khalidiya (Oasis Dream) conclut avant-dernière mais la pouliche n’est certainement pas à condamner sur cette tentative – comme d’autres pouliches qui ont pas mal souffert de la chaleur ambiante. Nemone Routh, manager de Son Altesse l’Aga Khan, a indiqué : « La pouliche a beaucoup d’abattage et le déroulement de la course ne l’a pas avantagée. Elle n’a pas encore suffisamment d’expérience et n’est pas assez maniable pour une telle course. »

https://www.jourdegalop.com/Media/Jdg/Documents/JOAN-OF-ARC.pdf

La meilleure poulinière d’Europe ? À l’âge de 16ans, You’resothrilling (Storm Cat) a un bilan absolument parfait : sept partants pour sept gagnants. Mieux encore, les sept sont montés sur le podium d’un Gr1 et trois sont lauréats classiques. C’est hors normes. Tout a commencé avec Marvellous (Galileo), gagnante des 1.000 Guinées d’Irlande (Gr1), puis mère de Fort Myers (War Front), troisième des Railway Stakes (Gr2). Vient ensuite Gleneagles (Galileo), meilleur 3ans de sa génération en Europe. Il a notamment remporté les 2.000 Guinées d’Irlande, les National Stakes, les St James’s Palace Stakes et les 2.000 Guinées (Grs1). Officiant à Coolmore, il a donné son premier gagnant classique cette année avec Novemba (2.000 Guinées allemandes, Gr2).

Le troisième partant de You’resothrilling, Coolmore (Galileo), a remporté les Weld Park Stakes (Gr3) à 2ans. Elle est placée de Gr1 aux États-Unis sur le gazon.

Taj Mahal (Galileo), quatrième partant de You’resothrilling, s’est classé deuxième des Secretariat Stakes (Gr1). Il fait la monte au haras de la Haie Neuve et ses premiers produits sont foals. Viennent ensuite Happily (Galileo), gagnante des Moyglare Stud Stakes (Gr1), Vatican City (Galileo), deuxième des 2.000 Guinées d’Irlande (Gr1) et… Joan of Arc !

Issue d’une propre sœur de Giant’s Causeway. You’resothrilling était elle-même une très bonne pouliche, avec de la vitesse, soit le type que Coolmore aime présenter à Galileo (Sadler’s Wells). À 2ans, elle avait remporté les Swordlestown Stud Sprint Stakes (Gr3, 1.200m) et les Cherry Hinton Stakes (Gr2, 1.200m). La deuxième mère était une jument de fer. Mariah’s Storm (Rahy) avait en effet remporté 10 courses aux États-Unis, dont les Arlington Washington Lassie Stakes (Gr2, 1.600) sur le dirt à 2ans et le Budweiser Turfway Park Breeders’ Cup Handicap (Gr2, 1.800m) sur le dirt à 4ans. Mariah’s Storm est placée de Gr1 sur 1.800m sur le sable.

Et la jument de fer a donné un cheval de fer : Giant’s Causeway (Storm Cat). Meilleur 3ans européen, il a remporté les Juddmonte International Stakes, les Eclipse Stakes, les Champion Stakes, les St James’s Palace Stakes, les Sussex Stakes et le Prix de la Salamandre (Grs1). Giant’s Causeway a produit 341 black types !

You’resothrilling est la deuxième mère de deux autres étalons, Decorated Knight (Galileo), stationné à l’Irish National Stud et qui a déjà donné un gagnant avec ses premiers 2ans. Mais aussi Storm the Stars (Sea the Stars), étalon au haras de Rosières-aux-Salines. Il est lui aussi représenté par ses premiers 2ans cette année. La troisième mère, Immense (Roberto), avait gagné deux fois à 2ans avant de gagner un Gr3 sur 1.800m à 3ans. Elle a produit Panoramic (Rainbow Quest), gagnant du Prix d’Harcourt (Gr2) puis bon étalon d’obstacle en France. Une autre femelle de cette souche a été nommée en l’honneur de Jeanne d’Arc : Jehannedarc (Montjeu), deuxième des Lillie Langtry Stakes (Gr3) !

Galileo. Encore. Toujours. Le chef de race de Coolmore a déjà donné 550 black types, dont 227 gagnants de Groupe. En Europe, Galileo a produit 40 lauréats classiques (labélisés Gr1). Une performance sans équivalent. Joan of Arc est sa deuxième gagnante du Diane (après Golden Lilac). 

 

 

 

Northern Dancer

 

 

Sadler’s Wells

 

 

 

 

Pax Bella

 

Galileo

 

 

 

 

 

Indian Rocket

 

 

Urban Sea

 

 

 

 

Gooseley Lane

JOAN OF ARC (F3)

 

 

 

 

 

 

Storm Bird

 

 

Storm Cat

 

 

 

 

Terlingua

 

You’resothrilling

 

 

 

 

 

Rahy

 

 

Mariah’s Storm

 

 

 

 

Immense

LES CHRONOS

TEMPS PARTIELS

Du départ à 1.000m : 1’07”34

De 1.000m à 600m : 26”47

De 600m à 400m : 11”91

De 400m à 200m : 11”41

De 200m à l’arrivée : 11”93

Temps total : 2’09”06