Diablotine forfait dans le Robert Papin : la colère de son entourage…

Courses / 19.07.2021

Diablotine forfait dans le Robert Papin : la colère de son entourage…

Dimanche, en se rendant au départ du Darley Prix Robert Papin (Gr2), Diablotine (Kodi Bear) n’a pas donné satisfaction à son partenaire, Mickaël Barzalona. Ce dernier a indiqué aux commissaires de France Galop que la pouliche avait changé de jambe lors de son canter et qu’ensuite, elle s’était montrée boiteuse avant de rentrer dans les stalles de départ. Hubert de Nicolaÿ est revenu sur la chronologie de cet événement : « Mickaël Barzalona a souhaité me parler après le canter d’essai, car il trouvait la pouliche un peu raide. Comme la pouliche est  comme ça d’ordinaire, je l’ai rassuré en lui disant que cela pouvait être plus prononcé sur un terrain plus léger. C’est une pouliche qui a toujours eu besoin de s’échauffer. Pour être tout à fait honnête, Diablotine était exactement dans la même configuration que lors de sa victoire, dans le Prix des Rêves d’Or - Jacques Bouchara (L), à Vichy. Peu importe le niveau de compétition, jamais je n’aurais emmené courir un cheval qui n’est pas apte à défendre ses chances ! Après notre conversation téléphonique, Mickaël Barzalona est remonté sur la jument car je lui avais demandé de me faire confiance et qu’il n’y avait aucun souci. C’est à ce moment précis que le vétérinaire de France Galop a fait son apparition. Ayant regardé ma pouliche sur les écrans de l’hippodrome, à aucun moment et comme tout le monde, je n’ai constaté une quelconque anomalie. Après son forfait, lorsque que je l’ai récupérée, ma pouliche n’était absolument pas douloureuse. Je n’ai d’ailleurs reçu aucun commentaire de la part du vétérinaire sur le comportement de ma pouliche. Lundi matin, elle a travaillé et elle était comme tous les jours… Diablotine a toujours eu quelques petites raideurs depuis qu’elle est née. J’ai dû recevoir plus de trente appels depuis le début de la matinée. Tout le monde est dans le flou, c’est inadmissible. Sans me demander mon avis, on déclare une pouliche non partante, je trouve ça scandaleux ! Je ne vous cache pas que je suis très remonté. Pourquoi n’ai-je pas eu directement affaire au vétérinaire ? Au moment de l’explication chez les commissaires de courses, on n’osait à peine me regarder dans les yeux… ! J’ai donc préféré partir. On m’enlève une chance de courir un Gr2 avec une très belle allocation. En toute franchise, je ne compte pas en rester là. »

… Et la position de France Galop

Amaury de Lorgeril était secrétaire des commissaires de France Galop dimanche à Deauville. Il nous a expliqué : « Mickaël Barzalona a senti la pouliche boiteuse au canter. C’est à sa demande que la vétérinaire de service a été appelée derrière les stalles de départ. Le temps qu’elle arrive, il a appelé l’entraîneur par le biais de l’un des starters. L’entraîneur lui a dit que pour lui, tout était normal. La vétérinaire est ensuite arrivée et a diagnostiqué une boiterie de l’antérieur gauche. Elle a pris sa décision et a déclaré que la pouliche n’était pas apte à courir. Un certificat vétérinaire est d’ailleurs joint au procès-verbal de la course. Nous, en tant que commissaires, nous ne pouvons faire autre chose que nous ranger à la décision de la vétérinaire, chef de service du G.T.H.P., qui met en jeu sa responsabilité. Imaginez que la pouliche ait couru et qu’elle se soit fracturé une jambe ? Je comprends le désarroi de l’entourage de Diablotine, mais nous ne pouvons aller contre la décision d’une vétérinaire, qui est intervenue, de surcroît, à la demande du jockey ! »