Prix de Diane J+2 : Ce que nous apprennent les données du tracking

Courses / 22.06.2021

Prix de Diane J+2 : Ce que nous apprennent les données du tracking

Le tracking du Prix de Diane Longines fournit des données objectives pour analyser la course. Dans les jumelles, nous avons vu un manque de train, une incidence forte des places à la corde, des écarts très faibles à l’arrivée… Tous ces éléments sont renforcés par l’étude des chiffres.

• Le parcours sans accroc de Joan of Arc

Ioritz Mendizabal a donné le meilleur des parcours à Joan of Arc (Galileo). La pouliche, qui s’élançait de la stalle 5, n’a jamais été vue plus loin qu’à la troisième place. Neuf pouliches sont allées plus vite qu’elle dans les 600 derniers mètres, mais elles avaient du chemin à refaire. Si l’on se concentre sur les derniers 400m de course, sept pouliches ont fait mieux que les 23”26 de la gagnante. Enfin, des 400 aux 200m, quand les écarts ont tendance à se creuser, dix pouliches sont allées plus vite. La conclusion est sans appel : le parcours a eu une influence considérable et, pour gagner dimanche, il fallait être tout près de la tête…

• Un train qui ne permet pas la sélection

Si la position dans le parcours a joué un rôle prépondérant, c’est que le train imprimé par Sibila Spain (Frankel) a été peu sélectif. La pensionnaire de Christopher Head a mis 13”33 pour aller des 800 aux 600 derniers mètres. À titre de comparaison, Normandy Bridge (Le Havre), qui a mené dans le Qatar Prix du Jockey Club, a parcouru cette portion en 13” ! Il était aussi allé plus vite des 1.000 aux 800m (12”39 contre 12”95), sachant que les 1.000 premiers mètres de course, quand Sibila Spain a dû faire un effort pour se porter en tête, ont aussi été parcourus calmement (1’07”41 contre 1’05”03 chez les mâles du Jockey Club). Difficile donc d’imaginer qu’elle a brûlé de l’énergie à ce moment-là…

• Philomène, retour de l’enfer

Les meilleurs partiels des 400 aux 200m sont à mettre au crédit de Philomène (Dubawi), qui les a couverts en 22”79. Une seule autre pouliche est descendue en dessous des 23” : il s’agit de Sweet Lady (Lope de Vega), flashée en 22”94. Philomène et Sweet Lady n’avaient pas un numéro de corde impossible (8 pour la première, et 4 pour la seconde). Mais, au fil du parcours, elles ont rétrogradé. Partie en sixième position, Philomène s’est retrouvée à la douzième place à l’entrée de la ligne droite, quand Joan of Arc était dans le sillage de Sibila Spain. Sweet Lady était quant à elle en onzième position, et elle conclut à la huitième place, mais à moins de deux longueurs et demie de la gagnante.

• Burgarita et Incarville, victimes de leur numéro de corde

S’élançant de la stalle 14 et de la 18, Burgarita (Sea the Stars) et Incarville (Wootton Bassett) ont parcouru respectivement 4,77m et 6,22m de plus que la gagnante. Si l’on traduit ces mètres en longueurs (une longueur mesurant 2,56m), on arrive à 1,86 longueur et 2,43 longueurs. La pensionnaire d’André Fabre accuse un retard de moins d’une longueur au passage du poteau, alors que celle de David Saga a moins de deux longueurs et demie…